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Aéroport: Christian Estrosi et la CCI ne vendent rien

Mis à jour le 13/02/2016 à 05:13 Publié le 13/02/2016 à 10:25
La société aéroportuaire est au cœur d'une injection de plus de 7 milliards dans l'économie azuréenne.

La société aéroportuaire est au cœur d'une injection de plus de 7 milliards dans l'économie azuréenne. Franz Chavaroche

Aéroport: Christian Estrosi et la CCI ne vendent rien

Les participations des collectivités dans la société aéroportuaire pèsent lourd. Avec au moins 35 %, elles veulent obtenir des avancées dans le cahier des charges soumis aux acquéreurs dans le cadre de la privatisation

Nous ne vendrons pas les titres que nous détenons au sein de la société aéroportuaire ! », a scandé hier matin le président de la Métropole. Christian Estrosi avait pris l'initiative d'une conférence de presse, avec vue sur les pistes, pour évoquer la lutte d'influence qui se dessine. Bernard Kleynhoff était présent pour confirmer que la Chambre de commerce et d'industrie ne vendra pas ses parts (25 %). L'addition (Métropole 5 %, Région 5 %) permet d'aboutir à un pool à 35 % : la minorité de blocage est atteinte ! Christian Estrosi qui s'oppose toujours à la privatisation entend bien peser de tout ce poids dans le processus de vente des parts de l'État (60 %).

Fixer le cahier des charges des acquéreurs

Pour faire bonne mesure, le député-maire de Nice a ajouté le résultat de la consultation locale du 19 février 2015 (97 % de participants étaient opposés à la privatisation) et aussi l'action législative du Sénat conduite par Dominique Estrosi-Sassone.

Mais il y a urgence : le cahier des charges soumis aux candidats à l'acquisition doit être bouclé le 25 février. Les collectivités ont peu de temps pour faire valoir leurs exigences et agir afin d'être entendues. Et pour le moment Christian Estrosi a estimé que les garanties offertes par l'État étaient insuffisantes : « Il n'y a pas eu d'avancées ! Les collectivités doivent pouvoir peser sur les décisions essentielles. » Le président de la Région l'a réaffirmé clairement hier : il veut obtenir des éclaircissements précis sur quatre points principaux : « La position des collectivités dans la gouvernance de la future société aéroportuaire, être associé au choix du futur actionnaire majoritaire, participer à la définition de la stratégie en matière de choix de lignes et obtenir de l'État des investissements pour le territoire (en contrepartie de la vente)».

Il y a d'ailleurs une belle unanimité au sein des collectivités. Le conseil départemental, actionnaire à hauteur de 5 %, souhaite aussi peser sur trois points : le choix du repreneur, le soutien à l'économie des Alpes-Maritimes, la future gouvernance de l'aéroport. Dans un communiqué Eric Ciotti l'a précisé hier en soulignant qu'il « mettait en demeure l'État de s'engager à garantir les intérêts des Alpes-Maritimes ». Le patron du département a également évoqué une prochaine rencontre avec le ministre de l'Économie.

Lors du dernier conseil municipal à Nice, Christian Estrosi n'avait pas hésité, dans un trait d'esprit, à ouvrir grand les portes des Républicains à Emmanuel Macron « avec lequel j'ai de nombreux points de convergence… » Mais en ajoutant immédiatement « Sauf en ce qui concerne l'aéroport ! ».

Pas question donc d'en donner les clés sans contrepartie.


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