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Covid-19: Olivier Véran alerte sur la possibilité d'une 4e vague "dès la fin juillet"

Alors que le variant Delta continue irrémédiablement de gagner du terrain dans le pays, le ministre de la Santé, Olivier Véran, s'inquiète sur l'évolution de l'épidémie de la Covid-19 en France.

La rédaction Publié le 05/07/2021 à 11:04, mis à jour le 05/07/2021 à 11:07
En baisse constante depuis le 13 avril, le taux d'incidence est reparti à la hausse fin juin. De quoi faire craindre l'imminence d'une 4e vague. Photo Cyril Dodergny

Voilà des semaines que les indicateurs sont en baisse et les discours rassurants. Au point de lever des restrictions sanitaires en avance sur le calendrier. Et puis patatras...

Depuis quelques jours, la circulation du virus est repartie à la hausse dans le pays. 

De façon modérée, certes: le taux d'incidence a regagné trois points dans les derniers jours de juin, après être retombé en dessous de 19 (début avril, au plus fort de la 3e vague, il dépassait 360).

 
Capture d'écran / Santé publique France.

La raison de ce rebond? La progression du variant Delta, plus contagieux et déjà majoritaire dans notre région (75% des cas dans les Alpes-Maritimes, 68% dans le Var).

De quoi faire craindre une 4e vague jusqu'ici imaginée à l'heure de la rentrée. Mais qui pourrait bien déferler sur la France à l'heure des chaleurs caniculaires et des plages bondées. C'est en tout cas ce que redoute le ministre de la Santé Olivier Véran, qui s'en est ouvert sur Twitter dimanche soir.

Cette 4e vague avait été évoquée la semaine dernière par le président du Conseil scientifique, l'instance qui conseille le gouvernement. Le Pr Jean-François Delfraissy, sur France Inter mercredi, l'avait jugée inévitable: "On doit se souvenir de l’été dernier. On était à des chiffres à peu près comparables fin juin 2020, et on a vu la deuxième vague arriver à partir du mois de septembre..."

Fin mai, grâce à un système de modélisation des données, l'institut Pasteur ne prévoyait pas de reprise épidémique pendant l'été, sauf en cas d'"émergence de variants" plus résistants aux vaccins ou à l'immunité conférée par l'infection, ou "plus transmissibles" que le variant britannique alors majoritaire en France. 

 

Alors que le variant Delta représente désormais plus d'un cas sur trois en France, on se dirige tout droit vers ce scenario.

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