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Transdev remporte l'exploitation des TER Marseille-Toulon-Nice, première ligne privatisée en France

Les élus de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur ont entériné jeudi l'attribution de l'exploitation de la ligne ferroviaire Marseille-Nice au groupe privé Transdev à partir de 2025, mettant fin, pour la première fois en France, au monopole de la SNCF.

La rédaction Publié le 28/10/2021 à 10:46, mis à jour le 28/10/2021 à 11:52
La SNCF continuera d'assurer l'exploitation des lignes "Azur" incluant les liaisons entre Les Arcs/Draguignan et Vintimille (Italie), ainsi que Nice-Tende et enfin Cannes–Grasse Photo Patrice Lapoirie

Réunis en assemblée plénière, les élus de la région ont adopté à la majorité absolue la délibération proposée par l'exécutif régional visant à attribuer à Transdev la ligne TER Marseille-Toulon-Nice.

"C'est une étape historique et une première en France", s'est félicité lors de la présentation de cette délibération le président de la région, Renaud Muselier (Les Républicains), qui a promis grâce à cette mise en concurrence une amélioration des services pour les usagers avec un taux de ponctualité à "92% en 2025" ainsi qu'un taux d'annulation de 2%. En 2016, selon la Région, 20% des trains étaient en retard et 10% des trains étaient annulés.

Toujours selon la région, "le trafic sera doublé", passant de sept allers-retours quotidiens à 14, pour "un coût équivalent". Le contrat de concession de 10 ans est estimé à 870 millions d'euros.

Dès le 7 septembre, l'exécutif avait fait part de ce choix qui écartait l'opérateur public historique. En attribuant cette ligne TER, qui représente 10% du trafic régional en nombre de trains proposés, au groupe privé Transdev (filiale à 66% de la Caisse des dépôts), la Région est la première de France à mettre fin au monopole de la SNCF.

 

Un deuxième lot concernant l'exploitation des lignes "Azur" incluant les liaisons entre Les Arcs/Draguignan (Var) et Vintimille (Italie), ainsi que les lignes Nice-Tende et Cannes-Grasse dans les Alpes-Maritimes, était également soumis au vote. Seule en lice, la SNCF a conservé ce contrat estimé à 1,5 milliard d'euros, qui représente 23% du trafic régional.

"Ces mises en concurrences sont trop précipitées", a dénoncé le Rassemblement national, qui a voté contre cette délibération, estimant notamment que la sécurité renforcée au sein des TER, promise par la Région, n'était pas effective.

Aucun élu de gauche ou écologiste n'est présent au Conseil régional, la liste d'union de la gauche en lice au premier tour des élections régionales en juin ayant décidé de se retirer entre les deux tours, pour éviter la victoire potentielle du RN dans le cadre d'une triangulaire.

Le droit européen impose à partir de décembre 2023 une mise en concurrence du trafic ferroviaire pour toutes les régions.

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