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Retour sur les 5 Grand Prix de Monaco les plus renversants

L’édition 2022 de l’événement monégasque nous a servi un scénario rocambolesque qui aura duré un peu plus de 3 heures. Il s’inscrit dans la lignée de ces GP complètement renversants.

Yann Douyère Publié le 30/05/2022 à 10:06, mis à jour le 30/05/2022 à 12:34
La pluie, partenaire officielle de Grand Prix spectaculaire depuis les années 1960. Photo Jean-François Ottonello et DR

Si la réglementation ne permettra sans doute pas d’aller titiller le record du plus long Grand Prix de l’histoire détenu par celui d’Allemagne en 2011 - 4 heures, 4 minutes, 39 secondes et 537 millièmes - le circuit urbain le plus célèbre du monde, fournée 2022, aura dévoilé un scénario improbable: des trombes d’eau qui auront retardé d’une heure le lancement des hostilités, deux départs derrière la voiture de sécurité, une monoplace coupée en deux, quatre Formule 1 se tenant à moins de quatre secondes dans les derniers tours... Reprenons notre souffle.

Barbant, le circuit de Monaco? Pas cette année. Et comme de nombreux autres avant lui, il était déjà, à peine le drapeau à damier agité, entré dans la postérité.

1982: Des abandons à la pelle

Le plus fou de l’histoire diront certains. D’autant plus quand l’issue imprévisible et dantesque se joue dans les tout derniers tours. Alain Prost roule vers son premier succès en Principauté quand, à deux tours de l’arrivée, le Professeur perd le contrôle de sa monoplace et abandonne. La tête de la course revient alors à Riccardo Patrese qui se retrouve en tête-à-queue au virage du Loews (Fairmont aujourd’hui) ce qui profite à ses trois poursuivants.

Mais là encore, des pannes d’essence à répétition contraignent ces trois pilotes à déclarer forfait. Mais alors, qui ira chercher la victoire? Riccardo Patrese, parti à la faute deux tours plus tôt. Si ce Grand Prix n’existait pas, il aurait fallu l’inventer comme qui dirait.

 

1984: Tonnerre de Prost

Pour la troisième année consécutive, la pluie s’invite en Principauté. Contre vents et marées, deux maîtres de l’asphalte tirent leur épingle du jeu : Alain Prost et un tout jeune pilote, Ayrton Senna. Mais les flots s’abattent fortement et en continu alors que le jeune rookie brésilien rattrape son retard sur le Français pas encore champion du monde.

Mais au 31e tour, coup de tonnerre ! Le directeur de course, Jacky Ickx, décide de stopper l’hécatombe. Une décision contestée, encore aujourd’hui, à l’avantage de Prost. Seule la moitié des points habituellement attribués seront décernés et le Professeur ratera, en fin d’année, la couronne suprême pour... 0,5 points. Karma souffleront les détracteurs.

1988: Senna... or not Senna

Une rivalité. Peut-être même LA rivalité de l’histoire de la Formule 1. Le Professeur face à Magic. Prost vs. Senna. Cette année, ils sont rivaux, au sein de la même écurie.

À Monaco, le Brésilien roule sur la concurrence. Un tour de qualification considéré comme l’un des plus beaux tours jamais réalisés dans la discipline reine. Cinquante secondes d’avance en course sur son coéquipier. 66 tours en tête.

Et puis le Portier et sa McLaren qui tape dans le rail. L’un des quinze autres abandons de cette édition. Senna boycottera les médias et son écurie pour rejoindre son domicile à pied.

 

1996: Olivier, le survivant

Dix-huit pilotes au départ. Trois verront le drapeau à damier. Un record, celui du plus petit nombre de monoplaces à avoir dompté le circuit de bout en bout détenu jusqu’ici par... Monaco en 1966 - quatre pilotes avaient alors franchi la ligne d’arrivée.

Schumacher en pole, out.

Damon Hill favori, out.

Alesi le mieux placé, out.

Et c’est finalement un Français de 29 ans qui finira par l’emporter, Olivier Panis. Sa seule victoire en carrière. Et la dernière en date pour un tricolore sur le tracé princier.

2016: Ricciardo, comme Leclerc 7 ans plus tôt

Plus qu’ailleurs peut-être, la victoire à Monaco peut se jouer dès le samedi. Pourtant, elle peut également vous échapper sur un fait de course, et plus particulièrement dans les stands.

 

Surtout quand votre stratégie est encore mise à mal par cette satanée pluie. L’exemple le plus récent date... d’hier. Et la roue de la malchance a cette fois sorti la boule numéro 16 de l’idole du pays Charles Leclerc.

Un crève-cœur qu’avait déjà vécu Daniel Ricciardo, alors leader de l’écurie Red Bull. Poleman du jour en 2016, l’Australien impressionne, comme Charles.

Personne ne semble en mesure de l’atteindre, comme Charles.

En tête de la course, son Team fait alors une erreur terrible à son entrée au stand pour un changement de pneus... qui ne sont pas prêts faisant perdre un temps considérable à l’homme de tête, un peu différent de Charles.

Mais la finalité reste la même, la victoire d’une vie qui s’échappe. Ricciardo prendra sa revanche deux ans plus tard. Alors, rendez-vous en 2024 Charles ?

Offre numérique MM+

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