Elections nationales à Monaco: on vous présente 4 candidats de la liste de L'Union de Brigitte Boccone-Pagès

Les élections nationales vont faire rentrer au Conseil national de nouveaux visages. Premier tout d’horizon avec quatre colistiers de la liste de Brigitte Boccone-Pagès.

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Joelle Deviras Publié le 25/01/2023 à 12:55, mis à jour le 25/01/2023 à 13:56
De gauche à droite et de bas en haut: Maryse Battaglia, Nicolas Croesi, Mathilde Le Clerc et Christophe Brico Photos Jean-François Ottonello

Qui sont-ils? Alors que les Monégasques sont invités à voter le 5 février prochain dans le cadre des élections nationales, voici le début d’une série de portraits de quatre candidats de l’Union nationale monégasque - L’Union - peut-être parmi les plus discrets ou méconnus de la scène publique.

La benjamine de la liste de Brigitte Boccone-Pagès Mathilde Le Clerc, Maryse Battaglia et Christophe Brico se lancent pour la deuxième fois dans la course. Quant à Nicolas Croesi, c’est une première pour les élections nationales…

Pour respecter l’équité, une prochaine parution présentera quatre portraits de la liste de 14 candidats des Nouvelles Idées pour Monaco (NIM).

Maryse Battaglia. Photo Jean-François Ottonello.

Maryse Battaglia: "Une remise à plat du modèle social"

Trente ans d’enseignement, ça marque! Maryse Battaglia, 66 ans, mariée et mère de deux enfants, est aujourd’hui une jeune retraitée. Professeur certifiée d’économie et gestion, puis conseiller technique en charge de la Commission d’insertion des diplômés puis chargée des Affaires sociales au Cabinet de la présidence du Conseil national en 2018, elle se présente aux élections nationales pour la deuxième fois; mais cette fois-ci avec une vraie connaissance de l’institution.

Et si elle n’a pas été élue en 2008, elle est bien décidée à mettre les bouchées doubles en 2023. "Je serai à 200%!", promet-elle.

Pourquoi l’Union?

"Je connais Brigitte Boccone-Pagès depuis quarante ans. Elle est loyale, bienveillante, et sait être ferme."

Ses convictions

Investie dans le cadre associatif et reconnue pour son dynamique investissement et son dévouement dans le domaine éducatif et social, elle veut "revoir le système des bourses d’études pour éviter que l’aide donnée d’un côté soit reprise de l’autre", "moderniser la garde alternée pour que les droits soient les mêmes pour les pères et les mères", "harmoniser les pensions de réversion entre hommes et femmes", "défendre les nationaux quand il s’agira de ratifier un accord de négociation avec l’Europe qui est un sujet majeur pour l’avenir de Monaco".

Nicolas Croesi. Photo Jean-François Ottonello.

Une grand-tante, première femme élue

Nicolas Croesi n’a que 41 ans mais en est déjà à son quatrième mandat ! Non pas au Conseil national mais comme élu de la mairie depuis 2007. Sa grand-tante, Roxane Noat Notari, fut la première femme élue. S‘il est élu, il aura la double casquette de conseiller national et de conseiller communal durant quelques semaines (les élections communales ayant lieu les 19 et 26 mars en cas de second tour).

Diplômé d’un Master en management de l’EDHEC Grande École, Nicolas Croesi est agent immobilier. Il a contribué à la modernisation de la mairie, au développement des services en ligne et la mise en place de l’identité numérique, dispositif du programme Extended Monaco.

Aujourd’hui, il veut donner un nouvel élan à son engagement politique, relever un nouveau défi en se présentant aux élections nationales pour "influer sur les grandes lignes et les orientations politiques de l’État."

Pourquoi l’Union?

"Politiquement et humainement, l’Union fonctionne. Brigitte Boccone-Pagès a endossé le costume de présidente assez naturellement."

Ses convictions

"Comprendre les besoins et les attentes des Monégasques et regarder de très près le projet de loi de ratification des accords avec l’Union européenne en mettant dans la balance les avantages et les inconvénients."

Christophe Brico Photo Jean-François Ottonello.

Christophe Brico: "Le sens de la responsabilité"

On l’a vu aux côtés de Jean-Louis Grinda avec la liste Union monégasque en 2018. Le voici qui poursuit aux côtés du même mais avec l’Union - tout court - piloté par Brigitte Boccone-Pagès.

Christophe Brico, 48 ans, marié, est fonctionnaire, actuellement chargé des affaires économiques et financières au sein du cabinet du président du Conseil national. S’il est élu, il sera "à la disposition de l’Administration."

Engagé de longue date dans le débat public, il participe à des mouvements politiques monégasques depuis 2005. Il a été attaché parlementaire de Christine Pasquier-Ciulla entre 2006 et 2008, également candidate en vue des élections du 5 février prochain.

Pourquoi l’Union?

"J’ai rejoint le Conseil national et Stéphane Valeri en 2020 et mon poste est passionnant. J’ai énormément appris sur la réalité et le fonctionnement du Conseil national. Brigitte Boccone-Pagès sait être un porte-voix sur des questions fondamentalement difficiles, voire clivantes. De leur côté, Jean-Louis Grinda et Béatrice Fresko sont constructifs."

Ses convictions

Depuis la covid, Monaco a pris le sens de la gravité et de la responsabilité qui surpasse tous les clivages. Christophe Brico veut s’engager "pour la défense du pacte social et l’avenir des Monégasques dans leur pays."

Mathilde Le Clerc. Photo Jean-François Ottonello.

Mathilde Le Clerc: "Inciter les jeunes actifs à revenir"

Elle serait la benjamine du Conseil national si elle est élue. Mathilde Le Clerc, 31 ans, est diplômée d’un Master II en Droit et a été, depuis 2016, d’abord attachée parlementaire puis coordinatrice du groupe politique majoritaire au Conseil national.

Quand Stéphane Valeri, alors président du Conseil national, lui a proposé d’intégrer une liste qu’il commençait tout juste à élaborer, elle a dit « oui » tout de suite. Elle a alors décidé de postuler dans l’administration et est depuis ce mois-ci administrateur juridique au service des titres de la circulation.

Pourquoi l’Union?

"J’ai travaillé durant cinq ans avec Brigitte Boccone-Pagès et je la vois pleine d’énergie. Je me retrouve dans les idées politiques qu’elle porte avec conviction."

Ses convictions

"Monaco doit se servir de la transition numérique pour développer son économie. Mais il faut veiller à une transition à visage humain."

"Je souhaiterais des mesures qui incitent les jeunes actifs diplômés à revenir ici travailler. Aujourd’hui, certains ne trouvent pas leur place. C’est dommage de se priver de talents."

"Sur les négociations en cours avec l’Europe, nous avons besoin d’une vision d’ensemble. Si nos spécificités ne sont pas respectées, le Conseil national ne votera pas la ratification."

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