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Tout savoir sur les pilotes de la Scuderia Ferrari

Avant les qualifications du jour, focus sur l’un des duos de pilotes les plus jeunes de la grille de départ. Charles Leclerc et Carlos Sainz Jr., deux enfants bercés dans l’univers de l’automobile.

Kévin Sanchez Publié le 28/05/2022 à 13:33, mis à jour le 28/05/2022 à 15:41
Après les premiers essais, Carlos Sainz est aux avant-postes juste derrière Charles Leclerc, qui a dominé la première journée. Photos Jean-François Ottonello et Dylan Meiffret

Le sport automobile une histoire de famille

SAINZ. Lorsque l’on porte le patronyme de Sainz, on a le pilotage dans le sang. Un père double champion du monde des rallyes en 1990 et 1992 (26 victoires au compteur) auquel il faut ajouter trois succès sur le Dakar (2010, 2018, 2020), Carlos Sainz Senior est une légende dans son pays. Son oncle Antonio Sainz a également une petite expérience en pilotage de voitures de rallye.
Tout prédestiné à une carrière sur route, Carlos Jr a choisi la piste pour se faire un nom.
En débutant le karting à l’âge de 5 ans, son seul objectif était de devenir pilote de Formule 1. Mission accomplie.

LECLERC. Initié par son père Hervé ancien pilote de Formule 3 dans les années 80-90, Charles a été élevé au son des moteurs. Après avoir remporté la bourse du volant Avia 1985, Hervé Leclerc s'était illustré durant cinq saisons sur les pistes du championnat de France de Formule 3. Puis à domicile lors du Grand Prix de Monaco F3 qu’il termine à la 8e place en 1988. Sur la piste il côtoyait alors de grands noms comme Jean Alesi, Damon Hill ou Jacques Villeneuve. Très présent aux côtés de Charles pour le soutenir à ses débuts en karting, Hervé aura été un moteur pour son fils qui sans lui n’aurait certainement pas attrapé le virus du sport automobile.

L’accession dans le giron Ferrari

SAINZ. On pourrait la qualifier de surprenante à l’époque alors que Ferrari avait décidé de ne pas reconduire le contrat de Sébastian Vettel fin 2020. En signant un jeune pilote, l’écurie s’offre un vent de fraîcheur, même si le choix d’enrôler l’Espagnol fut longuement discuté. En cause le manque d’expérience du “fils de” dans les luttes aux avant-postes. Mais rapidement Carlos se montre aussi rapide que Charles comme avec les différents coéquipiers avec lesquels il a eu l’opportunité de piloter.

LECLERC. Pur produit de la Ferrari Driver Academy, il intègre l’école de pilotage en mars 2016, comme son mentor Jules Bianchi avant lui – décédé tragiquement des suites d’un accident survenu lors du Grand Prix du Japon 2014. Il est également nommé pilote de développement officiel de l’équipe Haas F1 Team motorisé par les Rouges en 2016. En brillant dans les catégories inférieures le Monégasque accède à la F1 toujours avec l’appui de Ferrari pour le compte de l’écurie Sauber. Puis l’année suivante en 2019, c’est le grand saut avec le cheval cabré.

L’expérience en Formule 1

SAINZ. Le Madrilène compte 146 départs en Grand Prix pour 9 podiums et un meilleur tour en course. S’il n’a encore jamais connu les joies du succès en F1, le pilote de la Scuderia était réputé pour sa capacité à éviter les embûches en course. Mais avec l’arrivée des nouvelles voitures Carlos est en difficulté. Avec 2 abandons déjà cette année en Australie et en Emilie Romagne, l’erreur n’est déjà plus permise s’il souhaite conserver ses chances au championnat. À Barcelone, il est également parti à la faute le privant d’un potentiel podium.

 

LECLERC. Arrivé trois saisons après son coéquipier dans la catégorie reine, Charles dispose d’une expérience logiquement moins importante mais des résultats bien plus probants. En 86 Grands Prix, il totalise déjà 4 victoires, 17 podiums, 13 pole positions et 7 meilleurs tours en course. Côté régularité c’est également mieux pour la Ferrari n°16 avec 15 abandons. Logique direz-vous avec un nombre de GP disputés inférieur mais si on regarde les pourcentages ils restent en faveur du Monégasque (17,44 % contre 19,86 % à Sainz).

La réussite en Principauté

SAINZ. Depuis 2015, l’Espagnol a toujours terminé dans le top 10 entre les rails de la Principauté. La 10e position en 2015 et 2019 reste à ce jour ses moins bons résultats. Pour sa première participation, le Madrilène avait réussi l’exploit de hisser sa Renault dans les points en partant depuis la 20e position. Preuve de son aisance sur le tracé monégasque. En terminant sur le podium l’année passée, nul doute que Sainz sera redoutable ce week-end et visera, si la Ferrari le lui permet, la plus haute marche du podium.

LECLERC. Bon niveau réussite on repassera surtout après l’épisode de l’année passée. Mais s’il y a bien un pilote qui connaît mieux que quiconque chaque recoin du tracé c’est Charles. Lors des trois qualifications qu’il a disputées il a terminé à deux reprises devant son coéquipier. Seule ombre au tableau, en 2019 lorsque Ferrari prend le risque de ne pas le renvoyer en piste en fin de Q1… la suite on la connaît.
Il va donc falloir conjurer le mauvais sort mais face aux Red Bull et son coéquipier, la tâche ne sera pas simple.

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