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Venez plonger dans la Grande Barrière de corail au musée océanographique de Monaco (c'est bluffant!)

Mis à jour le 17/07/2020 à 09:44 Publié le 17/07/2020 à 09:40
La salle de la Baleine abrite ce cinéma immersif.

La salle de la Baleine abrite ce cinéma immersif. Photo Cyril Dodergny

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Venez plonger dans la Grande Barrière de corail au musée océanographique de Monaco (c'est bluffant!)

C’est le point central de l’exposition de l’été au Musée océanographique, un dispositif technique permet de se croire en train de nager dans ce récif corallien et côtoyer sa faune

Bienvenue en Australie, dans la province du Queensland. La promesse est belle à l’heure où il est si compliqué de se déplacer dans le monde.

Au premier étage du Musée océanographique, les portes s’ouvrent pour un voyage express vers la Grande Barrière de corail. Ou plutôt à l’intérieur de la Grande Barrière de corail. Phobiques de l’enfermement ou de la plongée, pas d’inquiétude: ni le scaphandre, ni la bouteille d’oxygène sont de rigueur pour découvrir la nouvelle attraction estivale du Musée océanographique baptisée "Immersion".

Le prince Albert II a pu apprécier le projet ce jeudi, dont les réglages sont en cours de finition, avant l’ouverture au public samedi. Le projet se veut ambitieux et concrétise plusieurs années d’efforts pour les équipes du musée.

40 vidéoprojecteurs et des écrans de 9 mètres

Au total, les écrans couvrent 650 mètres carrés pour diffuser les images, notamment au sol.
Au total, les écrans couvrent 650 mètres carrés pour diffuser les images, notamment au sol. Photo Cyril Dodergny

Techniquement, l’exposition est une prouesse. Celle d’avoir transformé la salle de la Baleine en un théâtre singulier pour offrir cette plongée façon parc d’attractions. Quarante vidéoprojecteurs orientés sur des écrans de neuf mètres de haut aident à simuler ce bassin virtuel pour 650 mètres carrés de projection, sol y compris.

Ce cinéma immersif diffuse, sur une boucle de 30 minutes, un film qui retranscrit en images la vie quotidienne de la Grande Barrière. Une cinquantaine d’espèces s’y promènent. En s’approchant d’un écran, le visiteur peut même interagir avec le requin ou la raie manta. Même si l’expérience se veut avant tout contemplative… compilant des moments impossibles à vivre en une seule plongée.

Les images, elles ne sont pas réelles, mais de synthèse, dessinées à partir de véritables vues du mythique récif corallien.

"Notre volonté était d’être le plus fidèle à la réalité, car nous sommes dans un lieu de sciences. Il ne fallait pas céder au spectaculaire, tout en cédant à l’émotionne", témoigne Olivier Ferracci, directeur artistique et créatif de ce projet conçu avec Nora Matthey de L’Endroit.

Son dispositif, il le compare à une Ferrari, pour arriver à synchroniser quarante vidéoprojecteurs et vingt ordinateurs.

Concrètement on est ni dans Le Grand Bleu, ni dans Le Monde de Némo. C’est un entre-deux pour à la fois proposer du divertissement et de la didactique.

"Il a fallu rendre la réalité plus ludique", ajoute Eva Muller, cheffe du service expositions. "Sous l’eau, si on se déplace on ne voit plus rien. Là, nous sommes dans une version la plus proche de la réalité avec ce scénario inventé".

Le ballet des raies manta, comme si on y était.
Le ballet des raies manta, comme si on y était. Photo Cyril Dodergny

"Un petit animal merveilleux"

En filigrane du spectacle, la volonté affichée est de montrer les extraordinaires caractéristiques du corail. Qu’on retrouve dans tout un parcours à travers les salles qui complète l’exposition Immersion. Car le Musée contient d’étonnants spécimens.

"Monaco s’y intéresse depuis longtemps", rappelle le directeur des lieux, Robert Calcagno, "nous sommes le premier musée à avoir gardé des coraux vivants depuis trente ans dans nos aquariums".

Auteur l’an dernier d’un ouvrage sur le sujet, le directeur général de l’Institut océanographique est intarissable.

"Le corail est un petit animal merveilleux, qui compte parmi les trois écosystèmes les plus importants de notre planète. Ce petit animal a pu fédérer un formidable récif corallien, très riche. C’est presque un miracle cette alliance entre ce petit polype corallien et une algue. Le corail abrite l’algue et cette dernière capte l’énergie du soleil qui génère la production d’une énergie solaire".

Le plus bel exemple sur la planète, c’est cette Grande Barrière de Corail en Australie, qui passe virtuellement, l’été sur le Rocher.

L’accent mis sur la protection

C’est le plus grand écosystème corallien de la planète, l’une des sept merveilles naturelles du monde dans un chapitre plus poétique. La Grande Barrière de corail en Australie, longue de 2 300 kilomètres, couvre près de 350.000 mètres carrés.

Un territoire bâti et colonisé par les coraux dont les récifs servent d’abri à 30% de la biodiversité marine. C’est, par exemple, une résidence de choix pour huit espèces emblématiques marines qui y ont élu domicile : la raie manta, le mérou patate, la baleine à bosse, le requin à pointes blanches, le poisson Napoléon, le bénitier géant, la tortue verte et le célèbre poisson clown.

Des protagonistes que l’on voit dans l’exposition Immersion, et qui servent aussi à comprendre l’intérêt de prendre soin des coraux. Si les expositions d’art révèlent parfois le goût artistique chez certains, cette exposition a aussi une vocation plus philosophique : celle de donner aux visiteurs l’envie d’adhérer pour la protection des océans, pour laquelle le Musée océanographique s’engage depuis plusieurs années. Les coraux n’échappent pas aux menaces du réchauffement climatique et de la main de l’homme qui le saccagent ou l’amenuisent.

"Le corail est un sujet essentiel pour l’environnement de la planète, ce sont des ensembles d’espèces fascinantes. Et cet ensemble d’écosystèmes est en premier ligne des menaces globales. C’est le cœur des mers tropicales qui est en danger", souligne Olivier Dufourneaud, directeur de la politique des Océans pour l’Institut océanographique.

L’établissement soutient d’ailleurs plusieurs programmes qui tentent de sauver les coraux. "Aujourd’hui, il faut agir collectivement sur ce sujet", continue Olivier Dufourneaud. C’est d’ailleurs ce à quoi sont invités les visiteurs en sortant de l’exposition.


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