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Le titre de Jacques Brel "Ne me quitte pas" était bien destiné à son épouse et non sa maîtresse

Mis à jour le 23/10/2018 à 09:08 Publié le 23/10/2018 à 16:00
Bruno Brel, le neveu de Jacques (à gauche), et Stéphane Loisy ont entamé une tournée médiatique, à l'occasion du quarantième anniversaire de la disparition de Jacques Brel, pour présenter leur ouvrage.

Bruno Brel, le neveu de Jacques (à gauche), et Stéphane Loisy ont entamé une tournée médiatique, à l'occasion du quarantième anniversaire de la disparition de Jacques Brel, pour présenter leur ouvrage. Photo DR

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Le titre de Jacques Brel "Ne me quitte pas" était bien destiné à son épouse et non sa maîtresse

Stéphane Loisy publie une biographie de Brel, en le racontant par le prisme de ses chansons. Un projet qu'il présente à Monaco le 24 octobre avec Bruno Brel, le neveu de l'artiste

C'est un rendez-vous singulier qu'ils ont déjà présenté à Paris et à Bruxelles, à deux voix. La première, celle de Bruno Brel qui interprète en acoustique, quelques-uns des titres phares de son illustre oncle.

La seconde, celle de l'avocat et auteur Stéphane Loisy, qui ponctue le récital d'anecdotes sur l'histoire derrière les chansons. Voilà le programme de la soirée hommage à Jacques Brel que le tandem propose le 24 octobre à la bibliothèque Louis-Notari.

Un projet en cette année 2018 qui marque le quarantième anniversaire de la disparition du grand Jacques. Accompagnant un ouvrage aussi, Jacques Brel en 40 chansons, coécrit par Bruno Brel, Baptiste Vignol et Stéphane Loisy. Ce dernier, originaire de Monaco, tenait particulièrement à présenter ce nouveau projet en Principauté.

Jacques Brel disait, "je raconte ma vie dans mes chansons, c'est mon journal de bord". Dans la jungle des ouvrages publiés ou réédités cet automne pour cette date anniversaire (Jacques Brel s'est éteint le 9 octobre 1978), les trois auteurs l'ont pris au pied de la lettre, en narrant à leur tour l'envers des chansons, leur contexte et leur impact dans la vie de l'artiste.

Comment est née l’idée de cet ouvrage?
C’est un projet que je mûris depuis plusieurs années. Je suis un inconditionnel de Jacques Brel depuis les années 80, mais cela fait une bonne année que je me surdocumente sur sa vie, son histoire. J’ai lu des dizaines de biographies. Mais surtout, j’ai rencontré Bruno Brel, le fils du frère aîné de Jacques et nous avons eu cette idée, non pas d’une biographie volumineuse, mais d’une approche thématique de la vie du chanteur, par ses chansons. Et nous nous sommes rapidement mis à l’écriture de cet ouvrage avec notre complice, Baptiste Vignol.

Le livre s’appuie sur 40 titres. Comment les avez-vous sélectionnés?
Les thèmes nous ont menés vers les chansons. Nous étions partis sur 60 titres, puis réduit à 40. Dans ce travail, l’apport de Bruno Brel a été déterminant. Nous avons pu nous appuyer sur de nombreux témoignages, mais corriger aussi des erreurs et des idées reçues que l’on peut avoir sur certaines chansons.

"Il surjoue cet amoureux en peine"

Comme pour le titre Ne me quitte pas…
En effet, il y a eu beaucoup de légendes autour de cette chanson, qu’il avait écrite pour sa maîtresse, Suzanne Gabriello. Mais la chanson était bien destinée à son épouse, "Miche". Ce titre, Jacques Brel l’a voulu comme une caricature des limites de la déchéance. Elle n’est pas forcément autobiographique, c’est là que l’on voit d’ailleurs ses qualités d’interprète où il surjoue cet amoureux en peine. Dans la vie, il n’était pas vraiment ce genre, mais plutôt un séducteur qui enchaînait les conquêtes.

Qu’avez vous appris sur Jacques Brel au cours de la rédaction de cet ouvrage?
Disons que j’ai dépassé l’image monolithique que j’avais de lui. C’était un personnage multiple, rempli d’aspérités, de paradoxes, de contradictions. C’est aussi cela qui le rend attachant.

"roquebrune, l'endroit où il a été le plus heureux"

Dans l’ouvrage, vous insistez sur les moments où il a résidé à Roquebrune. Une parenthèse enchantée dans son parcours de vie?
C’est à Cabbé qu’il a composé certaines de ses plus belles chansons comme "Une île" ou "Amsterdam". Roquebrune-Cap-Martin a été l’endroit où il a été le plus heureux. Il avait eu le coup de foudre pour cette plage, de retour d’un concert à Menton, en passant en train. Je suis revenu sur ses traces pour cet ouvrage, en y apportant une touche régionale, par rapport à mon histoire. J’ai eu envie que ce livre ait une dimension azuréenne.

Dans la préface de l’ouvrage, vous écrivez que Brel n’a jamais été abandonné par la mémoire collective. Qu’est-ce qui explique cet attachement du public, toujours vif, à son œuvre?
Tout cela tient à la force de ses chansons, qui ont une remarquable construction. C’était un interprète intense et violent. Les thématiques poétiques et universelles dans son œuvre sont intemporelles.

Vous lui voyez un héritier aujourd’hui dans la chanson française, quarante ans après sa disparition?
Je n’en vois aucun qui lui arrive à la cheville! C’était un personnage unique et tant mieux. Il n’y aurait rien pire que d’être un demi-Jacques Brel…


Savoir +
"Jacques Brel, mieux vaut être triste que c…" Le 24 octobre, à 19 heures, à la bibliothèque Louis-Notari. Accès libre.
"Jacques Brel en 40 chansons", de Bruno Brel, Stéphane Loisy et Baptiste Vignol aux éditions Hugo Image. 160 pages - 19,95 euros.

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