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Véritable icône de la baie de Tamaris, une ancienne cabane de pêcheur de La Seyne-sur-Mer à sauver des eaux

Mis à jour le 27/03/2021 à 10:11 Publié le 27/03/2021 à 09:45
Pierre Balmitgère a lancé une cagnotte pour rénover sa cabane jaune et bleue.

Pierre Balmitgère a lancé une cagnotte pour rénover sa cabane jaune et bleue. Photos Frank Muller

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Véritable icône de la baie de Tamaris, une ancienne cabane de pêcheur de La Seyne-sur-Mer à sauver des eaux

La petite cahute de La Seyne-sur-Mer, véritable icône de la baie de Tamaris, est mal en point. Son propriétaire vient de lancer une cagnotte pour financer une partie des travaux. Et ses projets sont nombreux.

Vue depuis la corniche, elle symbolise la pêche et l’aquaculture. C’est une petite construction sur pilotis qui, de plus près, porte les stigmates des vagues et coups de vents violents. Pierre Balmitgère, à la tête de Tamaris Sud Fish (élevage de poissons) et de Pierre et le loup (culture de coquillages, transformation de produits et dégustation) est propriétaire de ce petit morceau du patrimoine seynois. "On la voit très souvent en photo", raconte l’exploitant, installé depuis 2008 dans la baie. Et pour cause, ces petits cabanons font partie du paysage.

Un appel aux dons

Mais tout n’est pas aussi beau que sur les clichés. "La base de la construction est très endommagée", indique Pierre Balmitgère. Sous la cabane et le petit ponton qui l’entoure, plusieurs dizaines de piliers en acier rouillés jusqu’à l’os. Les planches aussi ne sont plus toutes jeunes. En effet, depuis sa construction en 1994, très peu de travaux d’envergure ont été réalisés. "Il faudrait déjà réparer toute la structure métallique. Il faut une quarantaine de poteaux. C’est 250 euros pièce", soupire l’exploitant. Mais loin de lui l’idée de se décourager. Il est déjà parti à la pêche aux financements. "Je suis en train de monter des dossiers de subvention auprès de la Région et de l’Europe. Chacun pourrait prendre en charge 20% du montant global."

Pour "remettre en l’état" ce morceau de patrimoine, Pierre Balmitgère a lancé une cagnotte en ligne (lire ci-dessous). Et si les objectifs sont atteints, le site pourrait retrouver son éclat d’antan. Voire plus.

Des projets plein le filet

Car Pierre Balmitgère ne veut pas se contenter de passer un coup de peinture sur les murs. "L’idée serait de réaménager la cabane pour que l’on puisse s’en servir pour le travail. Nous pourrions stocker du matériel, avoir un petit bureau avec du matériel informatique, une chambre de gardiennage pour l’été."

Un site utile et attractif. "Dans l’absolu, on aimerait organiser des visites du parc aquacole. On pourrait aussi proposer des dégustations à la cabane." Mais le professionnel le sait: "Dès que l’on veut accueillir du public, il faut respecter toutes les normes de sécurité. Il faudrait que l’on refasse les quais autour. C’est un gros travail."

Une démarche qui s’inscrit dans la volonté affichée de la municipalité de mettre en avant les producteurs de la baie du Lazaret et le patrimoine local.

La base de la structure est rongée par la rouille. Une quarantaine de piliers en acier doivent être posés.
La base de la structure est rongée par la rouille. Une quarantaine de piliers en acier doivent être posés. Photo F.M.
25 000 euros à réunir

Pour sauver sa cabane, Pierre Baltmigère a besoin de 63.300 euros. Il a lancé une cagnotte en ligne pour rassembler une partie de cette somme qui sera complétée par des subventions et des fonds propres. Dans le descriptif du crowdfunding, il indique: "Une prestation de travaux maritime sur une durée de 1 mois nécessite un budget 21.000 euros: 40% de cette première phase sont éligibles par un financement FEAMP (Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche) et Tamaris Sud Fish financera en fond propre 9.000 euros." Pour autant, 11.600 euros doivent être récoltés par financement participatif pour mener à bien ces premiers travaux.

Respect du patrimoine

La baie du Lazaret est depuis 2016 protégée par l’Aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (Avap). Ainsi, "nous allons juste la remettre en état et l’aménager pour que l’on puisse s’en servir comme outil de travail". Il ajoute: "Nous allons réutiliser des éléments restants pour permettre de garder une forme identique des murs et des toits en augmentant l’isolation (12.000 euros€) sur lesquels 20m² de panneaux photovoltaïques sans batterie seront posés pour une autonomie électrique dans la journée et la production d’eau chaude (7.500 euros), toilettes sèches obligatoires pour répondre à l’exigence de l’environnement, et équipement et aménagement intérieur (9.500 euros): 30% de cette deuxième phase sont éligibles par un financement FEAMP et Tamaris Sud Fish financera en fond propre 4.000 euros." Restera encore 13.400 euros à ajouter pour payer la note.

Ainsi, le producteur a besoin de rassembler un total de 25.000 euros par financement participatif. Une somme élevée, mais qui ne serait pas sans récompense. "Pour donner envie, on a mis en place un système de contrepartie en fonction de l’importance du don, allant du kilo de moules au week-end sur le parc!"

Pour participer, rendez-vous sur: www.miimosa.com/fr/projects/sauvez-la-cabane-jaune-et-bleu-en-pleine-mer-tamaris-sudfish

 

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