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"Une sécurité présente mais pas pesante" pour encadrer le 79e Grand Prix de Monaco

La Sûreté publique est sur tous les fronts, des entrées dans le pays – par la route, les airs ou les rails – aux rues de la Principauté... Pour que sport et fête puissent cohabiter sans accrocs.

Marie Cardona Publié le 28/05/2022 à 17:00, mis à jour le 28/05/2022 à 15:42
Plus de 400 hommes de la Sûreté publique sont mobilisés tous les jours pendant le Grand Prix, en plus des sociétés de sécurité privées et des équipes de l’ACM. Photo Jean-François Ottonello

"Avec l’engouement autour de la bataille des jeunes pilotes, le succès de la série Drive to Survive de Netflix et le cadre spectaculaire offert par Monaco, on assiste à un retour massif du public", assure le commandant principal Fabien Vachetta, adjoint au chef de la division de l’Événementiel et du cadre de vie de la Sûreté publique. Et il suffit de se promener autour du circuit pour le constater!

Plus de 400 hommes de la Sûreté publique, en coordination avec les forces de sécurité françaises (lire ci-dessous) mais aussi les sociétés de sécurité privée et les équipes de l’Automobile Club de Monaco, sont à pied d’œuvre pour faire cohabiter tout ce beau monde.

Tous les moyens de transport encadrés

Première étape: fluidifier les entrées dans le pays.

Autour de la gare d’abord, puisque les amateurs de sport auto ont bien compris l’intérêt de privilégier l’arrivée par le train pour éviter tout désagrément et profiter du spectacle. "Des contrôles sont effectués dans la gare et au niveau de ses trois sorties: galerie prince Pierre, boulevard de Suisse et au niveau du bas de la rue Grimaldi", détaille le commandant principal Fabien Vachetta, qui rappelle que le port du masque reste obligatoire dans les transports en commun à Monaco. Une des dernières mesures sanitaires qui demeurent dans le pays.

 

Du côté des autocars, la Sûreté publique expérimente un nouveau dispositif cette année. "Une régularisation est mise en place au niveau de l’Allianz Riviera pour stocker ces bus pendant la journée."

Les véhicules déposent les passagers en Principauté le matin et repartent passer la journée sur le parking du stade de Nice. Objectif: désencombrer les rues de Monaco puisque ces véhicules étaient auparavant stationnés au niveau du parking des pêcheurs, du stade Louis-II et de la ZAC Saint-Antoine.

Les arrivées par les airs sont également surveillées avec un encadrement de l’héliport "où le trafic aérien est très soutenu".

Sans oublier les voies maritimes. Entre ce samedi et ce dimanche, huit bateaux de croisière sont attendus – "six au mouillage et deux à quai" – pour lesquels il faut gérer les flux de passagers.

Quelques règles de bonne conduite

La Sûreté publique veille également à ce qu’aucun comportement ne vienne troubler l’ordre public. Aussi, les propriétaires de grosses cylindrées qui espéraient pouvoir frimer en faisant vrombir leur moteur feraient bien de se raviser.

 

À l’instar des dispositions prises par le gouvernement en 2019, ceux qui confondront route et circuit verront leur bolide immobilisé pour une durée de 120 heures, soit 5 jours. "Nous avons déjà procédé à trois immobilisations, confie le commandant principal Vachetta. Les véhicules seront rendus à leurs propriétaires mardi prochain."

Et parce que le Grand Prix de Monaco rime aussi avec soirées, des règles élémentaires de bonne conduite sont à garder à l’esprit. "Nous faisons preuve de discernement et de tolérance pour que l’événement reste festif, sans que cela ne dépasse une certaine limite dans la consommation de boissons alcoolisées et de nuisances sonores."

Le millier de caméras de vidéosurveillance est là pour y veiller. Des caméras qui servent aussi à prévenir et réagir en temps réel à tout acte de petite délinquance. "Pour que le public puisse venir en toute sérénité à Monaco et que la sécurité soit présente, mais pas pesante."

En coordination avec la police nationale et les gendarmes français

Au fil des années, la coopération avec les forces de sécurité françaises est plus que rodée.

Du côté de la police nationale, 7 points de contrôle – répartis entre Roquebrune-Cap-Martin, Beausoleil et La Turbie – sont assurés pendant toute la durée du Grand Prix par les hommes du commissariat de Menton, avec le concours de la police municipale. "Nous sommes le deuxième cercle de sécurité qui encadre la Principauté", après celui de la Sûreté publique, résume le commissaire Abdel Bouzelmat.

Leurs missions? "Fluidifier les flux routiers, repérer les véhicules suspects et faciliter la circulation des secours en cas de déclenchement du plan rouge, si un accident venait à se produire."

Et le commissaire Bouzelmat de préciser: "Il faut être prêt, à tout moment, à inverser le sens de circulation afin d’évacuer au plus vite les victimes vers les différents hôpitaux".

Pour cela, la police nationale – tout comme la gendarmerie – dispose d’un effectif présent en permanence au PC de surveillance de la Sûreté publique pour communiquer en temps réel avec la vingtaine de policiers français mobilisés tous les jours sur le terrain.

Sur le territoire de Cap-d’Ail, en revanche, c’est la gendarmerie qui opère. "Une combinaison de cinq points de contrôle fixes et de services dynamiques est mise en place sur toute la commune, de la zone Marquet, à la Basse et la Moyenne corniche", détaille la commandante Isabelle Manceau, cheffe d’escadron de la gendarmerie de Menton.

Le dispositif, composé d’une cinquantaine d’hommes répartis sur les 4 jours, "monte en puissance chaque jour en fonction de l’affluence".

Il sera donc à son maximum pour la course dimanche "où l’on attend une affluence similaire à celle de 2019", rappelle la commandante Manceau, qui profite de l’occasion pour passer un message de prévention: "que les personnes qui ont choisi de venir assister au Grand Prix en voiture respectent le Code de la route et ne prennent pas de risques inutilement". Pour que la fête soit vraiment réussie.

L’entrée du parking du Monte-Carlo Country Club est le point de contrôle majeur du dispositif sécurité tenu par le commissariat de Menton. C’est aussi là que sont stationnées les monoplaces du championnat de Formule Régionale par Alpine. Photo archives Jean-François Ottonello.

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