JO-2020: l'équipe de France de volley et les Cagnois Laurent et Kevin Tillie sacrés champions olympiques

L'équipe de France de volley est devenue championne olympique pour la première fois de son histoire, ce samedi après-midi à Tokyo.

Christopher Roux Publié le 07/08/2021 à 17:15, mis à jour le 07/08/2021 à 17:15
Earvin Ngapeth a été monstrueux dans une finale remportée face aux Russes (3-2). Photo AFP

Alors qu'ils ne partaient pas favoris face à la Russie, les hommes du sélectionneur cagnois Laurent Tillie ont livré un match dantesque.

Ils se sont imposés 3-2 au bout du suspense (25-23, 25-17, 21-25, 21-25, 15-12). Une performance historique, monumentale, monstrueuse!

Tout est parti d'un premier set d'exception. Antoine Brizard enchaînait les services tranchants, Jenia Grebennikov défendait tous les ballons et les Tricolores dégoûtaient leurs adversaires, quadruples champions olympiques dont la dernière fois à Londres en 2012.

Brizard pesait alors de tout son poids, avec deux aces décisifs pour ramener la Team "Yavbou" dans un premier acte mal embarqué. Menés 18-22, les Tricolores ont su faire le dos rond, s'accrocher (22-22) et empocher la manche (25-22). Un moment fondateur.

Ngapeth s'est sublimé

Mais le grand bonhomme de cette finale s'appelle Earvin Ngapeth. Le natif de Saint-Raphaël a plané sur cette finale avec 26 points (21/40 en attaque, 2 blocs et 3 aces). La star des Bleus a mis sa patte sur la rencontre dès l'entame.

 

Dans un premier set que les Bleus ont abordé crispés, c'est le réceptionneur-attaquant qui s'occupait de tenir la baraque (8/12 en attaque).

Quand le pointu Jean Patry et le réceptionneur-attaquant Trévor Clévenot se voulaient tendus.

Les Français ont continué d'appuyer lors du second set, mettant les mêmes ingrédients. Ils ont ensuite pris les commandes de la troisième manche (12-9), puis traversé un temps faible.

Moins précis en réception et moins efficaces en bloc-défense, les partenaires de Kevin Tillie (le fils de Laurent, entré en jeu au service dans le quatrième acte) ont concédé ce set et le suivant (21-25, 21-25). Les Russes ont mieux servi et défendu.

Heureusement, les Français ont trouvé la force de boucler leur affaire. Malgré une entame de tie-break délicate, avec trois fautes directes de Clévenot et Patry (0-3 puis 3-6), ils n'ont rien lâché pour renverser la vapeur (6-6, 13-11, 15-12).

 

Le dernier match de Laurent Tillie à la tête de cette sélection restera gravé à jamais dans la légende. L'Azuréen de 57 ans a choisi de passer la main au Brésilien Bernardo Rezende après les Jeux, mais il laisse un héritage énorme.

Son équipe, au bord de l'élimination après la phase de poules (deux revers en trois sorties), a enthousiasmé au-delà des amateurs de volley. Ce titre est plus que mérité.

L'Argentine de Bruno Lima en bronze

La médaille de bronze est revenue à l'Argentine de Bruno Lima, un peu plus tôt ce samedi.

Le futur pointu du Nice Volley-Ball et les siens ont éteint le Brésil, le champion olympique en titre (3-2).

Les Sud-Américains avaient déjà gagné le bronze en 1988 à Séoul (Corée du Sud).

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