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Le Grand Prix de Monaco menacé par un projet immobilier?

Mis à jour le 17/05/2016 à 05:14 Publié le 17/05/2016 à 20:25

Le Grand Prix de Monaco menacé par un projet immobilier?

Michel Boeri, le président de l'ACM, n'y va pas par quatre chemins. Pour lui, le projet de création d'un quartier au bout du quai Albert-Ier signerait l'arrêt de mort du Grand Prix

Qui peut imaginer un seul instant Monaco sans son Grand Prix de F1? Sans l'Historique? Sans le Rallye Monte-Carlo? Qui? Personne. Sauf le principal concerné, l'organisateur, le président de l'Automobile Club de Monaco (ACM).

Pour la première fois ouvertement, avec le verbe haut et la fermeté qu'on lui connaît, Michel Boeri envisage sans sourciller la sortie de route définitive. En clair, la fin des épreuves automobiles en Principauté.

Une nouvelle blague, une énième boutade qui se termine par une tape sur l'épaule ? Pas cette fois-ci. "Le projet de M. Caroli, s'il devait voir le jour, entraînerait automatiquement la fin du Grand Prix de Formule 1. Je vous le garantis sur facture."

Au moins 4.000 m2

Le projet pointé du doigt par le président de l'ACM concerne l'aménagement d'un nouveau quartier sur le port, comprenant un parc de logements, des commerces, des restaurants et deux musées. Cette promotion immobilière est portée par le groupe Caroli.

Michel Boeri concède que "l'ACM n'a pas qualité pour se prononcer sur les décisions urbanistiques, économiques ou culturelles du gouvernement princier. En revanche, il entre dans sa compétence de responsable des épreuves automobiles d'alerter avec constance sur les conséquences néfastes que cette réalisation entraînera sur l'avenir du Grand Prix de Formule 1 et sur toutes les épreuves automobiles monégasques".

Le nœud gordien? L'espace occupé par les équipes de télévision et tous les moyens techniques nécessaires à la retransmission en mondovision du Grand Prix.

Dans le jargon de la F1, on appelle cette vaste zone le "TV Compound"». Et la Fédération internationale de l'automobile ne plaisante pas avec ce poumon du sport automobile, obligeant tout organisateur de Grand Prix à disposer d'un espace d'au minimum 4.000 m2 d'un seul tenant, et d'un rayon de braquage de 30 mètres permettant aux cars-régies de manœuvrer.

Sans compter, à Monaco, les 500 m2 nécessaires pour stocker les pneumatiques.

"Pas de TV Compound, pas de Grand Prix"

Et c'est justement là que le bât blesse. Sur les quelque 9.000 m2 du projet global porté par le groupe Caroli, l'opération immobilière occuperait une emprise au sol de 2.500 m2, précisément sur la zone où s'installent actuellement les cars-régies des chaînes de télévision.

Roberto Testa, le directeur de la société Samegi (groupe Caroli), assurait le mois dernier, à propos de cet espace utilisé par l'ACM pendant le Grand Prix, mais aussi par le Yacht Show en septembre ou encore le Jumping en juin: "Nous avons dû trouver et, pour certains (l'ACM, ndlr), nous allons encore trouver des solutions alternatives dans l'intérêt et avec la bonne volonté de toutes ces institutions."

Réponse très claire du berger à la bergère: "Pas de TV Compound, pas de Grand Prix", formule Michel Boeri. Qui explique: "Une réflexion approfondie a été menée concernant les alternatives possibles. Celle-ci n'a pu aboutir sur le plan technique."

Compromis encore possible?

Le musée Grimaldi et le Centre de l'homme et de la mer ne posent pas de difficulté, étant situés en dehors du TV Compound. C'est l'opération immobilière qui est en cause.

Un immeuble sur lequel, en l'état actuel des choses, repose tout l'équilibre financier du projet, les deux musées étant financés par la vente de quarante appartements.

Selon nos sources, le permis de construire a bien été déposé et est en cours d'instruction.

Pour sa part, le gouvernement, à la demande du prince, travaillerait activement sur la question de l'emprise foncière pour trouver une solution acceptable par tous.

Car plusieurs questions se posent maintenant: un compromis peut-il encore être trouvé afin de permettre au projet immobilier de voir le jour sans pénaliser le Grand Prix?

Les deux musées peuvent-ils être construits sans l'opération immobilière privée qui assure leur financement? Quelle sera la position du Conseil national sur la question de la désaffectation des quelque 9.000 m2 nécessaires? Dans quel sens, au final, si les discussions n'aboutissent pas, le prince tranchera-t-il?

L'idée d'abandonner le Grand Prix et de faire une croix sur l'histoire automobile à Monaco est, de toute façon, inimaginable.


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