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Le pilote monégasque Charles Leclerc enfin prophète en son pays?

Quatre départs, quatre abandons : depuis 2017, en F1 comme en F2, Charles Leclerc n’a guère été verni sur ses terres. La roue de la fortune du Grand Prix de Monaco va-t-elle enfin sourire au pilote Ferrari cette semaine ?

Gil Léon Publié le 20/05/2021 à 08:23, mis à jour le 20/05/2021 à 09:14
En 2019, le premier GP de Monaco de Charles Leclerc pilote Ferrari avait tourné court. Photo Georges Decoster

Une fois, une seule, il a bouclé toute la distance prévue entre virage de Sainte-Dévote et épingle de la Rascasse. C’était l’an dernier. Pendant que la F1 rongeait son frein, et que le Grand Prix de Monaco passait son tour, Charles Leclerc avait tenu le premier rôle d’un court-métrage signé Claude Lelouch. Quelques boucles au volant d’une SF90 Stradale, la supercar hybride de Ferrari, seul avec les caméras, et basta! Pas de quoi entrer dans les annales de la course qui a bercé son enfance. Après les indigestes tranches de pain noir à domicile entre 2017 et 2019, autant dire que le prince Charles va redémarrer ce jeudi matin avec un appétit d’ogre. Et une furieuse envie de gommer les ratures des trois éditions précédentes.

2017: LE CREVE-COEUR

La première chevauchée fantastique à domicile se présente sous les meilleurs auspices. Avec trois podiums dont deux victoires obtenus lors des deux manches précédentes, la fusée Leclerc fonçant alors plus que jamais vers la planète F1 figure en tête du championnat FIA F2 avec 73 points au compteur. Le pilote du team italien Prema Racing prolonge la dynamique: meilleur temps des essais libres, puis troisième pole position d’affilée! Mais une suspension défaillante brise net son élan lors d’une course 1 où il menait le bal. Contraint de partir en fond de grille le lendemain, Charles de Monaco voit sa tentative de remontée brutalement interrompue: accrochage éliminatoire à la Rascasse. Un crève-cœur pour lui qui voulait tant offrir ici une victoire à son père gravement malade, Hervé Leclerc, décédé trois semaines après.

2018: TRAHI PAR SES FREINS

Titré haut la main champion FIA F2 2017 et donc promu fort logiquement au top niveau chez Alfa Romeo-Sauber, l’enfant du pays entend conjurer le sort qui s’était acharné sur lui un an plus tôt dans son jardin extraordinaire. Encore une fois, le tournant des qualifications est bien négocié puisqu’il s’invite en Q2, décrochant finalement la 14e position. Mieux que le coéquipier suédois Marcus Ericsson qui a calé en Q1 (16e). Essai transformé? Hélas, non! La Sauber frappée du numéro 16 tient pourtant un excellent rythme en début de course. De quoi espérer grappiller quelques points supplémentaires après ceux inscrits à Bakou (8) et Barcelone (1). Mais la situation se gâte quand Charles bute sur la Toro Rosso du Néo-Zélandais Brendon Hartley. Le chasseur monégasque ne trouve pas l’ouverture. Il subit le rythme de son rival. Les freins surchauffent et un disque finit par exploser à la chicane du Port. Voiture incontrôlable, Leclerc percute Hartley. L’un et l’autre restent sur le carreau au 71e tour...

 

2019: COUP D’ARÊTE A LA RASCASSE

Le revoilà tout de rouge vêtu, dans la peau du nouveau chouchou des tifosi de la Scuderia Ferrari! Toujours aussi pressé de grandir, Charles a déjà trouvé le chemin de la pole et du podium à Bahreïn. Chez lui, le meilleur temps des essais libres 3 laisse augurer des qualifications fructueuses. Fausse route! Trois heures plus tard, l’incroyable se produit lorsque les "stratèges" de Maranello estiment inutile de le renvoyer en piste en fin de Q1. L’état de la chaussée s’améliore et le couperet tombe: éliminé pour 52 millièmes de secondes (16e)! Mattia Binotto, patron dépité, plaide coupable: "Nous avons fait une erreur de calcul, un mauvais jugement." Tandis que Sebastian Vettel côtoie Max Verstappen en 2e ligne (4e) derrière les intouchables Mercedes, Leclerc n’a qu’un seul objectif: sauver les meubles. Le couteau entre les dents, il gobe l’Alfa Romeo de Kimi Räikkönen et la Haas de Romain Grosjean, surpris dans un trou de souris à la Rascasse. Même virage, autre issue: Nico Hülkenberg (Renault) lui claque la porte au nez. La SF90 n°16 heurte le rail. Elle va boucler un tour complet avec le pneu arrière droit en lambeaux. Dommages irréversibles...

2021: LA BONNE ANNEE?

Pour localiser sa dernière présence en date dans le top 3 d’une course, il faut faire une longue marche arrière, jusqu’au Grand Prix de Grande-Bretagne 2020 (3e derrière Lewis Hamilton et Max Verstappen, le 2 août à Silverstone). Après une petite dizaine de mois de disette, Charles Leclerc va-t-il concrétiser l’actuelle montée en puissance de la Scuderia Ferrari ce dimanche en escaladant enfin l’escalier d’accès au podium princier? L’autre dimanche, à Barcelone, le Monégasque est passé près de la cible. Excellent 4e sur la grille, il a mystifié Valtteri Bottas dès le virage 3, par l’extérieur... Si le Finlandais reprendra son bien non loin de l’arrivée, "Carletto", aujourd’hui 5e du championnat pilotes (à 1 point de Lando Norris, 4e, et 7 à peine de Bottas, 3e) a démontré que le cheval cabré est bel et bien engagé sur une pente ascendante. Un motif d’espoir? En Catalogne, la SF21 affichait un meilleur rythme que la McLaren, sa rivale directe derrière Mercedes et Red Bull, dans le secteur 3. Le plus sinueux...

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