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Usine d'incinération : plus de temps pour bien choisir

Mis à jour le 07/10/2017 à 05:24 Publié le 07/10/2017 à 05:24
Gouvernement et Conseil national réunis pour le budget rectificatif 2017.

Gouvernement et Conseil national réunis pour le budget rectificatif 2017. J.D.

Usine d'incinération : plus de temps pour bien choisir

L'usine actuelle ayant une durée de vie de dix ans encore, ce délai doit permettre de trouver des solutions pour le retraitement des déchets. En 2019, elle cessera de brûler ceux de la Carf

Il ne lâche pas. Jeudi soir, peu après que le président du Conseil national Christophe Steiner ouvre la deuxième séance publique du budget rectificatif de l'État, le sujet est revenu sur l'usine d'incinération. Et dans ce domaine, celui qui ne lâche rien, c'est Jean-Louis Grinda, président de la commission Environnement et Cadre de vie.

Alors certes, l'élu de l'opposition, tête de liste UM pour les prochaines élections nationales, sait se démarquer dans l'hémicycle.

Mais l'usine d'incinération certainement n'est pas un sujet sorti du chapeau en période préélectorale. Loin s'en faut. Il suffit d'ailleurs de savoir que le traitement des déchets génère un tiers des émissions du CO2 de Monaco et que « le pays s'est engagé à réduire de 50 % en 2030 par rapport à 1990 », comme l'a rappelé Marie-Pierre Gramaglia, conseiller de gouvernement ministre de l'Équipement, l'Environnement et l'Urbanisme.

Une technologie « à la pointe »

Alors, si Jean-Louis Grinda continue à regretter le choix du gouvernement pour une usine in situ, il plaide aujourd'hui pour que la technologie à développer soit « à la pointe ». Même position chez Claude Boisson (HM) qui espère « les technologies les plus avancées ». Et le gouvernement, qui était pressé il y a cinq ans en raison d'une usine pensée obsolète dans les quatre ans, explique maintenant qu'il a dix ans devant lui. Un changement de paradigme qui étonne la plupart des conseillers. Ainsi, dans la ligne de Jean-Charles Allavena, Jean-Michel Cucchi (Nouvelle Majorité) souligne : « On entend pas du tout les mêmes choses aujourd'hui que ce que l'on entendait. Je m'étonne que, sur un dossier aussi important, les dernières études permettent de s'apercevoir si tard de la durée de vie de l'usine actuelle. » Un délai rallongé qui aura un coût selon Marie-Pierre Gramaglia, mais Daniel Boéri affirme que « c'est une bonne chose ». Et le doyen des conseillers nationaux poursuit : « On peut avoir un peu le temps de voir avec la région voisine ce qu'on peut faire ensemble. » Voilà une position partagée par Jean-Louis Grinda… Lui rappelle : « Je suis formel : en 2013, cette affaire était réputée comme arbitrée. C'était : circulez il n'y a rien à voir. » Était-ce la raison pour laquelle les Monégasques avaient bien peu entendu parler d'incinération dans les discours politiques de la dernière campagne ?

Toujours est-il que, cinq ans plus tard, la fin de vie de l'usine est estimée à 2027 et, autre information : Monaco va cesser de brûler, en 2019, les déchets de la Carf. Et Marie-Pierre Gramaglia réaffirme : « La France ne veut pas de nos déchets. Elle n'en veut pas. » Mais explique : « Nous travaillons vers une réduction du tonnage des déchets ».

Le conseiller de gouvernement poursuit : « les appels seront lancés avant la fin de l'année appel. Deux possibilités s'offrent aujourd'hui : soit une reconstruction in situ, soit une implantation à proximité, toujours sur le quartier de Fontvieille. Nous sommes actuellement en négociation avec les propriétaires d'un nouvel emplacement. Je ferai un point en séance privée avec vous d'ici la fin de l'année. »

Serge Telle assure : « On cherche les meilleures solutions en terme de localisation et de technologies. » Un ministre d'État qui a d'ailleurs repris le dossier à son arrivée depuis 2016 et dont l'inflexion fut mentionnée et appréciée par Bernard Pasquier (UM) et Jean-Louis Grinda qui note encore : « S'il ne tenait qu'à moi, je solliciterais, dans l'appel d'offres, toutes les technologies sauf l'incinération qui ne rentre ni dans le cadre des accords de Paris ni en accord avec une problématique de santé publique. »


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