“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Face au développement des nouveaux modes de transports, le gouvernement de Monaco affirme que "Toutes les options sont sur la table"

Mis à jour le 27/11/2019 à 08:42 Publié le 27/11/2019 à 09:00
"Interdire l’usage de la trottinette n’est plus raisonnable."

"Interdire l’usage de la trottinette n’est plus raisonnable." Photo Michael Alesi / Dir. Com.

Face au développement des nouveaux modes de transports, le gouvernement de Monaco affirme que "Toutes les options sont sur la table"

Le gouvernement princier a réuni tous les acteurs concernés par les modes de transport « doux » pour accélérer la transition vers une Principauté décarbonée, avec plus de sécurité et de fluidité sur les routes. Objectif : définir une nouvelle réglementation applicable en janvier 2020. Marie-Pierre Gramaglia et Patrice Cellario ont répondu à nos questions.

C’est le prince Albert II qui le dit: "On se félicite tous du succès de MonaBike, qui répond à une demande forte et repose sur un service efficace. Il participe aussi à réaliser notre objectif de réduire de 20% la circulation automobile à l’horizon 2030. Cela suppose une réelle prise de conscience de chacun sur ses déplacements. La voiture, tout le temps, n’est pas la solution. Les transports en commun, les vélos, la marche, sur un petit territoire, sont des modes à privilégier."

C’est tout l’enjeu de la grande réunion de concertation qui s’est tenue vendredi et qui débouchera sur une nouvelle réglementation, début 2020. Les deux conseillers-ministres concernés s’en expliquent ici.

Pourquoi cette concertation?
Marie-Pierre Gramaglia, conseiller de gouvernement-ministre de l’Équipement, de l’Environnement et de l’Urbanisme: La mobilité est une priorité à Monaco. Nous travaillons sur tous les moyens à mettre en œuvre pour améliorer la fluidité du trafic routier, intra muros et pour accéder à la Principauté. Le lancement de MonaBike, en juillet dernier, rencontre un succès tellement considérable que nous nous interrogeons aujourd’hui sur les nécessaires mesures de sécurité à prendre. Nous avons donc décidé de rencontrer différents acteurs et utilisateurs, afin de recueillir un très large éventail d’avis et de déterminer les mesures à mettre en œuvre. L’idée est de définir une politique nationale de mobilité qui convienne à notre territoire, ses rues étroites, son périmètre contraint.
Patrice Cellario, conseiller de gouvernement-ministre de l’Intérieur: On sent bien que tous ces nouveaux outils de mobilité douce, le vélo en premier lieu, mais aussi la trottinette qui fait son apparition sur l’espace public, ainsi que d’autres objets plus atypiques comme les gyropodes, posent des problèmes de partage de l’espace public avec les piétons.

La réflexion est donc large ?
M.-P.G.: Toutes les options sont posées sur la table. Sur les équipements à rendre obligatoires ou pas pour les cyclistes, sur les limitations de vitesse des vélos et des trottinettes, sur l’âge des utilisateurs, tout est ouvert. Le partage de la voirie, l’aménagement des voies de circulation, la possibilité ou pas pour les vélos de circuler dans les couloirs de bus, tout va être abordé de manière transparente afin d’étudier les avantages et inconvénients de chacune des mesures qui pourraient être mises en place. Celles que nous retiendrons devront répondre aux deux impératifs de mobilité et de sécurité.
P.C.: Pendant des années, on a conçu des villes autour de la voiture. Aujourd’hui, nous devons l’imaginer avec des outils alternatifs.

La trottinette reste pourtant interdite à Monaco…
M.-P.G.: Il faut que cela évolue.
P.C. : On sent bien qu’il faut en réguler l’usage. L’interdire n’est plus raisonnable. On se fait déborder par la réalité et c’est un outil de déplacement bien adapté à la taille de la Principauté. Nous devons mettre en place une régulation de cet usage. Cela fait partie de la concertation.

Avez-vous déjà verbalisé des utilisateurs de trottinette?
P.C.: Aucune contravention n’a été dressée pour ça.
M.-P.G.: Cet usage s’est imposé à nous en très peu de temps. On voit le développement dans le pays voisin. On doit très rapidement mettre en place une réglementation sur l’usage des trottinettes. On ne peut pas continuer à fermer les yeux.

Et les gyropodes?
M.-P.G.: Il n’existe aucune réglementation sur le gyropode non plus. Tous les modes de transports alternatifs devront être englobés dans une nouvelle réglementation.
P.C.: La vitesse de déplacement de ces objets sera à prendre en considération. Une trottinette ou un vélo se déplaçant trop lentement par rapport aux voitures est source de danger. Une trottinette ou un gyropode roulant trop vite sur des espaces partagés avec les piétons également.

Sur quoi va déboucher cette concertation?
M.-P.G.: Les discussions vont dessiner la future politique de la mobilité alternative en principauté de Monaco. On arrive sans idées préconçues. La concertation va aboutir à une réglementation qui sera rapidement mise en œuvre. Il faut aller vite.

Quand?
P.C.: Il faudrait que ce soit fait en début d’année 2020.

Cela nécessitera une loi?
P.C.: Non, c’est du texte réglementaire pour adapter le Code de la route.
M.-P.G.: La réglementation passera par une Ordonnance souveraine.

Invités à donner leur avis

Illustration
Illustration Photo Michael Alesi / Dir. Com.

Ils ont été invités à la réunion de concertation, vendredi à l’Auditorium Rainier-III: Michel Boeri, président de l’ACM ; Patrick Rinaldi, président de la Prévention routière monégasque ; Caroline Rougaignon-Vernin, présidente du Conseil économique et social ; Georges Marsan, maire de Monaco ; Roland De Rechniewski, directeur de la Compagnie des autobus de Monaco ; Stéphane Valeri, président du Conseil national – représenté par Guillaume Rose, Jacques Rit et Karen Aliprendi ; Nicolas Matile-Narmino, président de l’Union des commerçants et artisans de Monaco (Ucam) ; Edouard Doria, secrétaire de l’Union des cyclistes ; André-Philippe Pollano, président du Moto-Club ; Philippe Ortelli, président de la Fédération des entreprises de Monaco (Fedem) ; Frédéric Genta, délégué interministériel chargé de la transition numérique ; ainsi que des représentants de différents services du gouvernement (Intérieur, Sûreté, Jeunesse, Aménagement urbain, Prospective, équipement, finances…


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.