Rubriques




Se connecter à

Venturi : le record de vitesse tombe à l'eau

Ils l'avaient dans les jambes.

Thomas MICHEL Publié le 27/09/2017 à 05:02, mis à jour le 27/09/2017 à 05:02
Les pieds dans l'eau durant toute la semaine dernière, le Team Venturi n'a pu élancer convenablement son bolide sur le mythique lac salé de Bonneville, aux Etats-Unis.
Les pieds dans l'eau durant toute la semaine dernière, le Team Venturi n'a pu élancer convenablement son bolide sur le mythique lac salé de Bonneville, aux Etats-Unis. Venturi

Ils l'avaient dans les jambes. Enfin, dans le moteur. Ils le sentaient bien. Après des mois de préparation en atelier, le Team américano-monégasque de Venturi a investi le lac de Bonneville (Utah) en conquérant, la semaine dernière. Objectif : propulser sa fusée VBB-3 au-delà des 600 km/h et établir un nouveau record du monde de vitesse.

Problème, le lac salé est aussi mythique pour ses records automobiles que ses caprices. Et après 2013, 2014 et 2015, l'écurie de Gildo Pallanca-Pastor est revenue bredouille des États-Unis ce week-end. « Les aléas de la météo ont compromis toute tentative, c'est frustrant », confesse le directeur technique de Venturi, Franck Baldet.

Si « l'espoir » d'effacer des tablettes son propre record de 576 km/h établi en 2016 par le pilote Roger Schroer aura animé le Team Venturi jusqu'au bout, les premiers tests du mois d'août avaient malheureusement laissé entrevoir une nouvelle année de galère. « En août, la piste était très accidentée. Les voitures touchaient des bosses de sel et glissaient pendant un instant. »

 

« On ne veut pas lâcher l'affaire »

À tel point que la semaine dernière, seule l'écurie Venturi avait monté son bivouac sur l'immense plaine blanche de 260 km2. « C'est l'ADN de Venturi ce lac, alors on persiste ! » avoue Franck Baldet. En début de semaine, entre deux pluies, un créneau aurait bien été possible pour envisager une tentative de record. Problème : impossible de l'homologuer sans tout un dispositif, à commencer par la présence des juges de la Fédération internationale automobile, uniquement programmée en fin de semaine.

Et maintenant ? « On ne veut pas lâcher l'affaire ! », assure le directeur technique.

« Il pourrait y avoir d'autres lieux, notamment un lac en Australie. Mais le lac salé est mythique et c'est le lieu de notre record. Le lieu d'un énorme show chaque année (Speed Week), avec une certaine euphorie. » Bref, un décorum taillé pour l'aventure Venturi. Son audace et ses ambitions. Rendez-vous est donc déjà pris pour une autre tentative en 2018.

D'ici là, le Team de Gildo Pallanca-Pastor ne manquera pas de défis en Formula E.

Du 2 au 5 octobre, des essais seront conduits à Valence avant la désignation des pilotes de la saison 4. La fin d'année sera marquée par la reprise de la compétition à Hong-Kong (à partir du 2 décembre). « Ce qu'on apprend d'un côté, on le transvase de l'autre. Notamment la gestion thermique qui est aussi importante sur le record de vitesse », détaille Franck Bardet.

Offre numérique MM+

...

commentaires

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.