Accusé de viol, Pierre-Charles Boudot perd son autorisation de jockey à la demande du Ministère de l'Intérieur

A la demande du Ministère de l'Intérieur, les commissaires de France Galop ont retiré au jockey Pierre-Charles Boudot, son autorisation de monter et de participer à des courses.

La rédaction Publié le 08/11/2022 à 19:05, mis à jour le 09/11/2022 à 10:19
Pierre-Charles Boudot. Photo AFP

On a souvent dit de lui que c'était le "plus grand jockey français de tous les temps" mais il n'exercera plus.

Selon le Parisien, les commissaires de France Galop ont retiré l’autorisation de monter au lauréat du Prix de l’Arc de Triomphe 2019. Le tout, à la demande du Ministère de l'Intérieur. 

Dans le bulletin officiel de France Galop en date du 8 novembre, les commissaires détaillent cette décision. Ils expliquent avoir été saisis le 28 octobre dernier, "par un courrier de la Division des Courses de la Direction Centrale de la Police Judiciaire, sollicitant, en le motivant, une suspension pour une durée maximale de six mois ou un retrait de l’autorisation de jockey" délivrée à Pierre-Charles Boudot. 

Toujours selon le bulletin disciplinaire, "les commissaires sont tenus de retirer ou de suspendre les autorisations, si le ministère de l’Intérieur maintient sa demande au vu des observations émises à l’occasion de la procédure contradictoire". 

 

Mis en examen pour viol 

En mai 2021, une enquête préliminaire avait été ouverte à la suite de la découverte d'une vidéo à caractère pédo-pornographique sur un téléphone du jockey star, avait annoncé à le procureur de Senlis. "Une enquête préliminaire est ouverte à la suite de la découverte d'un fichier contenant une vidéo présentant un caractère pédo-pornographique", avait détaillé le procureur de la République Jean-Baptiste Bladier.

Déjà visé par une première enquête pour viol, Pierre-Charles Boudot avait été mis en examen le 12 mai après la plainte d'une deuxième jeune femme pour des faits présumés remontant à février, en marge d'une réunion hippique à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes). Dans la première affaire, pour des faits présumés qui se seraient déroulés à Deauville en août 2015, il est placé sous le statut de témoin assisté.

Dans un rapport versé aux deux dossiers instruits à Senlis contre M. Boudot, que l'AFP a pu consulter, un expert mentionne "des images à caractères sexuels ou pornographiques" découvertes sur ses téléphones et note que "certaines de ces images sont susceptibles de présenter des mineurs". Ce rapport est issu de l'exploitation de trois téléphones du célèbre jockey. Interrogée par l'AFP sur les fichiers découverts, l'avocate de Pierre-Charles Boudot, Me Florence Gaudillière, avait déclaré que son client venait "d'être victime d'un piratage de son compte Facebook".

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