“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Vingt-cinq animaux saisis dans une résidence privée

Mis à jour le 01/02/2020 à 11:34 Publié le 01/02/2020 à 11:34
Tous les animaux ont été placés dans des lieux d’accueils gérés par les associations locales.	(DR)

Vingt-cinq animaux saisis dans une résidence privée

Antibes Après une plainte portée par la Fondation Brigitte Bardot, différentes associations ont agi aux côtés des forces de l’ordre pour une saisie judiciaire. L’affaire est entre les mains de la justice

Une petite patte qui gratte, qui gratte. Et une truffe qui se lève à chaque passage de silhouette empaquetée dans une combinaison blanche. « Il essaie de chercher une croquette. Ça crève les yeux : ils ont faim », lâche, gorge serrée, une des membres des associations de protection animalière sur place, ce matin-là.

Suivant les forces de l’ordre dans cette résidence sécurisée d’Antibes, les défenseurs de la cause animalière attendent avant de passer à l’action. Tous ont répondu présent la semaine dernière pour prêter main-forte aux forces de l’ordre afin de mener à bien la saisie des animaux - temporaire, sur décision judiciaire.

Une intervention faisant suite à une plainte émanant de la Fondation Brigitte Bardot.

« Une vingtaine de chats et zéro litière ici »

L’octogénaire visée par le signalement ne serait pas une inconnue pour l’entité reconnue d’utilité publique depuis 1992.

Si la dame en question n’a pas été placée en garde à vue, mais a pu être auditionnée, ses animaux ont, quant à eux, quitté son domicile. Une opération d’ampleur qui a mobilisé des forces de la SPA et de différentes associations.

Laissant aux policiers nationaux la place pour agir, ces dernières ont passé toute la matinée à récupérer les toutous et matous dans différents endroits de la propriété.

À l’extérieur, d’abord : un enclos grillagé, fermé. Plusieurs matous et leurs grandes mirettes. « Ils sont jeunes », commente une des bénévoles, observant leur comportement : « Ils n’ont pas les yeux qui coulent. Et ça, c’est plutôt bon signe. »

Après avoir fait le tour de la maison, une de ses consœurs la rejoint, le visage grave : « Ce n’est pas vraiment la même donne là-dedans… Crois-moi. »

Sortant les caisses de transport et les alignant devant la porte d’entrée, les bénévoles se relaient pour dresser le constat : « C’est bien simple : ici il y a vingt-trois chats et pas une seule litière dans cette maison. On a vite fait d’imaginer la situation… »

« Aucun des matous n’est identifié »

Après avoir réalisé le comptage final des félins, les équipes se forment et organisent rapidement le départ des animaux.

Un par un, chaque animal est placé dans une caisse de transport. À chacun sont attribués un numéro, une fiche caractéristique permettant de le reconnaître et une photographie : « Seuls les chiens sont identifiés. Aucun des chats ne porte de puce. »

Un travail long, précis, réclamant patience, savoir-faire et délicatesse.

Si certains chats se laissent attraper sans trop de difficultés, d’autres se rebiffent, ne comprenant pas ce qu’il se passe. « On voit bien que certains ne sont pas forcément habitués au contact avec l’humain, ce n’est pas quelque chose de naturel », soutient un membre du milieu associatif qui interroge un de ses collègues : « Tu es allé dans le garage ? » Une question souvent répétée au fil des minutes. Et pour cause, ceux qui en reviennent ont besoin d’en parler : « Dans ce genre de cas, lorsque l’on intervient pour une saisie on s’attend à voir une accumulation de tout : de magazines, d’objets, d’animaux. Mais là, non. Il y a “seulement” beaucoup d’animaux. Mais le pire, c’est l’état du garage… »

« On a trouvé le cadavre d’un chat collé au sol...»

Reprenant leur respiration, les bénévoles racontent : « Il y a des déjections partout. Visiblement, une partie des chats y était enfermée. » Le pire, ce que tous redoutaient, était bien là : « Oui, on a trouvé un chat mort. Pardon de le dire comme ça mais on a dû décoller son cadavre du sol avec un couteau pour parvenir à le récupérer. Donc ça ne datait pas d’hier. » Conduit pour une autopsie, le chat ayant perdu la vie n’a pu être examiné : « Le vétérinaire nous a dit que c’était trop tard. Il est bien trop… rigide pour faire quoi que ce soit. Donc non, on ne saura pas de quoi il est mort. »

Un coup dur, une image choc à laquelle, dramatiquement, les associations ne sont que trop habituées.

« Il va mieux, il reprend des forces »

Et c’est bien pour cela que lorsqu’un minou est trouvé dans une posture plus que fâcheuse, les choses s’accélèrent. Transporté en urgence vitale auprès d’un spécialiste, il a pu être sauvé - même si ses chances « étaient minces » : « Il souffrait de déshydratation et de dénutrition. » Et là ? « Il va mieux, il reprend des forces. » Tout comme ses camarades. Puisqu’à l’heure actuelle la vingtaine d’animaux a été accueillie dans différents endroits gérés par des associations. Ainsi, Les Chats de Stella ont récupéré le plus grand nombre de matous, épaulés par le refuge Jean-Duflos d’Antibes, l’Assistance aux Animaux et L’Espoir des petites pattes - qui assure que les toutous prennent leur aise dans leur nouvel environnement, apprenant notamment « la propreté ». Un nouvel environnement pour ces félins - dont une partie d’entre eux sont séropositifs (1) - et canidés dont le sort dépend des suites de l’affaire.

Puisque cette dernière est actuellement entre les mains de la justice.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.