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Les appartements et villas du futur quartier Mareterra à Monaco quasiment tous vendus

Les contours de l’extension en mer, qui sera livrée dans deux ans et demi, ont été dessinés ce mardi matin par Guy-Thomas Levy-Soussan, administrateur délégué du projet et invité de la Jeune chambre économique de Monaco. Un coup de projecteur a été donné sur les futurs logements de luxe, dont le plus petit a une superficie de 400 m2. Les prix, eux, sont gardés secrets.

Cédric Verany Publié le 22/06/2022 à 16:25, mis à jour le 22/06/2022 à 16:10
Les superstructures achevées des trois immeubles qui formeront la résidence "Jardins d’eau". Photo Jean-François Ottonello

La parole est franche. En répondant aux questions de la salle Guy-Thomas Levy-Soussan, a voulu tordre le cou à la petite musique qui dit que Mareterra sera un "ghetto pour riches". Même si sur le papier, les chiffres de ces prestigieux logements face à la mer peuvent donner le vertige. Sur les six hectares en cours de construction, seulement 140 appartements et villas sont en cours de construction.

"Le plus petit appartement fait 400 mètres carrés", précise Guy-Thomas Levy-Soussan. Et certaines surfaces des sept villas, dépassent les 3.000 m2. C’était dans le cahier des charges du projet. "Nous avions la volonté de proposer quelque chose qui n’existait pas à Monaco, où depuis vingt ans, de plus en plus de familles s’installent. Avant, on louait ou achetait un studio et on vivait à l’étranger. Désormais le modèle a changé. Des résidents s’établissent en famille et désirent des surfaces comme ils pourraient les trouver dans leurs pays d’origine. S’ils ont une maison de 800 m2 au Brésil, pourquoi vivre dans des appartements remembrés de deux fois 200 m2 à Monaco? Nous avons souhaité construire des logements pour des gens qui mettent les moyens et ne pouvaient pas bénéficier de résidences qui correspondent à leurs désirs et leur cadre de vie".

136 appartements déjà vendus

Et la formule a séduit. Contractuellement, la SAM Anse du Portier doit commercialiser la totalité des biens. Ce qu’elle a entamé au printemps 2020. Deux ans plus tard, il ne reste que quatre lots à la vente sur les 140. Un tour de force entouré d’un certain mystère sur les tarifs pratiqués. Dans l’audience de la JCEM ce mardi matin, un invité s’est hasardé sur cette question, évoquant un taux de 45.000 euros au mètre carré. "Il aurait fallu acheter à ce tarif", sourit Guy-Thomas Levy-Soussan, laissant présager que les tarifs sont supérieurs. Mais il s’est fixé une règle: "On s’interdit de parler de prix en dehors de notre salle de vente. Ce que je peux dire, c’est qu’on est dans le marché, ni trop cher, ni pas assez. Mais chaque unité est différente, un prix au mètre carré ça ne veut rien dire".

 

Ce deal se conclut entre la SAM et l’acheteur. Sans intermédiaire. "On parle à l’acquéreur, confirme l’administrateur délégué. Même les agents immobiliers n’interviennent pas dans la négociation. Quand on met autant d’argent dans un bien, nous voulons quelqu’un qui respecte et qui corresponde aux gens qui vont habiter dans ce quartier. On ne veut pas parler ni au bras droit, ni au bras gauche, mais à celui ou celle qui habitera le bien ".

Une démarche qui peut surprendre parmi cette clientèle qui fait souvent appel à des émissaires. "C’est pour ça que nous n’avons pas de clients du Moyen d’Orient, d’Asie et peu de Russes", confirme Guy-Thomas Levy-Soussan, ajoutant que le processus de sélection a été très rigoureux "pour essayer d’avoir les meilleures personnes en termes de résidence pour le quartier, pas des investisseurs".

La plupart des acheteurs sont des familles européennes en provenance d’Italie, de France, de Belgique, de Suisse, mais aussi une famille des États-Unis, et quelques Monégasques.

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