“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Le serveur indélicat bénéficie d'un vice de procédure à Monaco

Mis à jour le 19/10/2015 à 09:02 Publié le 19/10/2015 à 09:01
Le tribunal de Monaco.

Le tribunal de Monaco. Photo Michaël Alesi

Le serveur indélicat bénéficie d'un vice de procédure à Monaco

Un employé du Fairmont a comparu devant le tribunal correctionnel de Monaco pour le vol du réticule d'une cliente. Un vice de procédure annule la saisine du tribunal.

Un serveur qui ne rend pas service? Paradoxal! Et pourtant, cette situation existe si l'on se réfère à la dernière affaire évoquée au tribunal correctionnel.

Le 24 mai 2015, vers 18 h, une cliente de l'hôtel Fairmont pose son réticule de soirée sur une banquette afin d'avoir les mains libres pour s'adonner à une autre occupation.

Un instant plus tard, elle est surprise de ne plus retrouver sa précieuse pochette au même endroit. La victime, un peu affolée, alerte les services de sécurité du palace, puis les policiers.

Il jette le téléphone sur un banc

Pour le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, l'affaire relève tout simplement du vol. Au cours de l'enquête, en effet, un témoin désigne un membre du personnel.

C'est un jeune serveur italien de 29 ans. Mais quand il s'aperçoit de la tournure prise par son méfait, l'employé se débarrasse de la sacoche et de son contenu par "séquences".

Il déclare déposer la trousse de maquillage dans une jardinière et jeter le téléphone portable sur un banc…

Certes, la cliente de l'hôtel s'est réjouie de récupérer l'ensemble des objets conservés dans sa pochette. Sauf la coque du portable, d'une valeur de 200 euros, qui est introuvable.

Si le prévenu reconnaît les faits, il réfute avoir "conservé le moindre objet". Le procureur Alexia Brianti dédaigne cette rhétorique et montre une exaspération certaine.

"Monsieur profite de son poste dans un établissement luxueux de la Principauté pour voler. Certes, confronté aux témoignages d'autres serveurs, il s'est débarrassé en priorité d'une partie du contenu dans les toilettes… Cependant, il faut tout de même le condamner à une peine de huit jours d'emprisonnement avec sursis et 500 euros d'amende afin qu'il ne recommence pas."

Mais après en avoir délibéré, le tribunal ne prononcera aucune condamnation à cause d'un vice de procédure : l'oubli de viser dans la citation les articles du code pénal sur le vol. Ce qui a pour effet d'annuler la saisine du tribunal.


La suite du direct