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Vous rêvez de rosiers comme à la villa Rothschild? On vous explique comment faire

Difficile d’avoir de beaux rosiers sur la Côte d’Azur. On a demandé comment faire au jardinier en chef de la Villa Éphrussi de Rothschild.

Ludovic Mercier Publié le 01/06/2021 à 18:00, mis à jour le 01/06/2021 à 19:21
(Photo Franz Chavaroche)

C’est souvent l’une des premières fleurs que l’on veut voir pousser dans son jardin. Alors on va à la jardinerie, on achète un joli rosier, on transpire un peu en creusant le trou pour le planter, on y fourre toutes sortes de suppléments comme autant de promesses de futures brassées de fleurs odoriférantes... et on se retrouve quelques semaines plus tard avec trois branches toutes jaunies et des fleurs chétives.

Rassurez-vous, tout est normal. "Cultiver des rosiers dans la région, c’est très compliqué, confie André Castella, le chef jardinier de la Villa Éphrussi de Rothschild. C’est un arbuste qui a besoin d’un repos hivernal pour faire une belle floraison, et ici il ne fait pas assez froid." Mais pas de panique, ce n’est pas impossible pour autant. La preuve, la Villa Éphrussi de Rothschild abrite des centaines de rosiers de toutes sortes. Et ils sont tous magnifiques. Cerise sur le gâteau, c’est du naturel. "Nous sommes en bio depuis plus de dix ans."

Tout naturel

Ces rosiers ont été plantés en janvier et ils sont déja magnifiques. (Photo Franz Chavaroche)

Alors comment fait-on pour obtenir des arbustes aussi beaux qu’à la Villa? D’abord, on est attentif quand on choisit ce que l’on va planter. "Toutes les variétés ne s’adaptent pas partout." Certains rosiers sont greffés, et c’est la résistance du porte-greffe qui compte. D’où l’intérêt de se fournir dans une pépinière locale, qui réalise ses propres greffes.

Ensuite, on paille. "Nous utilisons du bois raméal fragmenté. C’est-à-dire que l’on broie les résidus de la taille des oliviers, et on les dépose aux pieds des rosiers. Cela empêche le dessèchement des racines." Un dicton horticole dit qu’un bon paillage vaut dix arrosages. Et en se décomposant, les brindilles fournissent des nutriments.

Troisième conseil: "Il faut les tailler au bon moment. Ici, je les taille systématiquement mi-janvier. Si on veut des fleurs en mars, on ne les taille pas, mais ils s’épuiseront avant l’été."

Ensuite, les repas. Les plantes aussi ont besoin de manger. "Une plante forte sera beaucoup plus résistante aux maladies. On leur donne de l’amendement organique, et du stimulant racinaire même s’ii le rosier est en place depuis plusieurs années." Des racines plus développées permettront une meilleure assimilation des nutriments.

Rétablir l’équilibre

Parmi les problèmes habituels des rosiers, des taches noires ou orange. Ce sont la marsonia et la rouille, des maladies dites cryptogamiques. Pour cela aussi, il y a un remède naturel: "J’utilise de l’huile essentielle d’orange amère en préventif." Dès que les bourgeons éclosent, quelques gouttes dans un pulvérisateur avec un produit dispersant.

 

Dernier point: le sol de la région est argilo-calcaire. "Ça peut provoquer des carences en fer, et faire jaunir les feuilles. Ce n’est pas forcément parce que le sol manque de fer, ça peut être aussi que la plante n’arrive pas à puiser le fer disponible dans le sol. Alors je mets de l’acide humique, une ou deux gouttes par pied. Ça rétablit l’équilibre."

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