“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

VIDEO. Sur ce nouveau site d'entrainement, les pompiers de Monaco s'exercent en conditions proches du réel

Mis à jour le 16/12/2016 à 05:13 Publié le 21/12/2016 à 07:02
Le site reproduit les situations courantes auxquelles sont confrontés les sapeurs-pompiers de Monaco.

Le site reproduit les situations courantes auxquelles sont confrontés les sapeurs-pompiers de Monaco. Photo Jean-François Ottonello

VIDEO. Sur ce nouveau site d'entrainement, les pompiers de Monaco s'exercent en conditions proches du réel

Le nouveau site d'entraînement des 140 pompiers de Monaco sur la commune d'Eze permet de reproduire des explosions de fumée. Une façon d'immerger les hommes dans des situations concrètes.

Plus que les flammes, c'est bien la fumée, le véritable cauchemar des sapeurs-pompiers.

Ils étaient une dizaine, ce jeudi 15 décembre, à s'entraîner dans des conditions très proches de la réalité sur un terrain du quartier de la Brasca à Èze. Une piqûre de rappel indispensable pour ces professionnels confrontés à de multiples dangers de mort durant leurs interventions.

Inauguré fin juin, le site est composé de plusieurs containers superposés, recréant partiellement ou totalement des surfaces présentant les mêmes conditions d'intervention qu'un appartement ou un bateau. Des situations courantes pour les sapeurs-pompiers de Monaco.

"Le plus grand danger, c'est la fumée"

"Grâce à ce site, nous allons pouvoir maintenir les acquis professionnels des sapeurs pompiers pour leur permettre d'être mieux aguerris dans la lutte contre l'incendie" amorce le colonel Tony Varo, chef de corps des sapeurs-pompiers de Monaco.

"Nous souhaitons que ces hommes et ces femmes soient formés au plus proche de la réalité", abonde le commandant Marc Degabriel, chef du bureau formation, instruction et sport. Il poursuit: "Contrairement à ce qu'on peut penser, on ne voit pas le feu car la fumée est trop dense. Le plus grand danger pour les intervenants, c'est véritablement la fumée".

Ainsi, trois modules différenciés permettent aux soldats du feu de maîtriser et d'approfondir les différents aspects de la lutte contre l'incendie. "Un module feu, un module intervention et un module lance pour manier la lance à incendie. Ils peuvent être indépendants ou se compléter afin d'offrir un terrain au plus proche des conditions que connaissent les sapeurs-pompiers sur le terrain", étaye le colonel Varo.

Protégés par un lourd casque et un masque à gaz, les sapeurs-pompiers progressent dans une pièce supposée être un appartement en feu, tout en évitant les obstacles: "Des chaises, des tables, du mobilier divers", énumère le sergent-chef Fabrice Grillet, en charge de surveiller le bon déroulement de l'exercice du jour.

"Aujourd'hui, notre formation est basée sur les fumées, bien plus dangereuses pour la vie des intervenants que les flammes. On peut voir ça comme un gaz en hauteur qui peut s'enflammer", reprend le commandant Degabriel.

Le feu a changé de physionomie

Il poursuit: "Nous avons affaire à des feux qui ne ressemblent plus à ceux qu'on connaissait avant. Tout simplement parce que l'habitat a changé sur deux paramètres importants: par son potentiel calorifique et fumigène d'une part, du fait de l'ameublement moderne. Et surtout par les nouvelles normes d'isolation acoustique et thermique, qui rend les appartements très étanches. De ce fait, nous sommes face à des feux sous-ventilés et qui présentent pour les sapeurs pompiers d'importants risques d'explosion de fumée", explique-t-il.

Ainsi, ces phénomènes peuvent être reproduits en toute sécurité grâce à ce site sur la commune d'Èze.

Les sapeurs-pompiers sont amenés à identifier les signes précurseurs d'un "backdraft" (explosion de fumée en français) mais aussi à "adapter les comportements pour se mettre en sécurité ou apporter la réponse hydraulique nécessaire et suffisante", conclut le colonel Varo.


La suite du direct