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Boris Herrmann sur le Vendée Globe, "le plus important, c’est d’arriver"

Mis à jour le 12/01/2021 à 21:29 Publié le 12/01/2021 à 21:28
Boris Herrmann.

Boris Herrmann. DR

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Boris Herrmann sur le Vendée Globe, "le plus important, c’est d’arriver"

Le skipper navigue actuellement au large du Brésil, tirant tout droit dans l’Atlantique pour rejoindre Les Sables d’Olonne et boucler son premier Vendée Globe. Sur le podium? Peut-être…

L’image est belle. Celle d’un marin beau gosse et tout sourire, en tee-shirt, assis sur le bastingage de son bateau. Boris Herrmann sait soigner son entrée.

Voilà comment il a reçu la poignée de journalistes invités à converser avec lui quelques minutes ce mardi après-midi pour une réunion Zoom en vidéoconférence – merveille de technologie – entre les rédactions de la Principauté… et l’Atlantique Sud.

À son allure joviale et sa sympathie, on ne perçoit ni la fatigue ni la pression que le skipper du Seaexplorer-Yacht Club de Monaco ingurgite depuis 65 jours en solitaire pour accomplir ce Vendée Globe.

L’Allemand est actuellement dans les eaux de l’Atlantique face aux côtes brésiliennes. Il fonce droit vers Les Sables d’Olonne pour la dernière ligne droite de la compétition. Une séquence plus souple – sur le papier – de la course où il entend quand même gagner en rapidité pour remonter sa sixième place et rejoindre le peloton de tête, tous dans un mouchoir de poche en ce moment.

"Les températures extérieures remontent, mon corps a plus d’énergie. Le bateau est en forme, je suis en forme et j’arrive à me reposer un peu plus. Ça reste intense mais je reste motivé. Cette partie est un peu plus reposante, je peux ralentir mon cerveau, il n’y a pas le risque permanent de casser. Mais je croise les doigts que le vent ne baisse pas", lance Boris avec le sourire.

"Une course plus dure que ce que j’avais imaginé"

Pour autant, il l’assure, cette course qu’il a si longtemps préparée ne ressemble en rien à ce qu’il avait imaginé. « J’ai réalisé que la régate c’est une chose mais une course autour du monde c’est autre chose. Je dois dire que je me suis retrouvé dans une course plus dure que ce que j’avais envisagé. Personne ne peut imaginer ce que c’est un Vendée Globe sans l’avoir vécu. C’est deux fois plus dur qu’une régate en double », explique le marin.
« Dans le Sud, j’ai lutté et souffert, je ne pouvais pas faire avancer le bateau comme je voulais, maintenant nous avons la chance d’avoir une mer plate et plus fluide. Et je suis dans un super état, à 100 % ».
L’esprit et le corps focus sur cette sixième place, lui offrant l’opportunité de s’approcher des avant-postes de la course. Le plus dur est derrière lui ? Certains observateurs le pensent. Son passage du cap Horn épique, dans la tempête avec une voile déchirée, aura été l’acmé de ce challenge. Les 48 heures les plus dures de sa course admet Boris Herrmann. « J’étais dans la tempête et dans la misère, le stress très haut mais c’était une expérience à vivre ».

"On partage nos soucis, nos douleurs, nos envies"

Son vœu initial d’être dans les dix premiers demeure. Si Charlie Dalin et Damien Seguin font actuellement la course en tête, le Seaexplorer-Yacht Club de Monaco fait toujours office de sérieux challenger. Notamment grâce à ses foils qui permettent de faire glisser le bateau sur l’eau et gagner en vitesse. Autre donnée importante : le peu de distance actuel entre les concurrents du haut du classement peut laisser envisager un beau suspens pour le sprint final.

Dans une ambiance bon enfant ? Interrogé sur la rivalité sur l’eau, Boris Herrmann parle plutôt de camaraderie. C’est lui notamment qui a instauré un groupe Whatsapp entre les concurrents avant le départ.

"Pas tout le monde l’utilise. Jean (Le Cam) n’a pas Whatsapp, Louis (Burton) ne dit pas grand-chose. Ce sont plutôt les outsiders qui communiquons entre nous, dans un échange très collégial. Ça reste détendu entre les concurrents. On partage nos soucis, nos douleurs, nos envies, nos problèmes. C’est très solidaire, Benjamin (Dutreux) et Damien (Seguin) m’ont même félicité de certaines performances".

Avant de passer la ligne d’arrivée devant les côtes françaises, les miles nautiques sont encore au programme pour remonter tout l’Atlantique jusqu’en Vendée. Face au dénouement, le skipper ne se met pas (trop) la pression. « Le plus important c’est d’arriver, la course est encore ouverte. On est dans une vraie régate, c’est ce qui est génial » souligne-t-il. « Mais je reste très prudent et confiant. Le résultat, après, est dans les mains de Dieu ».

De Dieu ou de Sainte Dévote… car le skipper estime son arrivée aux Sables d’Olonne entre le 28 ou le 29 janvier, au moment de la célébration de la sainte patronne de la Principauté. Elle aussi, selon la légende avait traversé la Méditerranée en solitaire sur une barque. Peut-être pourrait-elle lui donner un coup de pouce ? Qui sait…

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