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INTERVIEW. Connaissiez-vous la passion de Jean-Pierre Foucault pour le Solex?

Mis à jour le 15/12/2017 à 18:54 Publié le 16/12/2017 à 09:00
Jean-Pierre Foucault présente, ce 16 décembre sur TF1, l'élection de Miss France.

Jean-Pierre Foucault présente, ce 16 décembre sur TF1, l'élection de Miss France. Philippe Dobrowolska

INTERVIEW. Connaissiez-vous la passion de Jean-Pierre Foucault pour le Solex?

Le célèbre animateur, qui présente ce samedi 16 décembre l'élection de Miss France sur TF1, a deux passions: les voitures de collection et les Solex ! Il vient justement de sortir un livre sur ces deux-roues. Il nous a parlé de ces drôles de passe-temps dans le magazine Week-End de Nice-Matin, mais aussi de sa carrière et de sa (presque) retraite.

Ici, tout le monde connaît Jean-Pierre Foucault. On a grandi avec lui en l’écoutant sur RMC. Le "vrai" RMC, celui de Foucault, Léon, Carole Chabrier, José Sacré... pas le RMC bla-bla d'aujourd'hui.
Même le Prince Albert a confié à Foucault que, jeune, il les écoutait lui et Léon. À la télé, personne n'a oublié L'Académie des neuf et, surtout, Sacrée soirée. Le "C'est votre dernier mot?" de Qui veut gagner des millions?, ou encore son rôle de maître de cérémonie pour l'élection de Miss France qu'il reprend une nouvelle fois ce samedi 16 décembre sur TF1.
Voilà pour le Foucault public. Mais le Foucault privé n'est pas différent: c'est un homme sympathique, drôle, charmant. Et passionné. Animé par deux passions: on connaît celle des voitures françaises de collection, mais il est aussi dingue de Solex.
Le premier, c'est sa mère qui le lui a offert. Aujourd'hui celui qu'il possède, il l'a acheté en 1989 lors d'une vente aux enchères au profit des Restos du cœur.
De cette passion, il a fait un livre pour lequel l'éditeur l'a gâté en réunissant une iconographie exceptionnelle. Jean-Pierre Foucault a écrit les textes et, comme il le dit, "c'est plus qu'un livre sur le Vélosolex c'est un livre d’Histoire".
Pour parler de ce livre mais aussi de lui, il nous a reçus dans sa loge à la Française des jeux, à Boulogne-Billancourt. Et on a pu le constater: Jean-Pierre n'a pas les boules, il a la pêche!

Quelle est l'origine du nom "Solex"?
Cela vient tout simplement d'un concours que les deux ingénieurs centraliens, Marcel Mennesson et Maurice Goudard, avaient lancé.
Ils avaient demandé à leurs familles de trouver un nom qui soit simple à retenir, qui soit joli musicalement et qui ne veuille absolument rien dire dans le monde entier.
Et c'est l'un des membres de leur famille qui, à l'époque, avait gagné dix francs-or en inventant ce nom. Qui ne veut donc rien dire.

Cette passion pour le Solex vous est venue comment? Quand?
Quand, à 14 ans, j'allais à l'école à Marseille avec mon vélo, je le rangeais sur des crochets pour éviter que le vent ne l'emporte et, un jour, un copain a eu l'audace d'arriver avec un vélo sans pédaler.
Il avait les deux pieds sur le repose-pieds, c'était un vélo qui avançait tout seul!
J'ai trouvé ça profondément honteux car, nous, on trimait avec le pédalier.
Et ce vélo c’était le Solex. Alors évidemment, avec d'autres amis, on a eu de cesse d'être comme lui, on a seriné nos parents pour qu'ils nous achètent cet objet magique qui, avant, s'appelait Bam ou bicyclette à moteur, avant de s’appeler Vélosolex.
Cet appareil qui était casse-gueule, moche, que l'on ne trouvait qu'en trois couleurs –noir, noir ou noir!– qui n'allait qu'à trente kilomètres heure, a eu un succès phénoménal puisqu'il s'en est vendu plus de huit millions d'exemplaires!

 "je suis très heureux d'avoir levé le pied et de faire tout ce que je n'ai pas pu faire avant"

Comment expliquer ce succès?
Après-guerre, quand on allait au Salon de l'auto pour commander une voiture, il fallait presque deux ans pour l'avoir alors que le Solex on pouvait l'avoir tout de suite.
C'était un objet qui permettait d'aller d'un point A à un point B, certes pas très vite, mais sans effort et de façon extrêmement économique. C'était donc un objet de liberté pas cher pour les ados, mais aussi pour les ouvriers, Monsieur le curé, les patrons, les artistes... tout le monde a eu son Solex.

Alors pourquoi sa production a-t-elle été arrêtée?
À cause de l'invasion nippone des scooters à la fin des années soixante-dix. Et ce qui a aussi flingué le Solex, c'est le port du casque obligatoire.
Aujourd'hui la fabrication a repris en France et ce sont des Solex électriques puisque c'est à la mode. Il est assez beau d'ailleurs mais je ne l'ai pas encore essayé.
Il reste cependant le marché du Solex d’occasion.

Parlons un peu de vous. Vous êtes moins présent à la télé...
[Ce samedi], je présente l’élection de Miss France à Châteauroux, je présente quatre-vingts fois par an le tirage du Loto et de l’Euro Millions et... je respire.
J'ai eu soixante-dix ans le 23 novembre et je suis très heureux d'avoir levé le pied et de faire tout ce que je n'ai pas pu faire avant: avec des copains, on a fait la Route 66 en Harley aux États-Unis, je suis allé en Polynésie...
Je vis, je m'occupe de ma famille et de mes amis car j'ai quand même beaucoup travaillé.

Jean-Pierre Foucault dans sa loge à la Française des Jeux.
Jean-Pierre Foucault dans sa loge à la Française des Jeux. Philippe Dobrowolska

Mais vous n'êtes pas frustré de ne plus avoir d'émissions à la télé, à la radio?
Non, j'ai fait cinquante-deux ans de radio, tous les jours. J'ai commencé à Monaco où on s'amusait beaucoup, après j'étais à Europe 1 puis à RTL puis à la télévision. Vous vous rendez compte, Sacrée soirée c'était en 1987, il y a trente ans!
J'ai été gâté par la vie professionnelle donc maintenant à moi de me gâter pour ma vie personnelle.

Vous êtes donc l'un des rares à ne pas avoir été victime de la vague du jeunisme?
Absolument pas, c'est volontaire. Il y a une jeune génération montante et il faut qu'elle ait de la place. Moi, quand j'étais jeune, j'avais envie que les anciens se poussent un peu pour me laisser la place donc je ne vais pas occuper en permanence une place qui n’est pas la mienne de facto.
Cependant, il ne faut pas exagérer non plus. Il y a eu une vague de jeunisme qui allait à l'excès.

"A RMC, on s'éclatait de manière extraordinaire"

Alors maintenant que vous êtes presque à la retraite, restez-vous toujours le Foucault que nous avons connu: amuseur, fou, taquin ?
À RMC, on a déc..... Ce qui était génial c'est que nos patrons habitaient Paris et ne pouvaient pas écouter RMC, donc on s'éclatait de manière extraordinaire.
Mais oui, on continue à s’amuser un peu.

Et Léon, votre complice de RMC, vous avez des nouvelles?
Il habite toujours à Nice. Je suis le parrain de ses deux filles et on se parle souvent. Tout comme avec Max qui était le chauffeur de RMC.
On se voit toujours, ce sont mes amis pour la vie. Et puis il y a aussi Carole Chabrier.

Votre maison est à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône) mais vous vivez à Paris...
Je ne travaille plus que dix jours par mois à Paris. C'est génial parce que ça veut dire qu'il en reste vingt pour vivre à Carry.
J'ai d’ailleurs du mal à quitter ma maison même si Paris est une ville extraordinaire. Aujourd'hui ça fait trente ans que j’habite Carry et, de chez moi, je vois Marseille et je n'ai pas de vis-à-vis.

 "je dois être un mec bien: je n'ai jamais écrasé personne"

À la mort de Patrick Roy vous aviez dit: "Lui, c’est un vrai gentil". Il paraît que vous êtes comme lui. C’est vrai?
Peut-être suis-je un faux méchant [rire]. Patrick travaillait à Monaco avec moi, je lui ai mis le pied à l'étrier pour entrer à la télé mais franchement c'était un mec bien.
Je pense qu'honnêtement, sans forfanterie, je dois être un mec bien: je n'ai jamais écrasé personne, j'ai toujours beaucoup travaillé.
Mes équipes sont toujours les mêmes, si elles restent c'est qu'il y a sans doute une raison.

Ce que l'on sait peu, c'est que votre père a été fait "Juste parmi les nations"...
Mon père a été fait "Juste" car il a sauvé des Juifs, y compris ma mère, à Marseille.
Lui était catholique et nous a élevés dans cette religion. Avec ma mère, ils disaient qu'ils avaient choisi cette religion de peur que ça ne revienne, que le mal ne revienne.
J'ai donc une double culture: catholique grâce à mon père et juive grâce à ma mère. Je suis très fier de ce qu’a fait mon père.
C’est bien de savoir que ses parents se sont bien comportés. Cette médaille de "Juste" est la plus haute distinction d’Israël; je suis allé sur le chemin de Yad Vashem et c'était très émouvant de voir son nom avec ceux d'autres Français qui se sont bien tenus.

Vélosolex, l’épopée d’un cyclomoteur. Jean-Pierre Foucault. Éditions Hugo Image.
160 pages. 19,95€.

Election de Miss France 2018, présentée par Jean-Pierre Foucault.
Ce samedi 16 décembre à 21h, sur TF1.


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