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Le budget primitif de Monaco à l’étude : 2,9 millions d'euros d'excédent et un signal de résilience

Le Conseil national de Monaco a entamé, ce lundi soir, l’examen du budget de l’État pour l’année 2022. Alors que la crise sanitaire persiste, les comptes affichent un excédent de près de 2,9 millions d’euros.

Thibaut Parat Publié le 07/12/2021 à 13:39, mis à jour le 07/12/2021 à 13:40
Les débats ont démarré ce lundi soir dans l’hémicycle. Photo Jean-François Ottonello

L’acte I d’un important morceau législatif. Ce lundi soir, au cœur de l’hémicycle du Conseil national, a débuté la première des quatre soirées menant au vote du budget primitif pour l’année 2022.

" C’est un budget de rétablissement et d’investissement sur l’avenir ", a résumé Pierre Dartout, ministre d’État. Avec des recettes prévisionnelles en hausse de 28,7 % (1,889 milliard d’euros) et des dépenses estimées à 1,886 milliard d’euros (+19,2%), les comptes de l’État devraient afficher - à nouveau - un excédent de près de 2,9 millions d’euros.

Des bases saines qui tranchent avec le budget primitif 2021 voté, l’an passé, avec un large déficit de 114,5 millions d’euros.

Une victoire en soi, donc. Un signe que l’économie monégasque, soutenue à hauteur de 405,3 millions d’euros par des mesures sanitaires et financières, repart fort dans un contexte sanitaire toujours fragile.

 

600 logements à venir

" Ce résultat excédentaire est un signal fort de la résilience du modèle monégasque, de notre capacité collective à traverser cette épreuve et de notre volonté commune d’apporter à l’ensemble des Monégasques et des résidents les meilleures réponses possible face aux défis qui se présentent à nous ", s’est félicité le rapporteur du projet de loi, Balthazar Seydoux.

D’ailleurs, 865 millions d’euros, soit près de 46 % du total des dépenses, sont dévolus aux investissements stratégiques et aux infrastructures. " Plus de 600 logements seront accessibles à l’ensemble des foyers monégasques dont la situation le justifie, entre la fin 2022 et la fin 2023 ", a-t-il rajouté avant, toutefois, d’évoquer une potentielle pénurie de logements domaniaux entre 2024 et 2026.

Si, sur le fond, les grandes orientations portées par l’État monégasque font consensus entre les deux institutions, Balthazar Seydoux a noté des divergences et insisté sur les priorités du Conseil national.

Des exemples, entre autres : " Finaliser les recrutements prévus au sein de la Direction des Travaux Publics afin de veiller à mieux maîtriser les chantiers publics, en termes de coûts, de délais et de nuisances (...) Poursuivre le développement du numérique, tant en termes d’investissements que de législation, afin que Monaco dispose de tous les outils pour être un pays parmi les leaders mondiaux en ce domaine (...) Une plus grande adaptabilité du gouvernement dans l’assouplissement des mesures à chaque fois que cela est possible concernant le port du masque à l’école, quand les enfants sont assis sur leur bureau. " Une requête, déjà formulée par le passé, à nouveau refusée hier par l’exécutif.

" La bonne stratégie "

Point par point, dans une réponse fleuve de 32 pages, Pierre Dartout a réagi à l’exposé du rapport, tout aussi dense. " L’état de nos finances publiques s’améliore. Cela démontre que la stratégie mise en place par l’État était la bonne, martèle-t-il. Grâce à la résilience de notre économie, soutenue par l’État, une nouvelle dynamique vertueuse s’engage. Tout en continuant à utiliser les finances de l’État de manière raisonnable, c’est-à-dire en se limitant à ce qui est nécessaire, nous continuerons à investir dans une politique d’équipement ambitieuse, en veillant toujours à la préservation du cadre de vie. Le logement demeure au cœur de nos priorités avec un budget de 175,4 millions d’euros. "

Sur le reproche - pas nouveau - des nuisances sonores des chantiers, le chef de gouvernement a rappelé l’adoption de plusieurs textes réglementaires après le confinement, couplé à des contrôles des services de l’État.

 

Sur la situation sanitaire, le ministre d’État a été clair : les mesures adoptées pour enrayer la 5e vague n’ont pas été prises " à la légère ". " Nous en mesurons au préalable toutes les conséquences. La vie humaine n’a pas de prix. Dès lors que sa préservation passe par le port du masque et par la suspension temporaire de certaines activités à risque, il n’y a pas d’hésitation possible ", a-t-il martelé tout en appelant à la " responsabilité individuelle " pour éviter des mesures prises par le passé comme le confinement, un couvre-feu ou la fermeture anticipée de commerces. Élus et gouvernement le disent bien volontiers : " le vaccin est l’arme la plus efficace ". " Nous devons et pouvons faire mieux à ce sujet ", a-t-il reconnu.

" Nous attendons des engagements plus clairs "

Stéphane Valeri, président du Conseil national, s’est félicité de ce budget excédentaire. " Nos finances sont d’autant plus saines que notre Fonds de réserve constitutionnel ne s’est pas appauvri malgré cette crise historique et s’élève désormais à près de 6 milliards d’euros. "

Et de conclure son propos : " Nous attendons de ces débats, de la part du gouvernement, des engagements plus clairs et des décisions enfin prises, assorties d’un calendrier précis. "

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