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Polémique autour d'un panneau publicitaire à Cap-d'Ail

Mis à jour le 21/04/2015 à 20:40 Publié le 21/04/2015 à 20:12
La municipalité n'a pas accordé d'autorisation au publicitaire Vildéo pour implanter son panneau d'affichage. Du coup, elle plante un arbre devant pour le cacher !

La municipalité n'a pas accordé d'autorisation au publicitaire Vildéo pour implanter son panneau d'affichage. Du coup, elle plante un arbre devant pour le cacher ! Cyril Dodergny

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Polémique autour d'un panneau publicitaire à Cap-d'Ail

Non, vous n'avez pas été flashé ! Sur la Moyenne-Corniche, boulevard Rainier-III, au niveau de l'intersection de Cap-d'Ail, un panneau numérique, avec affichage digital, est installé depuis juillet 2014.

Non, vous n'avez pas été flashé ! Sur la Moyenne corniche, boulevard Rainier-III, au niveau de l'intersection de Cap-d'Ail, un panneau numérique, avec affichage digital, est installé depuis juillet 2014.

L'idée, plutôt novatrice, vient de la société monégasque Vildéo. L'administrateur, Jérôme Seignard, tient d'ailleurs à faire son mea culpa sur la luminosité de cette enseigne, qui pourrait surprendre un automobiliste, spécialement la nuit.

« Nous avons eu, en effet, un petit bug au démarrage de l'installation. C'est une technologie tout à fait nouvelle et nous sommes les premiers à l'exploiter. Mais aujourd'hui, c'est de l'histoire ancienne puisque le bug est réparé, et la luminosité est normale. »

Voilà qui est dit. Mais cette affaire de « flash » n'était que l'arbre qui cachait la forêt, ou plutôt le panneau publicitaire. Contactée, la mairie de Cap-d'Ail nous apprend qu'il y a un contentieux en cours, entre la municipalité et le publicitaire Vildéo.

Selon elle, celui-ci n'aurait pas respecté le règlement local de publicité.

Une audience au tribunal correctionnel de Nice va d'ailleurs se tenir le 12 mai prochain pour infraction au règlement local de publicité qui relève du code de l'environnement.

« La société Vildéo a fait une demande d'installation qui a été refusée, puisque sur cette zone-là, le règlement interdit un tel dispositif. Nous avons ensuite demandé l'enlèvement de ce panneau puisqu'il a été installé à la suite du refus », explique Me Cécile Martel, avocat de la municipalité de Cap-d'Ail.

23 000 euros d'astreinte

Depuis, les courriers et mises en demeure se sont succédé à l'encontre de cette société et, chaque mois, un policier municipal vient dresser un constat d'infraction.

« Il y a une astreinte financière fixée à 150 euros par jour et nous en sommes déjà à 23.000 euros. Il n'y a aucune discussion possible avec cette société qui ne veut rien entendre, d'où la véritable détermination du maire aujourd'hui. »

De son côté, Jérôme Seignard, administrateur de Vildéo, estime, lui aussi, qu'il y a un problème de communication, mais qui n'est pas de son fait : « Nous sommes dans l'obligation de rencontrer le maire pour avoir notre autorisation, et ce dernier n'a jamais voulu nous ouvrir sa porte. »

Son défenseur, Me Wagner, confirme : « La municipalité ne veut pas entendre que le règlement sur lequel elle se base pour le refus de cette installation est obsolète. C'est pourquoi nous avons, de notre côté, fait un recours au tribunal administratif pour excès de pouvoir. »

Autre objet du différend : afin de cacher en partie l'objet lumineux, la commune a planté un arbre sur la parcelle lui appartenant, située en contrebas du panneau publicitaire.

« Nous ne sommes pas censés ignorer la loi mais je pense que le premier magistrat non plus. Donc, lorsqu'il plante un arbre devant notre panneau publicitaire en janvier 2015, de plus de deux mètres de hauteur et à moins de deux mètres d'une propriété privée, ça aussi c'est illégal »,tempête Jérôme Seignard.

La propriétaire du mur n'a, quant à elle, pu être contactée. Mais selon Jérôme Seignard, cette personne n'a rien à voir avec ce litige. « Nous lui louons cet emplacement, donc c'est à nous d'être en accord avec la loi. »

Le tribunal tranchera.


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