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Le videur d'une boîte de nuit sur la sellette à Monaco

Mis à jour le 01/12/2014 à 08:48 Publié le 01/12/2014 à 08:25
Palais de Justice de Monaco4
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Le videur d'une boîte de nuit sur la sellette à Monaco

Jonathan, agent de sécurité à La Rascasse, a-t-il fait un usage immodéré de sa force physique face à un client éméché dont il craignait l’attitude haineuse et vindicative ? Oui, pour le tribunal correctionnel.

Jonathan, agent de sécurité à La Rascasse, a-t-il fait un usage immodéré de sa force physique face à un client éméché dont il craignait l’attitude haineuse et vindicative ? Oui, pour le tribunal correctionnel.

À l’issue de sa comparution à la précédente l’audience et après avoir mis l’affaire en délibéré, le prévenu a été condamné à une peine de cinq jours d’emprisonnement avec sursis et 600 € d’amende.

Au cours de la soirée du 19 octobre dernier, une bande de consommateurs, l’alcool aidant, trouble l’ambiance festive de l’établissement de la SBM situé sur la route de la Piscine, au port Hercule.

La vidéosurveillance en témoigne. Mais un client aux gestes menaçants est expulsé manu militari par trois vigiles et plaqué au sol par un videur au physique de rugbyman.

« Pourquoi une telle violence ? La façon d’expulser et de jeter cette personne comme un sac puis de la mettre à terre n’est-ce pas le geste de trop ? demande le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle. « Je me suis senti en danger, répond le prévenu, car ce client avait déjà frappé mon collègue avec un verre en plastique. Je l’ai maîtrisé par une sorte de clé au cou en attendant la police. »

Des précédents

Le président rappelle ensuite la plainte de la victime avec une ITT de quatre jours et plusieurs mains courantes où le nom de l’agent quadragénaire est mentionné ! « Les violences exercées par le prévenu ne sont pas légitimes, estime le procureur Cyrielle Colle. Il fallait un moyen légal et proportionnel pour présenter ce personnage à la police. D’ailleurs, il semble y avoir des problèmes au cours de ces six derniers mois avec le service de sécurité de La Rascasse... »

Quinze jours de prison avec sursis sont réclamés « en espérant que ce soit la dernière fois » .

La défense s’étonne de réquisitions aussi sévères. Me Thomas Giaccardi réclame la relaxe. « La victime, expulsée, a fait un vol plané et elle a atterri sur une jardinière où elle se blesse. Sur le certificat médical aucune lésion n’apparaît au niveau du cou. Mon client n’a pas causé de blessure en le mettant au sol. Bien en contraire, c’était le seul moyen de lui en éviter d’autres... Il n’y a là aucune violence... »

Le tribunal a divisé la peine requise par le ministère public par trois.
 


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