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Il se venge de son ex-copine en lui expédiant de la coke

Mis à jour le 20/03/2015 à 09:04 Publié le 20/03/2015 à 07:11
La victime n'a pas assisté au procès, trop bouleversée par cette affaire.

La victime n'a pas assisté au procès, trop bouleversée par cette affaire. M.A.

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Il se venge de son ex-copine en lui expédiant de la coke

Pour rendre une fille amoureuse, il y a bien des pièges à éviter… Christian aura compris l'admonestation sévère du tribunal correctionnel après sa comparution pour dénonciation calomnieuse.

Pour rendre une fille amoureuse, il y a bien des pièges à éviter… Christian aura compris l'admonestation sévère du tribunal correctionnel après sa comparution pour dénonciation calomnieuse. Accompagnée d'une condamnation à six mois de prison avec sursis.

L'histoire de ce Franco-italien de 25 ans, qui vit à Menton, est celle d'un amour frémissant qui va tourner court. Le 15 décembre 2013, cet employé de banque à Monaco, éconduit, perd le contrôle. Décidé à se venger, il adresse un courriel anonyme au gouvernement princier pour dénoncer la prochaine livraison de produits stupéfiants par la Poste au domicile de son ex-copine. Quelques jours plus tard, il informe aussi la Sûreté publique et d'autres services administratifs de la Principauté. Le 27 décembre, il va jusqu'à signaler la réception du colis de cocaïne au domicile de la victime…

« Je voulais me marier avec elle »

À l'ouverture du paquet, la destinataire, très affectée, se rend chez les policiers. Les enquêteurs comprennent rapidement la situation et se mettent à rechercher l'auteur du cadeau empoisonné.

« Grâce à un appel émis à partir de votre téléphone portable, on remonte jusqu'à vous,indique le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle. Vous reconnaissez les faits et la relation avec cette jeune femme. Quand elle se rend compte que vous n'étiez pas trader à Londres avec un salaire mirobolant, mais étudiant à Milan, elle part. Vous n'avez pas arrêté de mentir. Sans compter tous les ennuis que la victime a dû supporter… »

Le prévenu baisse la tête et raconte : « J'ai mis ce stratagème en place afin de récupérer cette amie. Je ne pensais pas me faire attraper. Je regrette ce montage. J'avais l'intention de me marier avec elle, après… »

La représentante du ministère public, Alexia Brianti, évoquera « un plan digne d'un scénario machiavélique dans le but de nuire à son ex-compagne. Pour téléphoner, le prévenu se sert d'un logiciel pour déformer la voix. Pour envoyer les courriels, il utilise l'ordinateur de sa mère. Il préparait et organisait tout sur son lieu de travail. Ce personnage savait ce qu'il faisait. Il a même commandé trois fois des stupéfiants sur des sites Internet à destination de la jeune femme. Si elle avait eu peur de se rendre à la police, elle aurait pu être mise en cause. Et elle n'est pas présente à l'audience pour ne plus avoir le moindre contact avec ce monsieur… Pour cette peine de cœur qu'il n'a pas su maîtriser, vous le condamnerez à huit mois de prison ferme ».

« Affaire curieuse, s'exclame Me Gérard Baudoux, l'avocat de la défense, du barreau de Nice. Cet amour bancal un peu froid fondé sur le mensonge interroge. En amour, on ment toujours un peu pour être séduisant ! Et l'objectif était de reconquérir la belle. Le pervers ? Mon client n'en a pas le profil et il ne pouvait imaginer cette fille heureuse, dont il était éperdument amoureux, sans lui ! Il n'aura plus la possibilité de travailler dans la sérénité à Monaco. Il s'oriente d'ailleurs vers les milieux bancaires de Genève. Il s'est découvert ignoble. En détention préventive pendant un mois, il lui resterait sept mois à faire… Prononcez plutôt une peine assortie du sursis avec obligation de soin pour l'aider dans sa timidité… » Le tribunal a acquiescé.

 

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