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Venu inaugurer St-Roman

Mis à jour le 27/09/2019 à 10:12 Publié le 27/09/2019 à 10:12
Jacques Chirac aux côtés de Mme Aubert lors de l’inauguration de l’école St-Exupéry en 1985.
Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Venu inaugurer St-Roman

En 1985, profitant d’un séjour à Menton dans le cadre des journées parlementaires du RPR, Jacques Chirac accompagne le général Aubert - alors maire de la cité - pour ouvrir le nouveau quartier

Pour les amateurs des phrases cultes de Jacques Chirac, l’ancien président est avant tout associé à Menton pour deux d’entre elles. Destinées (naturellement) à son grand opposant - François Mitterrand - alors que se profile une cohabitation.

Le 4 octobre 1985, dans le cadre des journées parlementaires du RPR (1) organisées au casino de Menton, « Chichi » se montre ainsi particulièrement acerbe. Affirmant qu’« on ne construit pas la grandeur de la France avec de l’eau tiède et du chloroforme ». Que « le Concorde ne tombe pas en panne sauf quand M. Mitterrand monte dedans ».

Des piques qui feront date à échelle nationale.

« Citoyen de cœur »

Mais c’est aussi d’un point de vue purement local que l’homme politique est entré dans l’Histoire… de Menton ! En inaugurant, dans la foulée des rencontres de son parti, le quartier Saint-Roman.

L’homme politique se montre alors aux côtés du général Aubert, maire de la cité des citrons depuis 1977 et ami qu’il soutiendra toujours. Ce dernier le lui rend d’ailleurs à merveille en le faisant « citoyen de cœur » de Menton, ainsi qu’en lui remettant symboliquement les clés de la ville.

En cette belle journée d’automne, Jacques Chirac - alors député-maire de Paris - accompagne les élus locaux, les acteurs de la vie mentonnaise et la population dans le haut Careï.

À bord de cars affrétés pour l’occasion, tout ce beau monde s’en va visiter les installations industrielles, les nouvelles serres, l’ensemble immobilier des « Résédas » et des « Cytises », le nouveau groupe scolaire Saint-Exupéry. Ainsi que le stade Saint-Roman, bien sûr.

Quelques élèves originaires de Paris, en séjour à Menton dans le cadre d’une classe nature, participent également aux festivités - où près de mille personnes sont dénombrées. Grand amateur des bains de foule devant l’éternel, Chirac se prend au jeu. Inaugurant la plaque de démarcation du quartier, coupant le ruban (aux couleurs de Menton) devant l’école Saint-Exupéry, avec Mme Aubert. S’essayant même à la musique, motivé par la folle ambiance que les groupes folkloriques « La Capeline » et « La Mentonnaise » créent dans leur sillage. De la Pignata, l’homme politique ne parviendra pourtant pas à tirer un quelconque son.

Alors qu’on lui présente les divers équipements sportifs, Jacques Chirac fait le vœu que Paris organise les Jeux olympiques de 1992. En vain, de nouveau.

Reste que, présent pour cette inauguration en grande pompe, l’élu témoigne de son attachement pour Menton. Lui qui était déjà venu dans la cité des citrons en 1974 (l’année où il est élu Premier ministre pour la première fois). Et qui s’y rendait suffisamment régulièrement pour s’être lié d’amitié avec des personnalités locales. À l’instar de l’étonnant Robert le Pirate dans la ville roquebrunoise.

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