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Matthew Fox, le retour du disparu au 61e Festival de télévision de Monte-Carlo

Acteur principal de la série culte LOST : Les disparus, l’acteur américain a mis une décennie avant de retrouver l’envie de s’investir dans une série. C’est de nouveau le cas avec Last Light.

Mathieu Faure Publié le 19/06/2022 à 11:15, mis à jour le 19/06/2022 à 11:47
Matthew Fox est venu présenter sa nouvelle série, Last Light, près de dix ans après la fin de la série mythique LOST: Les disparus. (Photo F. Chavaroche)

Le métier d’acteur est à la fois ingrat et éblouissant. Matthew Fox en connaît tous les recoins lui qui, jusqu’à la fin de sa brillante mais inégale carrière, restera associé au rôle de Jack Shepard de la série LOST: Les disparus. La création de J.J. Abrams a tout fracassé sur sa route au début des années 2000.

Tête de projet d’une série qui va révolutionner la manière de consommer l’objet sériel, Matthew Fox ne va jamais vraiment se remettre de ce succès pharaonique. Plus de dix ans après la fin de LOST, Fox n’a pas vraiment retrouvé la lumière après être monté si haut avec ce rôle iconique. Entre échecs commerciaux (Alex Cross, Crimes de guerre, Speed Racer) et rôle réduit au strict minimum au montage (World War Z), l’homme s’est, peu à peu, fait oublier du milieu mais également des fans... Jusqu’à son apparition sur le tapis monégasque en marge de la cérémonie d’ouverture.

Revoir l’acteur de LOST fait le même effet qu’une Madeleine de Proust. On se replonge dans la quête de survie des passagers du vol 815 de la compagnie Oceanic Airlines censé rejoindre Los Angeles depuis Sydney. Fox, c’est l’auteur d’une des répliques les plus cultes de l’histoire des séries: "We have to go back, Kate", lance-t-il au personnage d’Evangeline Lily. Ce voyage dans le temps n’occulte pas la réalité. Voilà douze ans que LOST a tiré sa révérence. Oui, Matthew Fox a pris de l’âge. N’ayons pas peur de dire les choses, l’acteur fait ses 55 ans. Mais c’est un immense plaisir de le voir porter, de nouveau, un projet sur ses épaules puisqu’au Festival TV de Monte-Carlo, la série Last Light, projetée en ouverture, signe son grand retour. Un projet ambitieux de cinq épisodes dans lequel il campe Andy Yeats, un expert en pétrochimie qui se rend compte que l’approvisionnement en pétrole de toute la planète est en danger. Le chaos est imminent et Andy n’a qu’une obsession: sauver les siens restés à Londres et Paris. Quand on a dompté une île déserte à la suite d’un crash aérien, on peut facilement s’en sortir face à une pénurie mondiale d’or noir.

L’envie est revenue

Un synopsis très proche de la réalité actuelle compte tenu du contexte climatique tendue mais également de la guerre en Ukraine, qui a mis en évidence la dépendance mondiale aux hydrocarbures. Pour convaincre Fox, il fallait un projet d’envergure. Déjà, dans le western très brut et très réussi Bone Tomahawk sorti en 2015, on avait senti la flamme revenir. Last Light va définitivement la ranimer. "J’ai fait une pause en général, pas seulement vis-à-vis de la télévision. J’avais des choses à accomplir, confesse-t-il, maillot de l’équipe de football de Venise sur le dos, la ville d’où sa femme est originaire. Je m’étais rapproché de mes enfants, c’était comme une retraite, je m’intéressais à la musique, à l’écriture. À un moment, je suis arrivé à un point où j’avais envie de produire des choses et c’était possible sur Last Light. C’était le moment de redevenir acteur. Ça m’a fait du bien de faire partie d’une équipe, de recréer des liens".

 

Il faut dire que Fox retrouve sur ce projet la réalisatrice Dennie Gordon. Les deux se sont côtoyés au début des années 90 sur la série à succès La vie à cinq. "Une éternité" rembobine Fox. "Ce n’était pas facile de convaincre Matthew de tourner, il a fallu être convaincant pour le sortir de son divan", en rigole Gordon. Fox encore: "J’avais une approche de mon métier différente lors de notre première expérience commune. J’étais sur mes gardes, c’était une expérience moins collaborative, ce n’est plus le cas aujourd’hui". Le visage de Matthew Fox semble serein, presque heureux de ce retour dans la lumière. Il fallait le bon projet, au bon moment avec le bon casting.

Et le voir échanger et parler football avec Taylor Fay qui joue son fils dans la série et grand fan d’Everton, confirme ce postulat. L’homme est redevenu un acteur. Surtout, Fox avait besoin d’un challenge. "Je voulais me mettre à l’épreuve" confirme-t-il. Pour autant, une décennie après le dernier épisode de LOST, rien n’a vraiment changé. Jack Shepard est universel et toujours aussi mythique. "On m’arrête encore dans la rue pour me demander d’expliquer la fin de LOST et je réponds toujours la même chose: je ne sais pas (rires)."

Offre numérique MM+

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