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Les chasseurs d’autographes en ordre de bataille au 61e Festival de télévision de Monte-Carlo

Hier, malgré la chaleur, les passionnés de séries ont squatté la fan zone du Festival de télévision pour glaner la signature de leurs acteurs et actrices préféré(e)s. On s’est glissé dans la masse.

Thibaut Parat Publié le 19/06/2022 à 11:03, mis à jour le 19/06/2022 à 15:55
Franz Chavaroche et Thibaut Parat

Si, techniquement, le Sud-Est a échappé à la vigilance canicule, le mercure enregistré, hier sur le parvis du Grimaldi Forum, laissait une tout autre impression. Celle d’une fournaise.

Les mordus de séries, massés sur la Fan zone du festival de télévision de Monte-Carlo, avaient d’ailleurs dégainé un quatrième accessoire indispensable, en plus du marqueur noir, du livre d’or et de l’appareil photo : l’éventail.

André Algoët, un chasseur d’autographes d’expérience, avait même mieux. « Un parapluie et la glacière », souffle ce Roubaisien de 78 ans, posté depuis 5 heures du matin au plus près de l’avenue Princesse-Grace. Un endroit stratégique repéré par celui qui écume les festivals à travers l’hexagone et la Belgique. « C’est ici que les stars s’arrêtent en premier après être descendues des vans », souffle-t-il.

Marlyne Barrett, chef des infirmières dans la série médicale Chicago Med, est venue signer son carnet. Puis, plus tard, Narcisse Mame de Je te promets, version française de This is Us, a aussi pris le temps d’apposer sa griffe. « Les fans viennent de loin. Leur donner du temps est la moindre des choses. Ils le méritent et ne pas le faire serait un manque de respect à leur égard. Sans eux, on n’existe pas », martèle l’acteur, heureux de ce bain de foule.

« C’est beaucoup d’amour et moi, je prends »

En attendant d’immortaliser un cliché avec Jean Reno, avec qui il a tourné comme figurant dans Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites, Joël a missionné son épouse, Bérangère, pour partir à la rencontre d’autres acteurs et comédiennes français, en séance de dédicaces sur la fan zone. Et ça tombe bien, les castings de Demain nous appartient, Ici tout commence et Plus Belle la Vie viennent tout juste de céder leur place à ceux de Scènes de ménages et En Famille.

 

Ici, on appelle Frédéric Bouraly « José ». « On s’attache à tous ces personnages que l’on voit dans l’écran », sourit Nathalie Ligogne, une Cannoise de 43 ans, davantage consommatrice de ces séries françaises quotidiennes que des productions Netflix. Jeanne Savary, actrice d’En famille, jadis dans Caméra Café, confirme : « La relation avec les fans, c’est beaucoup d’amour. Et moi, je prends ! On a l’impression de s’être toujours connu. Au début, ça peut paraître bizarre mais plus ça va, plus c’est hyper touchant », confie-t-elle.

Et Narcisse Mame d’abonder : « Dans la série où je joue, les gens s’identifient beaucoup aux histoires abordées : l’adoption, la fratrie, le décès, l’adolescence… C’est comme ça que le lien se crée. »

« On ne se prend pas la tête »

Pour Manon, pourtant davantage portée sur les séries sombres, les quotidiennes françaises sont salutaires. « Après le travail, elles sont parfaites pour décompresser », sourit-elle. Sa mère, Stéphanie, approuve : « On ne se prend pas la tête, c’est léger. Il y a aussi cet art du suspens sans que l’on ait besoin d’attendre trois plombes pour connaître la suite de l’intrigue, comme dans Les Feux de l’amour par exemple. » Léger, certes, mais tout en abordant des sujets de société majeurs. « L’homosexualité et l’homophobie, le polyamour, les attentats, les élections, la Covid, l’environnement. Plus Belle la Vie avait même évoqué l’insalubrité des immeubles de Marseille », liste Anita. Et hier encore, malgré son arrêt imminent, la série phare se jouant dans le quartier factice du Mistral a montré qu’elle avait toujours une forte cote de popularité.

Offre numérique MM+

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