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Les syndicats remontés devant La Poste Monaco

Mis à jour le 11/12/2015 à 05:09 Publié le 11/12/2015 à 05:09
Plusieurs dizaines de personnes, hier, autour de Giuseppe Boffa.

Plusieurs dizaines de personnes, hier, autour de Giuseppe Boffa. Jean-François Ottonello

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Les syndicats remontés devant La Poste Monaco

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées, hier devant le siège, pour demander le maintien en place du facteur Giuseppe Boffa. Une situation déjà solutionnée, selon la direction

Drapeaux, musique et coup de gueule. Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées, hier, devant le siège de La Poste Monaco au croisement des avenues Henri-Dunant et de l'Hermitage, pour soutenir le fonctionnaire Giuseppe Boffa (nos éditions des 28 novembre et 10 décembre).

« Sans aucune raison, le 13 novembre dernier, un brave facteur, exerçant son métier sans aucune faute depuis plus de 37 ans, a été muté. Pour quels motifs demandez-vous ? Aucun ! Aucun motif n'a été signifié à Giuseppe Boffa quand on lui a dit qu'il était nommé à la Poste de Cap-d'Ail », lance au micro Christophe Glasser, secrétaire générale de l'Union des syndicats de Monaco (USM), à l'initiative du rassemblement.

Il reprend : « Il est soupçonné, en septembre 2015, d'avoir lancé un arrêt de travail des facteurs qui sont exaspérés par leurs conditions de travail. Ils ont une peur bleue, on leur a d'ailleurs dit que s'ils sortaient dans la rue aujourd'hui (lire hier), ils repartiraient en France eux aussi… C'est inacceptable ! »

« Une vraie pression »

Présent dans l'assistance, ému aux larmes, Giuseppe Boffa, 57 ans, ne prend pas la parole en public. Quand on l'interpelle, il glisse simplement : « Je veux remercier les gens, ça me touche. Face à l'injustice de cette situation. »

Dans un courrier du 23 novembre dernier, la direction confirme en effet au salarié sa « nomination à La Poste de Cap-d'Ail à compter du 1er décembre ». Une mutation vécue par le facteur comme une « sanction injustifiée », puisqu'elle le priverait de 12 % de son salaire et de la perspective de terminer sa carrière à Monaco, où il est en poste depuis 37 ans. Une « sanction » tombée après diverses « tensions », dit-il. Et notamment son intervention auprès d'un collègue « victime d'un malaise alors qu'il venait de refuser d'effectuer du travail en plus ».

« À partir de là, estime Giuseppe Boffa, on m'a accablé de tous les maux. »

« Le 26 septembre, nous avons fait jouer le droit d'alerte, car ce facteur subissait une vraie pression », rapportent Florence Hugues, secrétaire générale CFDT 06, et Catherine Torcat, responsable syndicale CHSCT 06, venues soutenir le postier. Avec, également, des représentants de la CGT des Alpes-Maritimes. « Nous avons régulièrement des échos des agents, mais c'est la première fois que l'un d'entre eux va au bout. Parce qu'il n'en peut plus », ajoutent-elles.

« La direction a dit que la mutation était temporaire, quand on lit les courriers, on n'a du mal à y croire. Elle a commis une erreur et essaie de sauver les meubles », relance Christophe Glasser. « Notre rassemblement appelle la direction à la raison, nous demandons la réintégration de M. Boffa sans condition, poursuit-il. Notre rassemblement appelle également le gouvernement à être plus ferme pour faire respecter le droit des salariés et la dignité des personnes. »

« M. Boffa sait qu’il reste affecté à Monaco »

De l’avis de la direction de La Poste Monaco, la manifestation d’hier n’avait pas lieu d’être. « La Poste de Monaco est étonnée par le maintien aujourd’hui (lire hier), par l’USM, de la manifestation. En effet, depuis le 5 décembre, M. Boffa sait officiellement qu’il reste affecté à Monaco. Lorsque M. Boffa rentrera de congé maladie, il aura donc l’opportunité de reprendre les échanges avec ses managers là où il les avait rompus en quittant son entretien de recueil d’information. Le tout dans le respect des règles de l’entreprise et de celui de ses interlocuteurs. Il sera alors toujours postier à Monaco, sans mutation ni rétrogradation, contrairement à ce qui est avancé par l’organisation syndicale. Par conséquent, le maintien de cette manifestation est difficilement compréhensible car elle apparaît comme étant sans objet », regrette-t-on dans un communiqué.

« Cette situation est réglée », ajoute Jean-Luc Delcroix, directeur de La Poste Monaco.Quant aux accusations de pression ou d’intimidation, notamment pour la manifestation d’hier, le directeur dément : « C’est complètement faux.On n’interdit rien, ni aux agents ni aux cadres.Les personnes sont libres. Il faut savoir garder un certain recul, il n’y a pas de problème chez nous. »

« La Poste de Monaco est attachée à la cohésion de ses agents et à la solidarité qui sont indispensables pour continuer à offrir une excellente qualité de service », poursuit la direction.

Dans un communiqué, l’UNSA-Postes a, elle aussi, pris ses distances avec la manifestation d’hier : « Nous comprenons que M. Boffa ait eu des inquiétudes quant à son avenir, mais aujourd’hui, il nous semble que les réponses qui lui ont été apportées devraient le rassurer. (...) A l’UNSA-Postes, nous nous battons tous les jours pour faire respecter les droits de tous les postiers, qu’ils soient agents ou cadres supérieurs. C’est notre rôle de syndicaliste de dénoncer certaines pratiques qui ne seraient pas conformes à l’éthique, mais attention à l’acharnement et au syndicalisme anti-cadre… »

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