Prix de l'énergie, transition énergétique, hausse des salaires, réformes... Ce qu'il faut retenir de l'interview du 14 juillet d'Emmanuel Macron

Pour son interview du 14-juillet, le chef de l'Etat a balayé largement les sujets. Voici ce qu'il faut en retenir.

A.R Publié le 14/07/2022 à 14:56, mis à jour le 14/07/2022 à 15:22
Le chef de l'Etat répondant aux questions de Caroline Roux et Anne-Claire Coudray Ludovic MARIN / AFP

Ukraine, pouvoir d'achat, hausse des salaires, réformes en tout genre... Ce jeudi 14 juillet, Emmanuel Macron a largement balayé les sujets du moment. De la guerre en Ukraine à la réforme des retraites en passant par la "sobriété énergétique" et le "sérieux budgétaire" à venir, voici ce qu'il faut retenir des déclarations du chef de l'Etat. 

Un budget de l'armée renforcé

"Ce qu’il nous faut continuer de faire, c’est réinvestir dans tous nos stocks et nos capacités, continuer d’embaucher et continuer d’investir. On a une armée qui est prête", a déclaré le président.

Une armée dont le budget va s'accroître à en croire le président de la République. "Le budget des armées ne va pas diminuer au contraire. On va le renforcer, l’intensifier", a indiqué le chef de l'Etat précisant qu'il s'agissait d'un "effort inédit" qui allait continuer jusqu'en 2030. "Nous avons une armée forte, la 1ère d'Europe, une des armées les plus réactives ! Nous n'avons pas attendu la guerre en Ukraine et ajouté 26 milliards dans le budget", a-t-il dit.

La guerre en Ukraine et ses conséquences

Les Français doivent "se préparer" à ce que la guerre en Ukraine "dure", a déclaré jeudi Emmanuel Macron, en prévoyant que les prochains mois seront "très durs" en raison de la détermination de la Russie à prendre le Donbass. "Il faut nous préparer tous à ce qu’elle dure. L’été et le début de l’automne seront sans doute très durs", a déclaré le président au cours de l'allocution télévisée du 14 juillet.

Pour Emmanuel Macron, l'Europe entière doit se préparer à une rupture complète des approvisionnements en gaz russe car Poutine "utilise l'énergie comme elle utilise l'alimentation, comme une arme de guerre". Conséquence de quoi, "nous devons aujourd'hui nous préparer à un scénario où il nous faut nous passer en totalité du gaz russe", a-t-il ajouté. 

Même si la France n'est pas totalement dépendante du gaz russe, l'Etat va préparer cet été "un plan de sobriété" énergétique pour faire face à la pénurie liée à la guerre en Ukraine. "On doit rentrer collectivement dans une logique de sobriété", a-t-il dit. "On va préparer un plan pour se mettre en situation de consommer moins", a déclaré le chef de l'Etat. "On va essayer de faire attention collectivement le soir aux éclairages qui sont inutiles, on va faire un plan pour les administrations publiques, on va faire un plan de sobriété", a-t-il précisé. 

Le chef de l'Etat a insisté sur la sobriété et a appelé les administrations à moins de gaspillage, notamment sur l'allumage publique. "Cela passe par l'exemplarité et la responsabilité", a-t-il dit, appelant les grands groupes, l'Etat, les administrations mais aussi les citoyens "à consommer moins".

Des aides resserrées sur les prix de l'énergie, l'appel aux entreprises

Le porte-monnaie de l'Etat sera un peu bridé. Emmanuel Macron prévient: "ce n’est pas possible que l’État prenne les conséquences pour tout le monde. C’est que nous faisons en ce moment. On va aller vers des mécanismes qui vont plus cibler les gens qui en ont le plus besoin, ce qui ne veut pas dire que les classes moyennes ne seront pas aidés".

Les aides "vont être resserrées vers ceux qui en ont le plus besoin", promet le président. Le bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie sera donc "réévalué" à la fin de l'année, car "aujourd'hui, le contribuable paye à la place du consommateur".

Concernant la hausse des salaires, il a renvoyé la balle dans le camp des entreprises.  "Les négociations salariales, c’est leur affaire. L’Etat a été là pendant le Covid-19, j’en appelle à leur responsabilité", a lancé le président.

Un texte sur la réforme du travail dès cet été 

Le président de la République a promis un texte de loi sur la réforme du travail "dès cet été", qui concernera l'assurance-chômage mais aussi la formation, en lycée professionel, l'apprentissage et la formation des seniors.

"Dès cet été il faudra qu'il y ait un texte de loi, après discussion avec les partenaires sociaux", a dit Emmanuel Macron, qui a évoqué la "réforme du RSA", une "réforme de France Travail", mais aussi celle du lycée professionnel et la formation "tout au long de la vie".

A propos des UberFiles 

Sur ce point, le chef de l'Etat assume. Tout. "Si c'était à refaire, je le referais", a-t-il dit, dénonçant des "cris d'orfraies". "C'est un combat politique que je revendique" a-t-il déclaré, vantant sa défense d'une "ouverture du marché" qui a créé des "milliers d'emplois".

"Est-ce que vous pensez qu'il faut aller vers plus de transparence sur le rôle des lobbies dans la fabrique de la loi, par exemple, je pense que c'est ce que nous sommes en train de faire", a poursuivi le chef de l'Etat, sans plus de précisions. Mardi, lors d'un déplacement dans l'Isère, Emmanuel Macron s'était déjà dit "hyper fier" d'avoir vu "des chefs d'entreprise, en particulier étrangers" entre 2014 et 2016.

Une nouvelle réforme des retraites en 2023 

Emmanuel Macron a appelé à "des compromis responsables" sur la réforme controversée des retraites en vue de son entrée en vigueur à l'été 2023. "Il faut bâtir des compromis responsables", a déclaré le chef de l'Etat en réaffirmant que les Français devaient "travailler plus longtemps".

Le retour à un "sérieux budgétaire"

C'est la fin du "quoi qu'il en coûte". "On doit revenir au sérieux budgétaire. Nous allons tenir les déficits comme nous nous y sommes engagés au printemps dernier", a estimé le président.

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