Une scène culte du "Corniaud" y a été tournée, le poste frontière de Menton sur la RN 7 devient "Lieu de l’Histoire Automobile"

Une plaque de la Fédération française de véhicules d’époque a été apposée, samedi, à la frontière, pour célébrer le début (ou la fin) de la Nationale 7, qui a marqué l’histoire du pays.

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Alice Rousselot Publié le 22/11/2022 à 20:20, mis à jour le 22/11/2022 à 18:57
Elus, membres de l’automobile club de Menton et représentants de la Fédération française de véhicules d’époque étaient présents pour cette pose de plaque, samedi. Photo DR

Chantée par Charles Trénet, immortalisée par des artistes de tout poil, source d’inspiration pour le jeu des Mille bornes, la plus connue des nationales françaises méritait bien un hommage officiel. Qui plus est à Menton, où elle est associée - pour grand nombre de cinéphiles - à une scène culte du Corniaud.

C’est désormais chose faite avec la pose d’une plaque au poste Saint-Louis, samedi, faisant de la RN7 un "lieu de l’histoire automobile". Du nom d’une sorte de label décerné par la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE), qui voit dans ce site une subsistance du mythe de la RN7 - dont le tracé initial a tendance à être fâcheusement oublié aujourd’hui.

"Pour certains, le poste frontière de Menton constitue la fin, mais pour d’autres cela représente aussi, le début de la "Route Nationale 7". Son baptême impérial en 1811, puis royal en 1824 lui confère son chiffre "7", tandis que dans un premier temps, elle s’interrompt à Antibes."

Photo DR.

1ère plaque du département

C’est en 1870, suite au rattachement du comté de Nice à la France, que le titre de "Route Nationale 7" lui est définitivement attribué. Il s’agit de la plus longue route de France (996 km), depuis le parvis de la cathédrale Notre Dame de Paris jusqu’au poste douanier de la frontière italienne de Menton (...) L’apparition des congés payés en 1936, et surtout les "30 glorieuses" lui donnent ses lettres de noblesse. Elle se voit en effet empruntée par des milliers de vacanciers assoiffés de soleil à bord de Citroën 2cv, Renault 4cv, Peugeot 403 (...) Entretenue par l’État via les services des Ponts et Chaussées jusqu’à la loi de décentralisation de 2006, elle perdra alors son titre de route nationale pour devenir une route départementale" peut-on ainsi lire - en français, et en italien - sur la plaque.

 

Apposée en présence d’élus mentonnais, de Jean-Louis Ansaldo, patron de l’automobile club de Menton, et de Régis Dewer, délégué régional Paca de la FFVE. "C’est la 46e plaque que nous inaugurons en tant que lieu remarquable de l’automobile. Et la première dans les Alpes-Maritimes. À ce jour, nous avons recensé 250 lieux remarquables de l’histoire de l’automobile, c’est dire si la France a de quoi raconter!", commentait ce dernier.

La genèse de cet hommage? "C’est une démarche qu’on a menée. On avait connaissance des lieux de l’histoire automobile et on s’est dit: pourquoi pas en poser une à Menton? Le lieu s’est imposé de lui-même: au bout de la route", explique le trésorier de l’automobile club, Philippe Caravelli. Pour qui cette initiative est une belle occasion de parler de Menton.

Une de plus pour le club - fort d’une centaine d’adhérents - qui s’attache déjà à se faire connaître par des événements, et notamment des rassemblements de vieilles voitures. Depuis l’été, une exposition est ainsi proposée un dimanche par mois sur la place d’Armes.

"Avoir une voiture ancienne n’est pas un critère pour adhérer, il s’agit surtout de partager une passion", souligne Philippe Caravelli.

Et c’est bien cette passion automobile qui pourrait inciter les aficionados de toute la France à rouler de plaque en plaque. Jusqu’au poste Saint-Louis.

Les plaques

Consciente que "l’histoire de l’automobile ne se limite pas aux hommes et aux véhicules de tous types, mais s’étend également à des lieux témoins de cette formidable aventure industrielle et sportive", la FFVE a souhaité rendre hommage à ces derniers, et les partager par la pose de plaques dédiées.

"Il peut s’agir de lieux encore existants, ayant conservé ou ayant abandonné leur fonction d’origine, et même des lieux dont il ne subsiste plus qu’un souvenir méritant d’être perpétué. Exemples de lieux à retenir: usines, sièges sociaux, pistes d’essais, circuits de compétitions, garages, hôtels, éléments de signalisation routière…", explique-t-on sur le site de la fédération. Qui en a inauguré 46, à ce jour, dans toute la France.

Ce sont en fait les citoyens - qu’ils soient adhérents de la FFVE ou non - qui sont invités à soumettre des lieux dont la mémoire mériterait d’être célébrée. Une commission est ensuite chargée de sélectionner ceux qui ont grâce à ses yeux.

Pour chaque lieu retenu, une plaque "Lieu de l’Histoire Automobile" est ainsi élaborée et posée lors d’une inauguration officielle. Proposant aux passants un rappel de l’intérêt patrimonial du site.

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