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Romain Bardet, pour le plaisir sur le Roc d’Azur

Romain Bardet (Team DSM) s’est bien amusé. Sur la ligne d’arrivée, l’Auvergnat âgé de 30 ans, couvert de sable, arbore un sourire de cadet. Sur le mollet, les stigmates d’une chute, dont une plaie béante en est le meilleur témoignage. "Ça? Non ce n’est rien de spécial, je me suis un peu pris au jeu donc…", balaie le natif de Brioude.

La rédaction Publié le 10/10/2021 à 21:31, mis à jour le 10/10/2021 à 22:45
Romain Bardet a pris beaucoup de plaisir sur les sentiers du Roc d’Azur. (Photo Philippe Arnassan)

Bardet a découvert le Roc d’Azur en 2016, qu’il avait déjà traversé "pour le plaisir" et récoltait une place anecdotique (102e) sur le Roc marathon. Cette fois, le grimpeur a déboulé à Fréjus la veille au soir et bouclé les 49,8km du parcours (1430m de dénivelé positif) en onzième position, juste après une huitième place au Tour de Lombardie samedi où il est arrivé avec les favoris. Deux monuments du vélo en moins de vingt-quatre heures, sacré programme!

"C’était génial, j’étais noir dès le départ mais je me suis régalé, raconte-t-il, la voix éraillée. C’était vraiment cool de rouler avec Jordan (Sarrou) et Maxime (Marotte) dans les premières bosses. Ensuite, dans les descentes, j’ai fait l’élastique deux fois puis j’ai lâché, ça allait juste trop vite devant."

"Je ne pensais pas jouer devant"

"Il m’a dit: “Je le fais, je verrais bien car je suis encore fatigué de la course d’hier…", souffle Jordan Sarrou, deuxième hier (lire page précédente). Il l’a fait pour le fun, c’est un copain et c’était cool de rouler avec lui aujourd’hui. » Oui, Bardet s’est pris au jeu.

 

Ce matin, sur un vélo semi-rigide flambant neuf, le dauphin du Tour de France 2016s’est lancé dans l’aventure en aveugle, privé de reconnaissance. "Honnêtement, je ne pensais pas jouer devant aujourd’hui, a déclaré le vainqueur d’étape sur la dernière Vuelta. Au départ, je voulais faire la première bosse à fond et finir tranquille avec un copain, mais quand j’ai vu que j’étais dans les dix premiers, je me suis dit que j’allais continuer ma route. Je les ai retrouvés en descente, je les ai un peu doublés dans les montées mais bon, c’était juste pour me faire plaisir. Et c’était super. "

Bardet s’est distingué, bien sûr, dans les montées du Bougnon, notamment, dont l’ambiance lui a rappelé les cols du Tour de France. "Ce n’est pas facile, les premières bosses me convenaient bien, les pistes étaient dures et, sur deux, trois descentes, ça tapait un peu, c’était exigeant et fait pour ceux qui font des coupes du monde. Il n’y a pas de secret. Mais j’ai me débrouille bien mieux quand même qu’en 2016."

Cette dernière sortie, avant une pause sans vélo de quatre prochaines semaines qui va lui "faire du bien", lui a même donné des idées. En tout cas, il a pris son ticket. "On voit que c’est une très belle ambiance, j’espère revenir un peu chaque année, faire le Gravel Roc, parce que c’est vraiment une ambiance que j’aime."

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