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9 conseils d’expert pour rester zen dans les embouteillages du chassé-croisé

Vous vous apprêtez à prendre la route des vacances ou le chemin du retour? Attention, ce week-end - le deuxième de chassé-croisé - s’annonce chargé. Alors pour vous permettre d’effectuer votre trajet le plus sereinement possible dans ces conditions difficiles, voici quelques astuces.

V. R. Publié le 06/08/2021 à 18:30, mis à jour le 22/11/2021 à 10:06
Rester zen au volant, ce n'est pas une sinécure. Surtout en plein chassé-croisé entre juilletistes et aoûtiens. Photo V. R.

Le week-end qui arrive devrait de nouveau voir juilletistes et aoûtiens se croiser sur les routes. Bison futé, de son côté, annonce des difficultés dès ce vendredi 6 août.

Mais c’est demain, samedi 7 août, que la situation devrait vraiment se corser, avec un paroxysme du côté de la vallée du Rhône et donc sur l’autoroute A7.

Pour ce qui concerne le Var et les Alpes-Maritimes, le plus gros des difficultés est plutôt attendu dimanche: sur l’arc méditerranéen, de l’Espagne à l’Italie, la circulation devrait être aussi compliquée de l’est vers l’ouest, que de l’ouest vers l’est.

 

Bien sûr, pour assurer la sécurité de son voyage, il y a les précautions et recommandations relayées par les autorités et les sociétés autoroutières.

Mais même en sécurité, les embouteillages restent un mauvais moment à passer. Pour que ces trajets soient moins pénibles, moins stressants, qu’ils se déroulent aussi sereinement et confortablement que possible, nous avons demandé son avis à un expert sur quelques astuces pour rester zen dans les bouchons.

Frédéric Ozon est le responsable régional de l’association 40 Millions d’automobilistes. Il est aussi le président de l’Automobile club de Nice. Il livre ses conseils.

Président de l'Automobile club de Nice, Frédéric Ozon est aussi le délégué régional de l'association 40 Millions d'automobilistes. Photo DR.

#1. Avant de partir, s’assurer que tout fonctionne

Freins, éclairages, pneus, essuie-glace… Veiller à ce que le véhicule soit au top de sa forme, c’est s’enlever le stress d’une panne, d’un dysfonctionnement qui viendrait troubler la mécanique des vacances. 

"La voiture, c’est comme la valise, explique Frédéric Ozon: on la prépare avant le départ. Partir avec un véhicule révisé, ça enlève l’angoisse de l’inattendu." Même si évidemment, sur la route, la vigilance doit être la règle numéro 1, puisque tout n’est pas dans nos mains.

#2. S’installer confortablement dans sa voiture... et dans ses vêtements

L’idée, c’est d’être bien dans son véhicule, que rien ne vienne ajouter d’agacement à celui causé par les difficultés de circulation. Et ça commence par éviter un jean trop serré, un tee-shirt qui gratte, une étoffe qui fait transpirer. En fait, indique le délégué de 40 Millions d’automobilistes, "c’est comme quand on prend l’avion: on fait en sorte d’être à l’aise dans ses vêtements". Il lance, amusé: "On ne fait pas un défilé de mode en voiture!"

Être installé confortablement, c’est aussi s’assurer que le siège est bien réglé, que les rétroviseurs sont correctement ajustés. Ça semble tomber sous le sens, mais combien de fois se rend-t-on compte une fois sur l’autoroute que le siège est trop avancé, les miroirs trop inclinés? Afin de ne pas se stresser inutilement en se contorsionnant, on gère ça avant le départ. "Surtout si on conduit une voiture qui n’est pas celle de notre quotidien", remarque Frédéric Ozon, qui résume: "Plus on est mal à l’aise au volant, plus on s’énerve."

 

#3. Prendre son temps et ne pas partir déjà stressé

Dans la mesure du possible, l’idéal, note le délégué de 40 Millions d’automobilistes, "c’est de ne pas s’imposer une heure d’arrivée". Et donc ne pas se mettre la pression d’avance.

À ceux qui prennent la route des vacances, le spécialiste conseille par exemple de ne pas partir tout de suite après le travail, encore excité de la journée, et de s’octroyer un moment de décompression.

Frédéric Ozon pense aussi aux automobilistes qui rentrent chez eux et  "enchaînent 1.000 km dans la journée, sur l’A9 ou l’A11: avec le stress des embouteillages, ils perdent probablement tout le bénéfice de leurs vacances en peu de temps". Il ajoute: "Moi-même, je rentre de vacances ce week-end, mais je vais prendre le temps, en faisant le trajet en deux étapes." Une bonne solution anti-stress.

En fait, résume-t-il, "il faut essayer de transformer ce qui n’est qu’un déplacement en un sas de vacances". À l'aller comme au retour.

Sur la route des vacances ou le chemin du retour, le chassé-croisé est une épreuve qu'il faut prendre avec philosophie. Photo doc. C. D..

#4. Ne pas hésiter à prendre un itinéraire bis

Dans le même ordre d’idée, changer d’itinéraire peut se révéler un pari gagnant au moins quant à la gestion du stress. "On a tous tendance à rester sur l’autoroute, alors qu’aujourd’hui on a plein de moyens de se tenir informer de l’état du trafic en temps réel - Waze, Coyotte, ou encore Radio Vinci autoroute", remarque le président de l’Automobile club de Nice. 

Ainsi conseille-t-il de "ne pas hésiter à en sortir" pour emprunter d’autres chemins, voire carrément à s’arrêter. Avancer sur une voie, certes moins rapide, ou même prendre une pause sur une aire de repos, alors que l’autoroute est bouchée ne devrait pas constituer une si grande perte de temps sur le trajet et aiderait en revanche à préserver son capital sérénité!

#5. Prévoir de quoi s’hydrater

La bouche sèche, la langue pâteuse, voilà bien des sensations désagréables. Alors pour les éviter, on prévoit de quoi boire suffisamment: il ne faudrait pas tomber en panne sèche. D’autant que par les températures qui courent, s’hydrater est primordial. "Lorsque l’on est concentré sur sa conduite, on ne pense pas toujours à boire, argumente l’expert. Résultat: on se dessèche au volant ce qui entraîne de la fatigue, puis du stress et donc du danger."

 

Il conseille bien sûr d’emporter de l’eau, mais aussi des fruits frais. "En cette saison, c’est agréable!" D’ailleurs, il est aussi préférable de manger léger, plutôt que de faire bombance. Au moins pour ce qui concerne le conducteur car, rappelle Frédéric Ozon, "l’un des effets de la digestion, c’est la somnolence".

#6. Tromper l’ennui avec une bonne playlist

Se focaliser sur les bouchons les rend d'autant plus exaspérant. Mieux vaut essayer de penser à autre chose. Pour ça, rien de tel qu’une bonne playlist qui donne le sourire - "à condition qu’elle convienne à tout le monde dans la voiture!", souligne le président de l’Automobile club de Nice -, un podcast qui permet de s’instruire pendant ce temps qui semble perdu ou des jeux pour partager un moment tous ensemble. Attention toutefois à conserver sa vigilance: pas question de se lancer dans une chorégraphie, même dans les embouteillages où il est tout aussi indispensable de rester concentré.

#7. Faire de petits exercices

Évidemment, on ne va pas se mettre à faire des squats ou des fentes derrière le volant, ni sur la banquette arrière. N’empêche qu’on peut effectuer quelques mouvements qui permettent de se relaxer. 

"Il existe des exercices spécifiques pour les conducteurs, précise Frédéric Ozon. On peut ainsi détendre les cervicales, les lombaires, soulager les cuisses..."

Par exemple, on peut étirer ses épaules et le milieu du dos en mettant les mains sur le volant et en arrondissant le dos. On prend ensuite une grande respiration et on relâche. Pour étirer le cou, on penche la tête vers l’épaule gauche, on prend une grande respiration et on fait la même chose du côté droit.

Si ce type d’exercices se fait très bien en voiture, il est préférable d’attendre d’être à l’arrêt. Ça tombe bien, vous êtes dans les bouchons!

#8. Prendre sur soi

C’est bien connu: plus on s’agace, plus on monte en pression. Mieux vaut se mettre dans la posture de celui ou celle sur qui tout glisse. Comme cet automobiliste qui vient de changer de file sans mettre son clignotant ou cette conductrice qui a mis un peu trop de temps à redémarrer. De la même manière, plus on relativise en restant courtois, plus on reste soi-même zen. "Rester courtois, c’est important", rappelle l’expert. D’autant que "s’énerver après le conducteur dont le comportement nous agace ne changera rien à celui-ci: il faut apprendre à prendre sur soi et à laisser couler".

 

Bref, dans les bouchons, on a assez de raison de se stresser pour ne pas s’en rajouter inutilement !

#9. Faire un break

"Il n’y a pas de solutions miracles, conclut Frédéric Ozon: si vous êtes coincé dans les bouchons, à un moment ou à un autre, le stress finira naturellement par l’emporter." Alors si vraiment vous n’en pouvez plus (ou que vous conduisez depuis deux heures), n’hésitez pas à faire une pause. Se dégourdir les jambes, respirer un grand coup, voire prendre le temps d’une mini-méditation pourrait être la clé d’un voyage serein. "C’est nécessaire pour se relaxer et faire descendre le stress." Celui du conducteur, mais aussi celui de tous les occupants du véhicule.

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