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Il escroquait une pensionnaire âgée dans une maison de retraite à Monaco

Mis à jour le 02/11/2015 à 07:46 Publié le 02/11/2015 à 07:44
Le tribunal de Monaco.

Le tribunal de Monaco. Photo Michaël Alesi

Il escroquait une pensionnaire âgée dans une maison de retraite à Monaco

"Pour se faire prendre afin de se venger des pratiques de l'hôpital Princesse-Grace", un homme a dérobé et volé sans scrupule la carte bancaire et retiré plusieurs milliers d'euros sur le compte d'une résidente de la maison de retraite de la Condamine.

En se présentant à la barre du tribunal correctionnel, le jeune homme de vingt-cinq ans n'a aucun état d'âme devant les juges. Xavier a même de la jouissance dans le regard.

Visiblement, il paraît fier… Non seulement d'avoir dérobé la carte de paiement d'une pensionnaire âgée de la résidence "A Qietüdine" pour régler des achats sur Internet. Mais également d'avoir ponctionné son compte bancaire de plus de 40.000€ en falsifiant plusieurs chèques.

Des trophées? En quelque sorte! "Pour me venger de l'attitude du CHPG lors d'une affaire avec une stagiaire… Et faire passer le message", précise le malfrat.

Cela semble absurde. Il suffit de remonter au mois d'août 2014 pour s'en convaincre… La sœur d'une pensionnaire très âgée note quatre montants litigieux de 8.760€ à 12.760€ sur le relevé bancaire.

D'autres sommes font références à des paiements par carte sur le Web. La cadette alerte la maison de retraite puis la Sûreté publique. Les policiers font vite le rapprochement avec l'agent de service français, aujourd'hui sans profession ni domicile fixe. Il reconnaît immédiatement les faits.

Le président Jérôme Fougeras Lavergnolle veut connaître les raisons de l'escroquerie.

"J'avais besoin d'argent, répondra le prévenu. Alors je me suis rapproché de cette dame généreuse, pas totalement saine d'esprit.

- Comment êtes-vous rentré dans sa chambre et quand? demande le président.

- J'ai subtilisé le badge d'une employée qui était à mon ex-compagne à l'époque pour ouvrir la porte, à l'heure où la pensionnaire était au réfectoire. Mon but était de me faire prendre pour me venger des pratiques du CHPG.

- Ou plutôt de mener la grande vie avec montre Rolex à 5.000 €, voyages, vêtements griffés, restaurants gastronomiques, télévision, lecteur de DVD, four à micro-ondes, etc. Et même le règlement de factures EDF… Vous avez déjà été condamné et vous recommencez. Vous devriez vous faire soigner."

L'avocat de la partie civile, Me Alexis Marquet, est "effrayé, sidéré, devant ce délit odieux pour un mobile de rancœur. Il y a une volonté de nuire à la résidence " A Qietüdine " où la sécurité est le maître mot. D'ailleurs, si le prévenu n'avait pas bénéficié de complicité interne, il n'aurait pu commettre son méfait. Le CHPG se doit de réagir et constater un préjudice moral. Nous demandons 10.000 €."

Aucun doute pour le procureur Alexia Brianti: on est bien dans un acte prémédité.

"C'est intolérable! Inquiétant! Voilà un comportement délinquant qui va au-delà de la vengeance. Cet homme a déjà fait sept mois à la maison d'arrêt. Alors, une peine de neuf mois d'emprisonnement assortie du sursis, liberté d'épreuve et suivi psychologique me semble la mieux adaptée."

L'affaire a été mise en délibéré jusqu'au mardi 10 novembre.


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