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Déchets, eau, énergie... décrytage de la stratégie écologique et environnementale du Grimaldi Forum de Monaco

Mis à jour le 29/11/2020 à 19:51 Publié le 29/11/2020 à 19:49
Les panneaux solaires sur le toit sont une preuve concrète de la démarche environnementale du Grimaldi Forum.

Les panneaux solaires sur le toit sont une preuve concrète de la démarche environnementale du Grimaldi Forum. (Photo MC CLic)

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Déchets, eau, énergie... décrytage de la stratégie écologique et environnementale du Grimaldi Forum de Monaco

Le Grimaldi Forum de Monaco a confirmé son label ISO14001 qui vient certifier sa démarche et ses années d’efforts en faveur de l’environnement. Un vrai plus pour sa clientèle.

Elle n’est pas vraiment du genre à claironner sur tous les toits, Nathalie Paccino. Directrice des ressources humaines et responsable environnement du Grimaldi Forum, elle se définit comme "éternelle optimiste" et "adepte des petits pas". Car en matière d’environnement, elle est convaincue qu’il n’y a pas de petit résultat.

C’est sans doute ce qui a contribué à ce que le Grimaldi Forum obtienne pour la cinquième fois la certification iso14001. Dit comme ça, ça ne vous parle peut-être pas.

Alors, on a demandé à Nathalie Paccino ce que cela représente. Elle évoque un "symbole de l’amélioration continue de la politique environnementale" ou encore la démonstration d’une "chaîne de travail qui fonctionne de mieux en mieux".

Mais au fond, la vraie raison d’être de ce label, elle le définit très simplement au détour de deux informations techniques: "Ce qu’on déclare, en matière d’environnement, ça peut toujours laisser place aux interrogations. La certification pose les choses". Et pour les entreprises qui utilisent les locaux, c’est un vrai plus. C’est la garantie de travailler avec un partenaire qui ne fait pas que parler d’environnement, mais qui agit.

Et c’est exactement ce que l’on a pensé. Dire qu’on est écolo, c’est bien beau, mais en quoi ça consiste, quand on est un centre de congrès? Nathalie Paccino nous a expliqué sur trois exemples très concrets.

 Les déchets

Un centre de congrès, ça produit beaucoup de déchets. Il y a ceux qui sont produits par les services du centre en lui-même, et ceux qui sont produits par les événements qui s’y déroulent.

"Au début, il n’y avait que les poubelles grises, tout-venant. Au fil des années, nous avons mis en place le tri. Aujourd’hui, 100 % des déchets sont triés, et 50 % sont revalorisés. C’est-à-dire que la matière, comme le bois utilisé lors des expositions, est réutilisée pour fabriquer autre chose."

Depuis 2008, date de la première certification, le taux de tri a été multiplié par 2,5. "Aujourd’hui, notre défi, c’est de réduire les déchets à la source. Les installations de l’exposition Dali, par exemple, étaient recyclables à 70 %."

L’énergie

On n’y pense pas forcément, mais un centre de congrès c’est beaucoup d’ampoules. Vraiment beaucoup. 18.000. Et quand on passe de luminaires à très haute consommation, comme les halogènes, à des éléments très basse consommation, comme des LED, on a très vite des résultats impressionnants.

"Aujourd’hui, 84 % des ampoules sont à led ou à basse consommation. Il reste certains éclairages pour lesquels nous attendons une technologie satisfaisante, comme les éclairages de scène. Nous avons réduit la consommation de 35 %. Ça n’a l’air de rien, mais ça représente plusieurs millions de kilowattheures." À cela s’ajoute l’installation en 2019 d’une centrale solaire sur le toit du bâtiment.

"Nous consommons globalement moins aujourd’hui qu’à nos débuts, avec une activité plus importante", analyse Nathalie Paccino.

L’eau

Quand on a beaucoup d’étages, des kilomètres de couloirs, et des installations sanitaires un peu partout, le plus gros risque, ce sont les fuites silencieuses que l’on découvre en lisant la facture. "Nous avons installé de nombreux compteurs et sous-compteurs, et nous travaillons aujourd’hui avec des relevés quotidiens, comparés aux relevés des trois dernières années. S’il y a une micro fuite quelque part, en vingt-quatre heures, elle est repérée."

En plus de l’installation de chasses d’eau à débit différencié, et de robinets automatiques, la consommation d’eau est passée de 23 000 m3 en 2007 à 8 000 m3 en 2019. De nombreux autres points ont permis aux équipes du Grimaldi Forum, qui sont toutes impliquées par le biais d’un système d’" ambassadeurs green", d’atteindre ce résultat.

Mais Nathalie Paccino et son équipe ont toujours des perspectives d’amélioration: "Cela dépend des évolutions technologiques, et des innovations qui apparaissent en permanence. Cette semaine, dans le cadre de la Semaine de réduction des déchets, nous avons lancé un challenge interne sur les déchets numériques. Ils sont impalpables, mais tous ces documents numériques occupent de l’espace de stockage et de l’énergie."

On trouve toujours des pistes pour s’améliorer.

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