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Une rentrée sous haute surveillance à l'Est des Alpes-Maritimes

Mis à jour le 03/11/2020 à 11:09 Publié le 02/11/2020 à 17:44
Cinquante gendarmes et douze réservistes ont sécurisé cette rentrée dans les établissements scolaires de l'Est azuréen.

Cinquante gendarmes et douze réservistes ont sécurisé cette rentrée dans les établissements scolaires de l'Est azuréen. Photo Jean-François Ottonello

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Une rentrée sous haute surveillance à l'Est des Alpes-Maritimes

"S’il faut que l’on sécurise les établissements scolaires pendant quinze jours ou un mois, on le fera", affirme le chef d’escadron Nicolas Tasset, commandant de la compagnie de gendarmerie de Menton, dans un entretien accordé ce lundi matin devant l'école maternelle de Cap-d'Ail, qui sera rebaptisée "Samuel-Paty".

À l’Est des Alpes-Maritimes, cinquante gendarmes, renforcés par douze réservistes, ont assuré la sécurisation de la rentrée des classes. Le patron de la compagnie de gendarmerie était présent devant l’école maternelle de Cap-d’Ail, que le maire Xavier Beck, avec l’accord de son conseil municipal, entend rebaptiser du nom de Samuel Paty, l’enseignant assassiné et décapité par un terroriste à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), le 16 octobre dernier. L’officier de gendarmerie explique ici que la sécurisation des écoles est aujourd’hui sa priorité numéro 1.

Pourquoi avez-vous choisi de participer à la sécurisation de cette école maternelle ? Parce que la mairie souhaite lui donner le nom de Samuel Paty ?
C’est un choix indépendant de la polémique qui s’est déclenchée pendant les vacances autour de cette volonté du maire. Cette école revêt la même sensibilité que tous les autres établissements scolaires de notre secteur.

Cette rentrée est très particulière…
Effectivement, elle est marquée par un risque terroriste particulièrement prégnant en France et, en particulier, dans notre département. Nous avons donc mis en place un important dispositif de sécurisation des abords des écoles.

Quelle est l’ampleur de ce dispositif ?
Toutes les écoles et tous les collèges du ressort de la compagnie de Menton font l’objet du même dispositif de sécurisation. Sur les vingt-cinq sites de notre secteur, à savoir quatre collèges, dix-sept écoles primaires et quatorze maternelles – certaines écoles sont regroupées –, cinquante militaires de la compagnie sont mobilisés. Il y a du personnel en tenue, mais aussi en civil pour pouvoir travailler en discrétion près des établissements les plus sensibles – parce qu’ils drainent le plus de monde. Ces militaires sont renforcés par douze réservistes qui viennent compléter le dispositif.

Légende 2 : Le chef  d’escadron Nicolas Tasset, commandant de la compagnie de gendarmerie de Menton.
Légende 2 : Le chef d’escadron Nicolas Tasset, commandant de la compagnie de gendarmerie de Menton. Photo Jean-François Ottonello

Et ici, à Cap-d’Ail ?
Deux militaires sont présents sur la place et deux autres devant l’école, en coordination avec un policier municipal et un ASVP (agent de surveillance de la voie publique, ndlr).

Ce dispositif sera-t-il reconduit ?
Il est prévu pour s’inscrire dans le temps. Nous serons présents dans les mêmes proportions tant que la menace sera évaluée comme très forte. Actuellement, la priorité, c’est le risque terroriste. S’il faut que l’on sécurise les établissements scolaires pendant quinze jours ou un mois, on le fera. Pendant ce régime « Vigipirate urgence attentat », la sécurisation des écoles et des édifices religieux est notre priorité. Ce week-end, trente militaires et vingt-cinq réservistes ont été mobilisés sur les messes et cérémonies dans les cimetières, qui se sont déroulées sur le ressort de la compagnie de gendarmerie.

Quel est le but de cette présence aux abords des écoles ?
Il est double. La sécurisation des lieux et une capacité d’intervention, s’il devait y avoir un souci ; mais aussi la possibilité de rassurer les parents d’élèves et le corps enseignant.

Une maman confiait à l’instant avoir peur que cette école s’appelle Samuel Paty. Elle craint que cela en face une cible…
La menace terroriste est diffuse et omniprésente. La recherche de symboles est permanente pour tous ceux qui veulent commettre un tel acte. Une école est un symbole, quelle qu’elle soit. Celle-là, comme les autres. Souvenez-vous que certains établissements ont été rebaptisés du nom du colonel Beltram (1). Aucun d’entre eux n’a ensuite fait l’objet d’une quelconque attaque, ni du moindre tag ou dégradation.

Vous êtes mobilisés aujourd’hui pour sécuriser la rentrée scolaire, mais aussi pour faire respecter les dispositions du confinement…
Clairement, aujourd’hui, la priorité numéro 1 est de s’assurer que la rentrée se passe bien d’un point de vue de la sécurité. La priorité numéro 2 est de veiller à ce qu’elle se déroule dans de bonnes conditions sanitaires. Le temps de regarder avec plus d’attention le volet sanitaire viendra dans les prochains jours.


1. Le colonel Arnaud Beltrame a succombé à ses blessures lors de l’attaque terroriste de Trèbes, dans l’Aude, le 23 mars 2018, au cours de laquelle le gendarme s’était substitué à un otage.

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