Indemnité inflation, revalorisation des retraites, remise à la pompe... Ces aides pour le pouvoir d'achat auxquelles vous pouvez prétendre

L'inflation est repartie à la hausse de manière fulgurante. Pour tenter d'atténuer ses effets, le gouvernement a mis en place plusieurs aides pour soutenir le pouvoir d'achat des ménages français. Voici les aides disponibles.

La rédaction Publié le 09/06/2022 à 13:27, mis à jour le 09/06/2022 à 13:43
L'inflation a atteint 5%, ce mois de mai.

En mai, l'inflation s'est encore accélérée, dépassant la barre des 5% pour la première fois depuis 1985. Une augmentation fulgurante dont on ne sait pas combien de temps elle va durer. Pour tenter d'amortir cette hausse pour les ménages français et son impact sur le pouvoir d'achat, le gouvernement a annoncé diverses aides. 

En attendant un chèque alimentaire, une aide à la rentrée

Ce mardi 7 juin, Elisabeth Borne a annoncé la mise en place d'une "indemnité inflation", versée en une fois et ne concernera que les ménages les plus modestes. Elle dépendra également du nombre d'enfants et devrait être versée "à la rentrée". Si son montant n'est pas encore défini, il devrait l'être "cet été", plusieurs sources indique à BFMTV que son montant s'élèvera entre 100 et 150 euros. 

Les tickets restau à 38 euros par jours plafonnés jusqu'à fin juin 

Son plafond avait été relevé à 38 euros, durant les différents confinements. Jusqu'à maintenant, on pouvait dépenser jusqu'à 38 euros par jour, en ticket restaurant. La mesure va se poursuivre jusqu'au 30 juin prochain. Puis, le plafond sera abaissé à 19 euros. 

La Première ministre a aussi demandé à son gouvernement de plancher sur des mesures à destination des étudiants. Une prolongation de ticket restaurant universitaire à 1 euro est dans les tuyaux.

Une remise à la pompe

Pour atténuer l’inflation, Elisabeth Borne a confirmé sur France Bleu que le gouvernement prolongerait la réduction de 18 centimes à la pompe jusqu’à la fin de l’été. A une condition toutefois, si et seulement si la majorité s’installe les 12 et 19 juin à l’Assemblée nationale. Et "pour ceux qui font beaucoup de kilomètres par jour soit pour se rendre à leur travail, soit dans le cadre de leur travail", un dispositif "se mettra en place [...] à la rentrée pour [les] accompagner", a indiqué la cheffe du gouvernement.

 

Pensions, traitements et prestations revalorisés

Les pensions de retraite seront indexées sur l'inflation "dès la retraite de juillet, versée le 9 août", dans un second texte de loi dédié au pouvoir d'achat, a confirmé fin mai le ministre du Travail Olivier Dussopt. Cette indexation concerne les retraites de base, les retraites complémentaires étant gérées par les partenaires sociaux.

Elisabeth Borne a annoncé mardi que la hausse serait de 4%, de quoi se rapprocher de l'inflation qui a dépassé les 5% sur un an en mai, après la revalorisation automatique d'un peu plus de 1% intervenue en janvier. Par ailleurs, certaines prestations sociales seront aussi revalorisées (RSA, allocation adulte handicapé, etc.), après un premier pas de 1,8% en avril.

Enfin, les fonctionnaires connaîtront le niveau de l'augmentation de la valeur du point d'indice qui sert de base à leur rémunération. Les syndicats de la fonction publique demandent entre 3% pour la CFDT et 20% pour la CFTC. Une hausse de 1% coûterait 2 milliards d'euros par an à l'Etat, selon le gouvernement.

Baisses de charges et prime macron

Le plafond de la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat défiscalisée et désocialisée, dite prime Macron, sera triplé. Les entreprises pourront donc verser jusqu'à 3.000 euros à leurs salariés. Une baisse des cotisations des travailleurs indépendants est également prévue. Elle doit leur permettre de gagner "550 euros par an au niveau du Smic", avait assuré mi-mai le porte-parole de l'ancien gouvernement Gabriel Attal.

Autres mesures

La suppression de la redevance audiovisuelle sera finalement effective dès l'automne prochain, avec un gain pour les ménages de 138 euros, soit un manque à gagner pour l'Etat de plus de 3 milliards d'euros net. Enfin, des consultations ont lieu pour tenter de minorer la future revalorisation des loyers, l'indice de référence des loyers étant indexé sur l'inflation. L'option d'un gel total semble écartée, selon des acteurs du secteur, mais la méthode de calcul de l'indice pourrait être adaptée.

 

Quid du chèque alimentaire? 

Concernant le chèque alimentaire qui permettrait d'acheter des produits alimentaires locaux, durables voire bio - une promesse de campagne d'Emmanuel Macron -, "je suis prêt à regarder toutes les propositions mais il faut tout simplement qu'elles tiennent la route, c'est-à-dire qu'elles puissent être utilisées immédiatement par les Françaises et les Français", a indiqué Bruno Le Maire.

"Je ne vais pas leur dire 'on a trouvé un super dispositif, vous allez pouvoir aller dans votre magasin prendre des produits bio ou sourcés français qui vont bénéficier strictement aux producteurs français', non je ne sais pas faire, j'ai l'honnêteté de le reconnaître, personne ne nous a proposé un dispositif qui soit immédiatement opérationnel maintenant face à un pic inflationniste qui est maintenant", a détaillé M. Le Maire.

"Notre grande difficulté", c'est de "cibler sur les produits agricoles français", a-t-il souligné. "On ne peut pas accepter que dans une grande puissance économique mondiale, vous ayez des familles qui n'arrivent pas à nourrir correctement leurs enfants, c'est révoltant. Ma responsabilité, c'est que chaque Français puisse manger à sa faim", a-t-il ajouté.

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