Charles Leclerc avait mis le rouge Ferrari 24 heures plus tôt en dominant les deux premières séances d’essais libres.
Mais Red Bull venait de répondre du tac au tac grâce au Mexicain Sergio Pérez, détenteur du meilleur chrono du début de week-end (1’12’’476) signé durant le troisième et dernier roulage préparatoire, ce samedi.
Restait donc à savoir qui aurait le dernier mot au tournant des qualifications.
Et le poleman du 79e Grand Prix de Monaco est... Charles Leclerc.
Comme l’an dernier, le pilote monégasque de la Scuderia Ferrari a affolé le chrono. Sans fracasser sa monture dans un mur, cette fois...
Dans le money-time, c’est Sergio Pérez qui, au contraire, a commis l’irréparable au virage du Portier: tête-à-queue et choc brutal contre le rail juste devant la Ferrari de Carlos Sainz et l’autre Red Bull de Max Verstappen, coupées dans leur élan.
Sur un nuage, Leclerc, lui, avait déjà assuré l’essentiel. En 1’11’’376, il décroche sa 14e pole en carrière - autant que Verstappen -, la 5e cette saison.
Un brin en retrait jusque-là, Sainz (1’11’’601) offre le doublé à la Scuderia.
Derrière, Red Bull monopolise la 2e ligne où Pérez précède un Verstappen qui semblait en mesure d’améliorer son temps in extremis.
Côté Français, après un début de week-end décevant, Esteban Ocon retrouve le sourire. Présent en Q3 comme Fernando Alonso (7e), il prend la 10e place.
Pierre Gasly, lui, tombe de haut. Constamment dans la première moitié de la hiérarchie depuis la veille, le pilote AlphaTauri s’est égaré dans le trafic de la Q1: seulement 17e!
Maintenant, place à la course: 78 tours de force, d’adresse voire de magie, à boucler ce dimanche sur un fil et sans filet. Cinquante ans après la victoire d’anthologie signée Jean-Pierre Beltoise sous un déluge dantesque, il paraît que la pluie pourrait s’inviter à la fête afin de brouiller les cartes. Top départ à 15h.
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