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Urgence, défaillances, météo... Pourquoi 800 croisiéristes sont restés bloqués au stade Louis-II à Monaco?

Mis à jour le 30/09/2019 à 07:25 Publié le 30/09/2019 à 07:20
Une longue file a serpenté de la fin d’après-midi jusqu’à la nuit sur le quai Jean-Charles-Rey.

Une longue file a serpenté de la fin d’après-midi jusqu’à la nuit sur le quai Jean-Charles-Rey. DR

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Urgence, défaillances, météo... Pourquoi 800 croisiéristes sont restés bloqués au stade Louis-II à Monaco?

Expérience inédite ce samedi soir pour 800 croisiéristes: les passagers n’ont pas pu regagner leur bateau de croisière, au large de Monaco, en raison de la houle. Ce dimanche, ils ont finalement embarqué à Villefranche-sur-Mer.

Du jamais vu ! Dans la nuit de samedi à dimanche, pas moins de huit cents croisiéristes ont dormi… au stade Louis-II à Monaco, sur des lits d’appoint ou des tapis de gymnastique installés salle Gaston-Médecin par les services de l’État monégasque et une quinzaine de bénévoles de la Croix-Rouge monégasque rejoints par Patrice Cellario, conseiller de gouvernement-ministre pour l’Intérieur. Une nuit à Monaco qui n’est certainement pas celle dont ces touristes, pour la majorité des seniors britanniques, avaient rêvé pour leur escale en Principauté durant le Monaco Yacht Show.

>> RELIRE. 800 croisiéristes contraints de dormir au stade Louis-II dans la nuit de samedi à dimanche à Monaco

« C’était une solution d’urgence. C’est la première fois que nous devons faire face à une telle situation, expliquait ce dimanche matin Patrice Cellario. La décision et les conditions d’accès à bord du navire ne relèvent que du commandant, seul maître à bord de celui-ci. »

Mais de quelle urgence s’agit-il ? Samedi, en fin de journée, quand il fut question de quitter le port de Fontvieille pour regagner le bateau, impossible ! La houle et le vent ont été jugés trop forts, semble-t-il, pour les petites embarcations (des tenders) qui devaient faire la navette entre le port de Fontvieille et le navire en mouillage au large. Une queue s’est rapidement formée entre le quai Jean-Charles-Rey et la capitainerie.

« L’attention des services avait été attirée dans le milieu de l’après-midi sur le délai d’attente des passagers et un contact avait été pris avec l’agent maritime de la compagnie pour le sensibiliser sur ce point, explique le gouvernement princier. Il avait indiqué que les opérations d’embarquement devaient se terminer en début de soirée. Mais en début de soirée, le rythme d’embarquement n’étant pas à la hauteur des besoins et celui-ci ayant été suspendu aux alentours de 20 h/20 h 15, des dispositions ont été prises afin de permettre aux passagers de pouvoir se reposer en attendant que l’embarquement reprenne. Enfin, vers 22 heures, il est apparu que ces opérations ne reprendraient pas durant la nuit. »

Des défaillances ?

Il s’agit maintenant de comprendre comment pareille mésaventure a été possible. Selon nos sources, la situation n’aurait pas été gérée de façon optimale par la compagnie maritime. Les bonnes consignes ont-elles été données ? Le bateau était-il bien positionné ? Y a-t-il eu des défaillances ? « Nous tirerons, bien évidemment, avec les services et les entités concernés, les enseignements de cette affaire, note le gouvernement. Il convient de procéder à une analyse complète des différents éléments et paramètres. »

Car ce qui étonne, c’est que personne ce dimanche n’ait remarqué une météo particulièrement mauvaise. En effet, aucune alerte n’a été envoyée comme les autorités ont l’habitude de le faire pour informer et appeler à la vigilance.

Quoi qu’il en soit, quand l’embarquement des personnes est considéré comme risqué, les bateaux se déplacent généralement jusque dans la baie de Villefranche-sur-Mer qui est plus abritée et les croisiéristes sont transportés par bus ou en train (c’est arrivé cet été encore).

Mais samedi soir, non seulement les 800 passagers n’ont pas pu rejoindre leur bateau après des heures d’attente debout sur le quai, mais ils n’ont pas pu non plus loger à l’hôtel en raison de l’affluence particulière liée au dernier jour du Monaco Yacht Show. Ils ont finalement patienté dans les tribunes de la salle Gaston-Médecin où se déroulait un match de basket qui opposait l’AS Monaco (NM3) à Senas (PNM) en coupe PACA. La belle affaire, ceci étant, pour les basketteurs qui n’avaient jamais vu autant de spectateurs en tribunes ! « Il y avait plus de monde que pour la Roca Team », s’amuse à raconter un spectateur habituel. Les croisiéristes avaient au moins de quoi s’asseoir.

A contrario, ce dimanche matin, il n’y avait plus ni matchs ni spectateurs. Les joueurs, arbitres et entraîneurs qui devaient se retrouver à 9 heures salle Gaston-Médecin pour un match Monaco-Grasse de la ligue PACA basket-ball ont été contraints de rentrer chez eux ou de rebrousser chemin. « À 8 heures, le coach a appris que les matchs de 9 et 11 heures étaient annulés », explique Isabelle Varvello, correspondante du club AS Monaco Basket. Quant aux croisiéristes, ils sont, eux aussi, repartis… vers Villefranche-sur-Mer où leur bateau s’était enfin dirigé.

Offre numérique MM+

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