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Une presse libre doit l'être aussi financièrement

Mis à jour le 10/01/2019 à 05:16 Publié le 10/01/2019 à 05:16
Autour du président du Conseil national Stéphane Valeri et de la vice-présidente Brigitte Boccone-Pagès, les élus José Badia, Balthazar Seydoux et Thomas Brezzo.

Autour du président du Conseil national Stéphane Valeri et de la vice-présidente Brigitte Boccone-Pagès, les élus José Badia, Balthazar Seydoux et Thomas Brezzo. Cyril Dodergny

Une presse libre doit l'être aussi financièrement

Au cours de ses vœux à la presse locale, le président du Conseil national Stéphane Valeri a insisté sur la nécessité de soutenir les médias dans le respect de la liberté de la presse

De nombreux représentants de la presse locale étaient rassemblés hier matin pour la cérémonie des vœux au Conseil national. Une agréable invitation et l'occasion, pas si fréquente, d'entendre des mots chaleureux à l'endroit des journalistes.

Aux côtés de la vice-présidente Brigitte Boccone-Pagès, des élus José Badia, Balthazar Seydoux et Thomas Brezzo, le président Stéphane Valeri a fait part de son soutien en des termes particulièrement engageants. « Les vœux que je forme pour votre profession sont non seulement sincères, mais me semblent décisifs pour l'avenir. » Dans une profession qui subit une mutation profonde notamment du fait des nouvelles technologies et qui voit son modèle économique fragilisé, les mots ont été attentivement écoutés.

« Il est du devoir du pays de vous soutenir »

« Je crois à une presse pluraliste en Principauté. Vous êtes indispensables à une information diversifiée et équilibrée. Je suis bien conscient que ce pluralisme pourrait être menacé pour différentes raisons dont la question du financement qui reste évidemment cruciale. Croyez bien que sur ce point aussi, vous trouverez le Conseil national à vos côtés. La pérennité de vos supports de presse est indispensable, pour que chacun puisse être justement informé de ce qui se passe dans son propre pays, pour que les opinions de tous soient librement exprimées, enfin pour que votre liberté de commentaire ne soit pas entravée. »

Comme la quasi-totalité des journaux en France, les médias de la Principauté ne sont pas subventionnés. Mais la publicité - et entre autres la communication institutionnelle - participe à leur financement. C'est conscient de cette logique économique que Stéphane Valeri, qui comprend peut-être d'autant plus le secteur qu'il fut lui-même et durant très longtemps à la tête d'une entreprise de communication, a insisté sur la nécessité de contribuer au maintien de la presse.

« Une presse libre doit l'être aussi financièrement. Et nous comprenons que compte tenu du bassin d'audience, il est du devoir du pays de vous soutenir pour contribuer à garantir votre continuité économique. Concrètement, nous serons vigilants pour que le soutien historique de l'État continue et soit, si besoin, renforcé. »

Et le président du Conseil national dit être prêt à défendre les médias. Des mots jusque-là jamais entendus chez les élus (mais, soyons honnêtes, peut-être n'avons-nous pas toujours tout entendu).

Stéphane Valeri poursuit : « Dans le cadre des prérogatives liées au vote de la loi de budget 2020, nous allons travailler à revaloriser l'enveloppe consacrée au soutien publicitaire dans la presse et veiller à ce qu'elle soit répartie de la manière la plus équitable entre les médias professionnels et légitimes. »

Le Conseil national vient donc de s'engager de façon appuyée. Le message aura-t-il un écho lors des vœux du ministre d'État le 15 janvier prochain ?


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