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Qui est le supporter de l’AS Monaco?

Mis à jour le 27/12/2014 à 10:00 Publié le 27/12/2014 à 07:05
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Qui est le supporter de l’AS Monaco?

Souvent moqué et chahuté pour son stade à moitié vide, le supporter monégasque a pourtant un rapport très particulier avec son club. Quasi unique en France, d’ailleurs. Portrait-robot

Souvent moqué et chahuté pour son stade à moitié vide, le supporter monégasque a pourtant un rapport très particulier avec son club. Quasi unique en France, d’ailleurs. Portrait-robot

On s'est tous moqués au moins une fois dans notre vie d'un supporter de Monaco. Surtout au Louis-II.

Ses sièges jaunes vides, son ambiance particulière, l'absence d'engouement. Oui, on tire sur une ambulance. Vingtième club en terme d'affluence à domicile, le club de la Principauté est pourtant dans le top 5 des parcages à l'extérieur.

On se souvient des déplacements massifs à Bordeaux, Nantes, Paris ou encore Lyon l'an passé. Ce qui représente un fait quasi unique en France. Pourquoi ? Et qui sont réellement les fans de l'ASM ?

Pour ce faire, il faut déjà mettre à mal le premier cliché. Non, la majorité des fans de l'ASM ne sont pas citoyens et sujets du prince Albert. Seule une petite minorité l'est, comme Jean-Paul Chaude, président du club des supporters, fils et petit-fils de supporters du club à la diagonale. D'ailleurs, au CSM, 80% des adhérents sont Français et vivent dans la région de Monaco. Comment ces «locaux» sont-ils devenus amoureux du club ? Parcours classique. Certains travaillent au sein même de la Principauté et ont appris à aimer le Louis-II à la sortie du boulot.

D'autres préfèrent la tranquillité de l'enceinte monégasque plutôt que la bruyante et turbulente frénésie niçoise du Ray ou de l'Allianz. Certains, emmenés par un proche, ont succombé à l'amour du maillot blanc et rouge dans ce qui ressemble à un héritage familial. Enfin , il y a ceux qui aiment le prestige et les résultats sportifs du club 7 fois champion de France. Mais tout ça à l'échelle d'une population de 30 000 résidents avec la concurrence de l'OGC Nice à moins de 30 kilomètres. Compliqué d'attirer les foules.

Identité monégasque

Pourtant proche de l'Italie, l'enceinte asémiste n'a par ailleurs jamais été prise d'assaut par le mouvement ultra en dépit de la présence de plusieurs groupes dans les virages (UM94 aujourd'hui, les Sconvolts avant). Alors si la culture du déplacement est plutôt bien présente chez les Monégasques, Louis-II n'a jamais été un chaudron bouillant. La faute à des relations historiquement tendues entre les instances du club et le noyau dur des Ultras locaux. Pourtant, comme ailleurs, le supporter de Monaco est là pour défendre l'identité monégasque. Cette notion se retrouve dans certains chants («Biancorossi»), et dans le slogan (le fameux «Daghe Munegu»).

Mais c'est loin du Rocher que Monaco est le plus aimé même si, à certains égards, être fan de Monaco est un sacerdoce. Après tout, savoir que les matches au Louis-II contre Saint-Etienne, Nice, Marseille, se joueront à « l'extérieur » n'est pas évident. Sans parler des critiques constantes des fans adverses ou de la presse sur l'ambiance silencieuse de Louis-II.

Des critiques qui font mal aux plus fidèles comme Damien Louis, webmaster du site Planete-ASM.fr. « Quand tu entends les critiques, les moqueries sur l'absence d'ambiance à domicile, ça te bouffe car même les médias s'essuient sur le club sans aucune gêne,avance le trentenaire fan du club depuis son adolescence.Alors tu sers les dents. J'aimerais parfois qu'un membre du club monte publiquement au créneau pour défendre l'institution. »

« Quand le club était en Ligue 2, on était là »

D'autant que les supporters adverses ne se privent pas pour charrier les amoureux du club princier.« On se fait traiter de petits bourgeois, de fils de riches, ce sont des raccourcis qu'on a l'habitude d'entendre mais on aime l'ASM comme d'autres aiment leur club .Quand le club était en Ligue 2, on était là »conclut Damien.

Finalement, nul n'est prophète en son pays. C'est donc loin de ses bases que le club est le plus aimé. Il compte de nombreuses sections aux quatre coins de la France. Des fanatiques qui prennent souvent la route pour aller voir jouer l'ASM. Un phénomène que l'on retrouve également dans les suiveurs de l'OM et Saint-Etienne, deux clubs très appréciés aussi en dehors de leur base. « A la différence de Monaco, le contraste est moins flagrant à l'OM ou chez les Verts puisque ses supporters à distance se noient dans la masse et l'identité locale en déplacement. Et comme le Vélodrome et Geoffroy-Guichard sont pleins, la différence entre domicile et extérieur est moins visible, avance le sociologue Ludovic Lestrelin. Au fond, être supporter de Monaco quand on vit à Paris, ce n'est pas évident. Il faut se justifier en permanence. La difficulté a tendance à renforcer encore plus la passion des supporters, parce que c'est encore plus beau de soutenir son club dans l'adversité ».
 


Savoir +

- Le chiffre : 8398. C'est la moyenne de spectateurs au Louis-II depuis le début de saison. L’AS Monaco affiche la 20e affluence à domicile de Ligue 1.

- Club des supporters : fondée en 1952 et seule association reconnue officiellement par l’AS Monaco. Le CSM comporte 19 antennes françaises (Alsace, Antilles, Ardennes, Bourgogne, Bretagne-Pays de Loire, Draguignan, Eure-et-Loire, Franche-Comté, Fréjus/Saint-Raphaël, Guadeloupe, La Réunion, La Turbie, Lorraine, Nord- Pas-de-Calais, Normandie, Picardie - Ile-de-France, Roquebrune-Cap-Martin) et 5 antennes internationales (Cameroun, Côte d’Ivoire, Emirats Arabes Unie, Espagne et Italie-Gênes).

- Groupes indépendants : il existe deux groupes de supporters à tendance ultras : les Ultras Monaco’94 et l’Esprit Monégasque Paris. Trois groupes appartenant à cette mouvance ont disparu avec le temps : les Sconvolts (1986-1993), les Inferni Biancorossi (1994-2010) et le Groupe Héraclès (2003-2009). A noter que les Inferni et le Groupe Héraclès étaient basés sur Paris.

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