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Mimi aux mains d'or au chevet des malades

Mis à jour le 15/02/2018 à 05:11 Publié le 15/02/2018 à 05:10
Mireille Michéa, entourée du prince Albert II et de Michel-Yves Mourou, radiologue, président du Conseil de la Couronne.

Mireille Michéa, entourée du prince Albert II et de Michel-Yves Mourou, radiologue, président du Conseil de la Couronne. Michael Alesi

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Mimi aux mains d'or au chevet des malades

Depuis deux ans au service de radiothérapie du CHPG, où elle rencontre entre 35 et 40 patients par semaine, Mireille Michéa propose ses services en soin de support

Notre Mimi nationale fait un travail remarquable ! » Invité à clôturer la 13e Biennale de cancérologie qui vient de se dérouler au Grimaldi Forum, le prince Albert II a soutenu chaleureusement l'action de Mireille Michéa que tout le monde au CHPG connaît sous le petit nom de Mimi. Depuis deux ans, la bénévole soulage les patients qui doivent subir un traitement par radiothérapie. Elle intervient au bout d'une chaîne de compétences qui œuvrent pour soigner les malades atteints de cancer.

« Il s'agit d'un soin de support », souligne le docteur Cécile Ortholan, chef de service en radiothérapie.

« Le magnétisme apporte de grands soulagements »

« Nous avons connu un avant et un après Mimi, ajoute Jean-Yves Michel, cadre de santé. Les patients la réclament ! » La position des médecins et du personnel soignant est claire : ce qui fait du bien au malade est bon pour lui. C'est ainsi que sont entrés l'hypnose et le toucher-massage pratiqués par deux manipulateurs.

Il s'agit de « faire rentrer d'autres soins de support pour améliorer le confort du patient. » Jean-Marie Romano, manipulateur et président de l'Association française du personnel paramédical d'électroradiologie (AFPPE), souligne l'importance d'« une relation de confiance, d'une prise en charge globale. Le patient doit être serein. Nous travaillons en synergie, dans un esprit d'ouverture. »

Mais que fait Mimi, chaque semaine, auprès de 35 à 40 malades ? « Elle atténue, dans de nombreux cas, les sensations de rougeur, note Jean-Yves Michel. Ses services sont proposés mais rien n'est obligatoire. Il ne faut pas confondre traitement et thérapie par les mains qui, elle, est une pratique non reconnue pas la médecine. »

Une chose est sûre : « Ça ne peut pas faire de mal. »

Devant le souverain et les spécialistes les plus pragmatiques de la Biennale de cancérologie, Mimi a fait sensation. « Le magnétisme apporte un grand soulagement. Ça ne s'apprend pas. C'est un don. Je réponds à une forte demande des patients qui sont, entre autres, en radiothérapie et souffrent de sensations de brûlure. J'appose les mains et arrête quand je ne reçois plus de chaleur dans les paumes. Grâce à la confiance accordée par le prince Albert II, nous avons pu faire rentrer la thérapie par les mains au CHPG. »

« J'étais couturière »

Mais Mimi, c'est d'abord un sourire resplendissant et un dynamisme formidable. Elle ne compte ni son temps ni ses heures pour soulager ceux le veulent. Sans rien demander en retour.

Arrivée en 2000 de Bourgogne avec son fils de 11 ans, elle ouvre l'atelier Mireille Couture avenue Saint-Michel. « J'avais habité la Principauté dans les années 80 ; un pays qui avait su m'accueillir à un moment où j'en avais besoin. J'étais alors ouvrière pour un atelier de couture puis pour une boutique. »

Le magnétisme, c'est un don qu'elle a découvert totalement par hasard. « Je m'en suis rendu compte il y a vingt-cinq ans. J'étais déjà couturière et je ressentais des picotements au bout des doigts. Je pensais que les tissus que je manipulais contenaient des substances allergènes. Je suis allée consulter un dermatologue et même un neurologue. Rien n'y faisait. Alors une cliente m'a emmenée voir un magnétiseur. Il m'a dit : "Vous avez un don dans les mains ; il faut vous en servir." »

Alors Mimi a appris à canaliser son énergie, à guider son magnétisme. « J'ai acquis progressivement de l'expérience. Au début, je ne savais pas quoi faire de ce "don". Et puis j'ai testé sur un jeune enfant qui venait de se brûler. C'est là que j'ai vu le résultat. Le lendemain, il n'y avait ni cloques ni douleur. Les doigts picotaient. Le fait de magnétiser les gens me guérissait de ses picotements et de la moiteur de mes mains. La brûlure, c'est le plus facile à traiter. »

Vingt-cinq ans plus tard, Mimi a acquis de l'expérience, à dompter les flux précieux de son magnétisme. « Je ressens quand les personnes sont malades. Ça picote dans les mains à l'endroit où est le mal. »

Aujourd'hui, Mimi est appelée partout et par tous. Et elle arrive toujours avec le même sourire. Avec une seule envie : celle de soulager.


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