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Union Monégasque : La minorité, c'est nous

Mis à jour le 21/05/2016 à 05:08 Publié le 21/05/2016 à 05:08
Les trois élus d'Union Monégasque, hier après-midi, ont rencontré la presse pour la première fois depuis le changement de présidence.

Les trois élus d'Union Monégasque, hier après-midi, ont rencontré la presse pour la première fois depuis le changement de présidence. Conseil national

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Union Monégasque : La minorité, c'est nous

Après le changement de présidence au Conseil national, les trois élus d'opposition, qui ont voté pour Christophe Steiner, défendent leur position et gardent leur liberté dans l'assemblée

Jamais avare d'un bon mot, Jean-Louis Grinda ironise : « On a tendance à croire que le dernier chic pour un élu est aujourd'hui de se revendiquer de la minorité. » Première pique d'un bataillon, lancée hier au point presse du groupe Union Monégasque. Les trois élus de l'opposition, après le changement de présidence au Conseil national, ont réaffirmé devant les journalistes leur légitimité d'être la minorité au sein de la Haute assemblée.

« Nous n'avons qu'une théorie, celle des urnes. La minorité est celle qui résulte du choix des électeurs. Et nous sommes cette minorité issue des urnes », rétorque Jean-Louis Grinda. Et Jean-François Robillon embraye : « Ils ont été élus sur un programme commun. Comment peuvent-ils se dire de la minorité avec les mêmes idées ? Si Laurent Nouvion et ses sympathisants veulent devenir une vraie minorité, qu'ils démissionnent et qu'ils provoquent de nouvelles élections. »

« L'ambiance a changé »

Les trois élus UM ont confirmé avoir apporté leur voix et leur soutien à Christophe Steiner lors de l'élection du 27 avril. Prônant le besoin d'un changement de méthode au Conseil national.

« Cette présidence Nouvion a été un échec du début à la fin. Il n'aurait pas dû se représenter, continue Jean-Louis Grinda, qui évoque un climat actuel plus souple. L'ambiance a changé. Nous n'avons rien négocié comme contrepartie pour nos votes, mais aujourd'hui nous sommes considérés. Alors que nous avions été traités comme des chiens pendant 95 % du temps, auparavant, en nous faisant comprendre que l'on n'avait rien à dire. »

Pour Bernard Pasquier, « il y a une intention d'ouvrir les portes ». « C'était un problème de personne, tance Jean-François Robillon. Laurent Nouvion n'est pas compétent, ni digne de la fonction. Il joue la victime, le Calimero monégasque, alors que l'intérêt des compatriotes et de sa propre majorité lui passait au-dessus de la tête. »

Aujourd'hui, le trio UM prône l'action. « Il y a un retard législatif conséquent. En 2011, j'avais fait voter seize textes en une année. Aujourd'hui, à presque mi-chemin de 2016, nous n'en avons voté qu'un », déplore Jean-François Robillon.

Au chapitre des urgences pour l'opposition : la loi sécurité. Mais aussi celle sur le télétravail. « La France, un pays de 60 millions d'habitants avec deux chambres et d'autres préoccupations, a déjà examiné et voté le texte, et nous, nous ne sommes pas capables de tenir les délais, j'ai honte », soupire Bernard Pasquier. Autre texte à l'étude, l'extension en mer. « Nous avons perdu un temps colossal en palabres. Il faut négocier des contreparties pour que les Monégasques sentent l'intérêt de ce projet », lance Jean-Louis Grinda. Pour Bernard Pasquier, la contrepartie passe par une négociation pour la réhabilitation de la bande littorale du quartier du Larvotto, à la charge du promoteur. « Cet espace a besoin d'être rénové et on pourrait alors dire que le projet d'extension en mer a bénéficié à l'amélioration du cadre de vie de Monaco. » Le projet de désaffectation doit être voté fin juin.


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