Venez aider les enfants à embellir la rue Trachel à Nice ce samedi 12 décembre

A l’initiative de l’association "Graines de fermiers", les collégiens de Vernier cultivent l’artère niçoise. Les habitants sont invités à venir participer, ce samedi de 14 heures à 16 heures.

L.B. Publié le 10/12/2021 à 21:25, mis à jour le 10/12/2021 à 21:25
Les collégiens de Vernier ont posé leurs graines de green cette semaine rue Trachel. Photo Franck Fernandes

C’est un ballet de râteaux et d’arrosoirs tout au bout de la rue Trachel, côté voie rapide, square colonel Jeanpierre. Là, Keyssie, Lydia, Elyes et leurs copains plantent lavande, fétuque bleue et romarin rampant tambour battant.

"Nettoyer les détritus, creuser, enlever le tiers de la motte, on a du boulot…", souffle Lydia, les deux genoux dans la terre.

Elle s’affaire sous le regard d’un vieil homme, appuyé sur sa canne, qui observe ces nouveaux paysans urbains: "C’est joli..", chevrote-t-il.

Ils bêchent et ils bûchent

Joli mais pas seulement. C’est militant, engagé. C’est surtout le fruit d’une rencontre entre l’association "Graines de fermiers" et du collège Vernier. Les premiers sont des passeurs de nature, des semeurs incessants, des poseurs de graines de green, des adeptes de fleurs dans chaque interstice de bitume, murs et toits, trous de goudron. Les seconds portent "un projet d’établissement sur la diversité", explique Amélie Descamps, prof de sciences et vie de la terre (SVT).

 

Voilà comment les élèves de 6e et de 5e se sont retrouvés cette semaine à cultiver leur rue, à "améliorer leur quartier en le réhabilitant, à être acteurs de leur cadre de vie ". Leur rue sensible fait un deal avec la vie et s’offre un nouveau paysage.

"Tu dois enlever un tiers de la motte avant de planter. Un tiers, c’est quoi?", demande Mohamed Ben Merieme, prof de maths à un gamin, qui hésite.

L’enseignant sourit : "Cette expérience est prétexte à les faire travailler sans qu’ils s’en rendent compte. Ils ont eu des plans à établir et à respecter pour les plantations, on leur a fait calculer le volume de terre à acheter. Apprendre comme ça, dans la vraie vie, c’est tellement plus amusant pour eux". Ils bêchent et ils bûchent…

Elyes, 12 ans, hoche la tête: "C’était passionnant, créatif et instructif". Lui, qui ne connaissait que les tournesols, "les fleurs préférées de (sa) mère" a planté des "plantes bizarres qui vont devenir très belles".

Fin de l’heure de cours en plein air, les collégiens reprennent le chemin de l’école.

 

Mais rien n’est fini, tout commence, défend Anaïs Brochiero, animatrice de l’environnement, qui a porté le projet pour "Graines de fermiers".

Un projet qui va au-delà de conter fleurette, un projet, financé par la Ville et la Métropole, qui veut impliquer chacun. "On invite les habitants à venir nous aider (ce) samedi (aujourd’hui) de 14 heures à 16 heures. Les petits du centre de loisirs viendront la semaine prochaine planter des bulbes… L’idée, c’est que tout le monde participe, que tout le monde se sente concerné".

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