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Pourquoi l'actuelle usine d'incinération des déchets de Monaco est obsolète et polluante?

Destiné à remplacer l’usine d’incinération de Fontvieille, le projet du futur centre de tri et de valorisation des déchets ambitionne d’être moins polluant et d’alimenter en énergie tout l’Ouest de la Principauté. L’actuelle usine de valorisation énergétique (UVE) dite "d’incinération" est grandement vieillissante et émet beaucoup de gaz à effet de serre.

Thibaut Parat Publié le 24/01/2022 à 05:07, mis à jour le 24/01/2022 à 13:49
L’usine de valorisation énergétique (UVE) dite « d’incinération » a été mise à feu en 1980 dans le quartier de Fontvieille. Photo Monaco-Matin

Ce n’est un secret pour personne, l’actuelle usine de valorisation énergétique (UVE) dite "d’incinération" est grandement vieillissante.

Maintenir en activité cette structure vitale, mis à feu en 1980 au cœur du quartier de Fontvieille, nécessite une copieuse enveloppe budgétaire: 42 millions d’euros pour la période 2018-2030, selon un document transmis aux autorités et aux conseillers nationaux lors de la présentation de l’installation "Symbiose" qui lui succédera.

"En plus du coût de traitement normal, précise François Grosse, directeur du projet "Stratégie circulaire et bas carbone 2050" à la SMEG. Il ne s’agit pas seulement de la faire tourner 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, mais d’assurer une bonne sécurité de son fonctionnement, en termes de fiabilité. Ainsi, on minimise les risques d’incidents qui obligeraient à interrompre l’usine pendant plusieurs mois."

Un scénario inenvisageable au regard du tonnage de déchets monégasques à éliminer et valoriser en énergie.

Un responsable des émissions de C02: le plastique

Autre gros point faible de l’usine, on l’a dit en préambule, c’est sa capacité à émettre des gaz à effet de serre qui, on le sait, provoque le dérèglement climatique. Et il y a un grand responsable à cela: 94% du C02 que l’UVE émet provient des plastiques présents dans les ordures ménagères du pays.

 

On estime à 5.000 tonnes de plastiques qui échappent, chaque année, aux collectes sélectives et se retrouvent parmi les déchets. "Il serait un peu injuste pour les Monégasques de dire qu’ils échappent au recyclage car une bonne moitié de ces plastiques proviennent de la collecte qui concerne les activités commerciales, les restaurants et les entreprises, avance François Grosse. Une bonne partie aurait pu être collectée dans les poubelles jaunes mais ne l’a pas été. On est jamais parfait en termes de tri."

Le futur centre de tri et de valorisation des déchets de Monaco ("Symbiose") sera capable d’extraire ces plastiques du flux des ordures ménagères.

Quant aux polluants résiduels autres que le CO2 (NOx, Dioxines et Furanes, métaux lourds, poussières, mercure…), la modernisation de l’usine, et du traitement de ses fumées, conduite au début des années 2010 a permis de diminuer leurs taux d’émissions.

"L’État dépêche un représentant qui contrôle tous les jours le niveau des émissions pour s’assurer qu’elles sont en deçà des normes européennes. Et les rapports le confirment", se félicite Thomas Battaglione, président délégué de la SMA.

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