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PHOTOS. On vous emmène découvrir l'univers de Salvador Dali en Catalogne

Mis à jour le 20/05/2019 à 08:56 Publié le 20/05/2019 à 11:00
Ancienne cabane de pêcheurs, la maison de Portlligat devient l’antre de l’artiste dès les années 30.

Ancienne cabane de pêcheurs, la maison de Portlligat devient l’antre de l’artiste dès les années 30. Photo C.V.

PHOTOS. On vous emmène découvrir l'univers de Salvador Dali en Catalogne

Avant la grande exposition estivale, consacrée à Salvador Dali, qui s'ouvrira le 6 juillet au Grimaldi Forum, nous sommes allés sur les terres catalanes de l'artiste, à la découverte de son musée et de ses résidences.

C’est un petit paradis, vers la pointe du cap de Creus au nord de la Catalogne, le point le plus à l’est de l’Espagne. Dalí disait qu’il était chaque matin, le premier Espagnol à voir le soleil se lever, depuis un miroir face à son lit, reflétant le paysage extérieur. Bienvenue à Portlligat, son port d’attache. Sa résidence stable, où il a vécu et travaillé toute sa vie.

La fondation Gala-Salvador Dalí, ayant droit de toutes les possessions de l’artiste qui a légué son œuvre à l’État espagnol, a restauré cette maison à la fin des années 90 pour l’ouvrir au public. Un site essentiel pour comprendre le travail de l’artiste. Et son lien si particulier avec Gala.

Salvador Dalí avait élu cette petite baie balayée par la tramontane, entre terre et mer, sous une lumière naturelle irradiante comme son lieu de travail.

Ce hameau, à quelques encablures de Cadaquès, il l’avait choisi à la fin de sa jeunesse. Fâché avec son père qui le chasse de la maison de vacances, il s’installe dans ce cabanon de pêcheurs dans les années 30.

La piscine nichée dans une oliveraie.
La piscine nichée dans une oliveraie. Photo C.V.

Il en fera son cocon. Agrandissant les fenêtres qui encadrent presque naturellement le paysage visible depuis son atelier où il s’attelle toute la journée. C’est le cœur de cette maison biscornue, aux murs blanchis à la chaux, pleine de recoins et de terrasses gagnées sur la garrigue.

"Je ne peux peindre qu’ici" a-t-il souvent déclaré, désignant Portlligat comme le berceau de son œuvre.

En achetant plusieurs cabanons pour créer sa maison au bord de l’eau, Dalí en a fait une œuvre originale. Une maison qui concentre aujourd’hui toute l’iconographie de Dalí et de sa muse et compagne, Gala. La maison d’ailleurs était pensée pour deux habitants, eux et personnes d’autres. Même si quelques barbecues et grandes tables à dîner laissent imaginer de la convivialité.

Autour de l’atelier, c’est un étonnant cabinet de curiosité qui jalonne la maison. Un ours polaire empaillé et couvert d’armes et de bijoux accueille les visiteurs, face à un mythique fauteuil bouche - pièce la plus représentative de l’univers Dalí - recouvert d’un tissu fleuri.

À l’étage, deux lits à baldaquins sont placés côte à côte dans une mezzanine surplombant le salon. De partout, des objets, des souvenirs et des bouquets séchés d’immortelles qui parfument la maison.

À l’extérieur, alors qu’un œuf géant coiffe le toit d’un pigeonnier, l’extravagance est de mise au bord de la piscine. Bibendum Michelin, fontaines en bouteille de vins bon marché, cabine téléphonique. Le décor est kitsch et drôle. Beaucoup plus libre qu’au château de Pubol, au sud de l’Ampourdan, l’autre résidence du couple Salvador/Gala… ou plutôt de Gala seulement.

L’ours customisé qui accueille les visiteurs.
L’ours customisé qui accueille les visiteurs. Photo C.V.
L’atelier, pièce centrale, ouverte sur la mer.
L’atelier, pièce centrale, ouverte sur la mer. Photo C.V.
L’unique chambre à coucher de la maison de Portlligat, celle de Salvador et Gala.
L’unique chambre à coucher de la maison de Portlligat, celle de Salvador et Gala. Photo C.V.
Située dans le Cap de Creus, la maison de Portlligat est coiffée d’un œuf sur le toit. Fantaisie de l’artiste.
Située dans le Cap de Creus, la maison de Portlligat est coiffée d’un œuf sur le toit. Fantaisie de l’artiste. Photo C.V.

Dalí, en effet, offre ce château médiéval à sa dulcinée pour qu’elle en fasse son refuge, son havre de repos. Et le peintre ne peut s’y rendre que quand Gala lui envoie un carton d’invitation.

Pourtant le lieu respire l’esprit Dalí. Du trône qu’il imagine pour que Gala accueille ses visiteurs dans le vestibule, aux salles de réceptions où il cache les radiateurs… par un tableau représentant des radiateurs! Le royaume de l’absurde, où l’on voit même des éléphants sculptés se balader dans le jardin.

Pubol, ultime demeure du maestro est aussi celle de sa consécration. En 1982, Juan Carlos l’élève au rang de marquis de Pubol. Un titre honorifique créé par le roi d’Espagne pour honorer Dalí dans ce petit village d’une centaine d’habitants.

Dans le garage du château, dort encore sa Cadillac immatriculée en Principauté, souvenir de ses passages monégasques. Une voiture de collection, dans laquelle il ramena la dépouille de Gala, de Portlligat à Pubol, en 1982, pour l’enterrer dans la crypte du château.

Sa façon de lui offrir le repos éternel.

L’une des Cadillac de Dali, immatriculée à Monaco.
L’une des Cadillac de Dali, immatriculée à Monaco. Photo C.V.
Le trône dédié à Gala pour recevoir ses hôtes dans le vestibule du château de Pubol.
Le trône dédié à Gala pour recevoir ses hôtes dans le vestibule du château de Pubol. Photo C.V.

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