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(Re)découvrez l'histoire de 5 virages mythiques du Grand Prix de Monaco

Du virage très scruté de Sainte-Dévote au départ à la dernière ligne droite qui consacrera le nouveau prince du circuit, focus sur ces virages bourrés d’histoires et d’hommages.

Yann Douyère Publié le 29/05/2022 à 12:30, mis à jour le 29/05/2022 à 12:30
Le virage du Fairmont Photos Dylan Meiffret et Jean-François Ottonello

Dix-neuf virages empruntés à 78 reprises, c’est ce qui attend les vingt pilotes engagés aujourd’hui sur le circuit monégasque, deuxième de l’histoire à avoir été parcouru par les Formule 1 en 1950. Des chiffres que les amateurs de la discipline reine ne connaissent que trop bien. Mais en creusant davantage, on découvre des histoires qui, à travers le temps, ont sacralisé le plus célèbre des tracés urbains. Une piste sur laquelle la moindre erreur peut être fatale et où les virages peuvent mener la vie dure aux champions de l’asphalte.

Le virage Fairmont

Le virage du Fairmont Photos Dylan Meiffret et Jean-François Ottonello.

Présent depuis la création du Grand Prix de Monaco en 1929, ce virage aura tout de même changé maintes fois de nom. S’il est connu pour son épingle qui est la plus lente de toute la saison, il est à l’origine indissociable de la gare de Monte-Carlo, inaugurée en 1869. Son nom est alors tout trouvé, ce sera le « virage de la gare ».
En 1958, le prince Rainier III réorganise la cité. Il souhaite récupérer des terres alors traversées par les voies de chemin de fer. Les projets sont lancés et en 1965, la gare est rasée. Huit ans plus tard, l’hôtel Loews est construit et baptisera de son nom le virage. Suivront les « virage du Grand Hôtel » en 1998 puis, en 2005, « virage Fairmont », du nom – là encore – de l’hôtel lui faisant face. À noter également que l’épingle arbore tout au long de l’année les couleurs rouge et blanche distinctives des vibreurs du circuit.

Le Tunnel suivi
de la Nouvelle chicane

La chicane du port après le tunnel. Photos Dylan Meiffret et Jean-François Ottonello.

C’est le seul véritable tunnel inscrit au calendrier de la saison. Et il apporte son lot de difficultés : le changement brutal de luminosité auquel les pilotes doivent s’acclimater, presque aveuglés à la sortie ; un terrain sec en intérieur et potentiellement trempé à l’extérieur en cas de pluie, puis un changement de vitesse considérable à l’approche de la nouvelle chicane, un des rares endroits privilégiés pour le dépassement... et où les incidents sont légion.
Alberto Ascari en 1955 et Paul Hawkins en 1965 finissent leur course dans la Méditerranée. Le malheureux Lorenzo Bandini ne sort pas vivant de son accident en 1967. Le loupé de Sergio Perez hospitalisé par la suite en 2011. Charles Leclerc, en 2018, qui s’écrase à l’arrière de la Toro Rosso de Hartley. Et tant d’autres. Un passage à surveiller même si, au gré des Grand Prix, la chicane a été remodelée à plusieurs reprises pour ralentir cette portion de la course.

Le virage du Tabac

Le virage du bureau de Tabac. DR.

Il est peut-être l’un des commerces les plus célèbres au monde dans l’univers du sport automobile. Niché dans un virage rapide et compliqué du tracé princier. Pour ceux, moins aficionados, le décor a également été le théâtre d’une scène d’un film Marvel – un combat entre Iron-Man et Blacklash. Une sorte de Leclerc/Verstappen sous stéroïdes. Pour les amoureux en revanche, c’est un lieu mythique qui fourmille de trésors témoins de l’histoire de la discipline reine : des clichés de Fangio, Schumacher ; Prost et Lauda ornent la bâtisse. Une photo dédicacée de Louis Chiron complète ces archives. Dans notre édition du 8 mars 2022, le propriétaire, Thierry Bauduin, confiait alors : « Bien sûr, le tracé du circuit a changé depuis. Jusqu’en 1972, les voitures passaient vraiment devant. Mais comme elles allaient de plus en plus vite, des travaux ont été nécessaires. » Mais le charme opère toujours.

Virage Louis Chiron

Le virage Louis Chiron. Photos Dylan Meiffret et Jean-François Ottonello.

C’est en 1997 que le premier « S » de la redoutable portion aux abords de la piscine est redessiné et baptisé Louis Chiron, du nom de ce héros local d’entre deux guerres – et l’un des créateurs du circuit par ailleurs. Une chicane qui n’était pas présente à l’origine du tracé. En effet, le gouvernement monégasque décidait de construire une piscine là où se tenait le départ du GP dans les années 1950 obligeant à redéfinir le parcours. À l’époque, les monoplaces longeaient le départ moderne, avant de prendre juste au-dessus de la Rascasse.
Aujourd’hui, c’est un endroit prisé des photographes notamment avec des pilotes qui changent de direction en flirtant avec les 200 km/h.

Virage Antony Noghès

Le virage Antony Noghès. Photos Dylan Meiffret et Jean-François Ottonello.

Le fondateur du Grand Prix avait bien le droit que son nom apparaisse sur le tout dernier virage du circuit. Autre clin d’œil, la statue de Juan Manuel Fangio qui y trône, pilote emblématique et à jamais le premier à s’être imposé dans les rues de la Principauté dans une course officielle du championnat de Formule 1.

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